« Je suis content et sou­la­gé »

Le film de Phi­lippe Fa­lar­deau se­ra pré­sen­té en ou­ver­ture de la Berlinale

Le Journal de Montreal - - JM SAMEDI - MAXIME DE­MERS Le Jour­nal de Mon­tréal

Phi­lippe Fa­lar­deau au­ra l’hon­neur d’ou­vrir le 70e Fes­ti­val de Ber­lin le 20 fé­vrier pro­chain, en y pré­sen­tant en pre­mière mon­diale son nou­veau film, My Sa­lin­ger Year.

Ce se­ra la pre­mière fois qu’un film qué­bé­cois est pro­je­té en ou­ver­ture du pres­ti­gieux fes­ti­val ber­li­nois. La Berlinale est consi­dé­rée comme un des plus im­por­tants fes­ti­vals de ci­né­ma au monde, avec ceux de Cannes et de Ve­nise.

« Je suis content, sou­la­gé et ho­no­ré ! » a ré­agi hier Phi­lippe Fa­lar­deau en en­tre­vue au Jour­nal.

« Et je re­çois cet hon­neur avec beau­coup d’hu­mi­li­té. Je sais par ex­pé­rience que ce genre de chose ne se re­pro­duit pas deux fois dans une vie. »

Fa­lar­deau dit avoir ap­pris la bonne nou­velle il y a une di­zaine de jours : « Je sa­vais de­puis la mi-dé­cembre que mon film avait été sé­lec­tion­né à Ber­lin, mais je pen­sais qu’il se­rait pré­sen­té dans une nou­velle sec­tion in­ti­tu­lée Ga­la, in­dique le réa­li­sa­teur de Mon­sieur Laz­har et Con­go­ra­ma. Mais quand mon pro­duc­teur m’a ap­pe­lé il y a dix jours pour me dire que les pro­gram­ma­teurs nous of­fraient la soi­rée d’ou­ver­ture, je n’y ai pas cru sur le coup. Je ne me­su­rais pas l’am­pleur de la chose. En rac­cro­chant, je suis al­lé sur in­ter­net et je suis al­lé voir les films d’ou­ver­ture de Ber­lin des der­nières an­nées, et c’est là que je me suis ren­du compte à quel point c’était gros. J’ai po­gné de quoi ! »

Comme de fait, la liste des films qui ont ou­vert la Berlinale au cours des der­nières an­nées est as­sez im­pres­sion­nante : L’île aux chiens, de Wes An­der­son, L’Hô­tel

Grand Bu­da­pest, du même An­der­son, Ave, Cé­sar ! ,des frères Coen, pour n’en nom­mer que quelques-uns.

UN BEAU TREM­PLIN

Fa­lar­deau, un ha­bi­tué des grands fes­ti­vals in­ter­na­tio­naux, en se­ra à sa se­conde ex­pé­rience à la Berlinale, où il avait dé­jà pré­sen­té son film C’est pas moi, je le jure ! en 2009 : « Ayant été à Ber­lin avec C’est pas moi, je le jure !, je sais à quel point ça peut avoir un gros im­pact sur la car­rière d’un film. C’est pas moi, je le jure ! avait fait le tour du monde pen­dant 18 mois après son pas­sage à la Berlinale. »

My Sa­lin­ger Year, une adap­ta­tion du ro­man du même titre de l’au­teure amé­ri­caine Joan­na Smith Ra­koff, réunit à l’écran les ac­trices amé­ri­caines Mar­ga­ret Qual­ley et Si­gour­ney Wea­ver. Cam­pé dans le New York lit­té­raire des an­nées 1990, le film ra­conte l’his­toire d’une jeune femme (Qual­ley) qui se dé­niche un bou­lot comme as­sis­tante d’une agente lit­té­raire à fort ca­rac­tère (Wea­ver) qui gère la car­rière du cé­lèbre écri­vain J.D. Sa­lin­ger.

« La sé­lec­tion à Ber­lin m’a sou­la­gé parce que j’ai le nez col­lé sur ce film de­puis des an­nées, et je ne sa­vais plus trop quoi en pen­ser, confie-t-il. C’est sûr que la bonne nou­velle d’au­jourd’hui va­lide en quelque sorte le tra­vail qu’on a fait. »

La 70e Berlinale au­ra lieu du 20 fé­vrier au 1er mars. My Sa­lin­ger Year pren­dra l’af­fiche au Qué­bec plus tard cette an­née.

PHO­TOS COUR­TOI­SIE

L’ac­trice amé­ri­caine Si­gour­ney Wea­ver dans une scène de My Sa­lin­ger Year, troi­sième film an­glo­phone de Phi­lippe Fa­lar­deau.

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