Les Van­cou­ver

Le Journal de Montreal - - ACTUALITÉS - MI­CHEL BEAUDRY mi­[email protected]­be­cor­me­dia.com

J’au­rais ai­mé ça être là, au 18e siècle, lorsque des fon­da­teurs de la Co­lom­bie-Bri­tan­nique ont dé­ci­dé que la der­nière grande île à l’ouest du pays s’ap­pel­le­rait Van­cou­ver en l’hon­neur de George Van­cou­ver, un na­vi­ga­teur du Pa­ci­fique qui n’avait pas peur de la vague.

Quelques an­nées plus tard, lorsque d’autres grands pen­seurs ont fon­dé la der­nière grande ville à l’ouest, ils ont dé­ci­dé de l’ap­pe­ler… Van­cou­ver. Ben voyons donc ! Étaient-ils en bois­son ? Pas à des ki­lo­mètres l’une de l’autre, juste une à cô­té de l’autre. L’île et la ville de Van­cou­ver sont à une dis­tance de 40 km. Y avait-il une pé­nu­rie de noms dans ce temps-là ? Deux en­droits où les pos­tiers ont dû sou­vent se grat­ter la tête.

D’ailleurs, en choi­sis­sant d’al­ler s’éta­blir à Vic­to­ria, sur l’île de Van­cou­ver, je me de­mande si Me­ghan et Har­ry réa­lisent bien qu’ils ne se­ront pas dans la ville de Van­cou­ver. Qu’ils de­vront faire une heure et de­mie de tra­ver­sier chaque fois pour al­ler ma­ga­si­ner ou sor­tir en boîte lorsque du monde or­di­naire ils se­ront de­ve­nus.

Vic­to­ria, qui est belle pour ses grands jar­dins et ses to­tems, n’est peut-être pas la bonne place pour quit­ter sa vie de tan­guy royal et éle­ver des en­fants, mais les pa­pa­raz­zis vont s’écoeu­rer, c’est cer­tain.

LE COEUR LÉ­GER

Il faut nous don­ner ce qui nous re­vient. Nous nous sommes bi­gre­ment amé­lio­rés sur les ré­seaux so­ciaux. La rage au cla­vier a agréa­ble­ment ra­mol­li et Fa­ce­book, no­tam­ment, est de­ve­nu da­van­tage un ou­til d’in­for­ma­tion, si­non de plai­sir. Les fake news sont en sé­rieuse perte de vi­tesse. Bien sûr, il y a des opi­nions utiles, mais avons-nous be­soin de haine sup­plé­men­taire ? Est-ce vrai­ment im­por­tant que 150 per­sonnes pi­cossent sur un même su­jet sur le­quel nous n’avons au­cun contrôle ?

Tant qu’à écrire, pour­quoi ne pas écrire de belles pen­sées ou car­ré­ment de bonnes blagues ? Plu­sieurs l’ont com­pris. Pas be­soin de ra­jou­ter des nuages gris dans le por­trait, on en a as­sez. J’adore suivre en textes et en pho­tos des amis qui sont en voyage.

Mais oui, mon­trez-les, vos en­fants, vos chats, vos fleurs, votre pâ­té chi­nois, votre char et votre mo­to. Il n’y a au­cun mal à ça. Ne soyez pas ti­mides, même si vous faites des fautes, ce n’est pas grave. Plus vous écri­rez, plus vous vous amé­lio­re­rez.

On n’a ja­mais eu au­tant la chance de s’ex­pri­mer, ne man­quez pas ça et par­tez du bon bord, du cô­té po­si­tif, joyeux. Le coeur lé­ger, ça vous va tel­le­ment bien !

DANS LE TAS

Jean Cha­rest a presque ci­té Re­né Lé­vesque : « Si je vous ai bien com­pris, vous me dites : y’au­ra pas de pro­chaine fois ! »

Hier ma­tin, Pé­lo s’est ré­veillé avec 3 bou­tons dans le front. Il pense qu’il fait de l’ac­né du som­meil.

Spé­cial vé­gane pour le Su­per Bowl : les ailes de brocoli se­ront à 25 cennes ! (La Cage)

Les joueurs du Ca­na­dien iront voir le match du Su­per Bowl Shea We­ber.

Le res­pon­sable des mis­siles en Iran a dé­ci­dé de chan­ger son vieil in­ter­com.

La barbe de Jus­tin Tru­deau, c’est-tu une vraie ?

AH OUI !

Vous êtes-vous en­nuyés ? Ja­mais au­tant que moi. Je suis su­per heu­reux de vous re­trou­ver. Je sais qu’il est tard pour vous souhaiter une bonne, heu­reuse et saine an­née, mais j’in­siste.

De­main, on se re­trouve dans la sec­tion Sport. Je suis un homme très « ver­tile ».

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