Il dis­cré­dite une or­ga­ni­sa­tion qu’il a lui-même créée

Le Journal de Montreal - - ACTUALITÉS -

L’énon­cé

« Ai-je be­soin de rap­pe­ler que l’UPAC est sous en­quête ? Que dans l’af­faire Guy Ouel­lette, elle a écrit des af­fi­da­vits pour les­quels elle a été to­ta­le­ment dis­cré­di­tée ? Que le di­rec­teur gé­né­ral de l’UPAC (Ro­bert La­fre­nière) a dé­mis­sion­né le jour de l’élec­tion [...] Alors, les al­lé­ga­tions d’af­fi­da­vit, vous n’al­lez pas me blâ­mer si je prends ça avec un grain de sel. »

Les faits

Jean Cha­rest s’est at­ta­qué à la cré­di­bi­li­té de l’Uni­té per­ma­nente an­ti­cor­rup­tion (UPAC) et de son an­cien pa­tron Ro­bert La­fre­nière.

Jus­qu’à ce jour, il avait pour­tant tou­jours dé­fen­du vi­gou­reu­se­ment cette or­ga­ni­sa­tion, créée par son gou­ver­ne­ment.

Lors d’un point de presse à l’hô­tel du Par­le­ment le 30 sep­tembre 2011, Jean Cha­rest avait van­té le tra­vail de l’UPAC et de son di­rec­teur, lui aus­si nom­mé par son gou­ver­ne­ment.

« J’ai confiance en l’UPAC, j’ai confiance en M. La­fre­nière qui est un homme d’ex­pé­rience avec une équipe nom­breuse. Ils ont des res­sources très im­por­tantes pour faire leur tra­vail […] Rap­pe­lons-nous, on a fait sou­vent ré­fé­rence à l’opé­ra­tion Car­ca­jou qui vi­sait les mo­tards cri­mi­na­li­sés. C’est un tra­vail qui est dif­fi­cile, le ni­veau de dif­fi­cul­té est éle­vé, comme c’est le cas de l’UPAC. Et il faut don­ner la chance à ces gens-là de faire le tra­vail, puis ils le font », avait af­fir­mé Jean Cha­rest.

Plus tard dans le même point de presse, l’ex-pre­mier mi­nistre ajou­tait que ceux qui ont des in­for­ma­tions ont la res­pon­sa­bi­li­té de les trans­mettre à l’UPAC. « À ceux qui ont le de­voir d’en­quê­ter là-des­sus pour qu’ils puissent agir. C’est ce que nous vou­lons. Nous vou­lons que les gens agissent, et ça a été fait pour cette rai­son-là. »

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