Un autre cas ex­trême de lo­gis dé­mo­li et in­ha­bi­table

Le pro­prié­taire es­time de­voir dé­bour­ser en­vi­ron 50 000 $ pour ré­pa­rer le tout

Le Journal de Montreal - - ACTUALITÉS -

AGENCE QMI | Un pro­prié­taire de Québec a pu ré­cu­pé­rer son ap­par­te­ment, trois mois après avoir en­tre­pris de se dé­bar­ras­ser d’un mau­vais lo­ca­taire qui au­rait sac­ca­gé les lieux et lais­sé un vé­ri­table fouillis.

« On ne s’at­tend pas à ça. Il y a l’odeur des ex­cré­ments aus­si. Il y a eu deux pit­bulls en­fer­més ici pen­dant trois mois », a ra­con­té Dany Gi­rard.

Ces images rap­pellent celles d’une mai­son de Saint-Ca­lixte, dans La­nau­dière, qui a été com­plè­te­ment ra­va­gée par sa lo­ca­taire. Des murs, des plan­chers, des pla­fonds avaient no­tam­ment été ar­ra­chés.

Mar­di der­nier, la femme a fi­na­le­ment été ex­pul­sée par un huis­sier et la Sû­re­té du Québec après de longues se­maines d’at­tente.

M. Gi­rard est sous le choc de­puis qu’il a fran­chi le cadre de la porte d’en­trée du lo­ge­ment, au­jourd’hui in­ha­bi­table. Il l’a loué à un homme pen­dant quatre ans. Il de­vra dé­bour­ser des di­zaines de mil­liers de dol­lars avant de pou­voir re­mettre l’uni­té sur le mar­ché.

« On est très sur­pris », a-t-il dit hier à TVA Nou­velles.

On re­trouve à plu­sieurs en­droits de la vais­selle sale, de vieux ob­jets en­com­brés, de la nour­ri­ture et des mouches.

RIEN DE­PUIS SEP­TEMBRE

L’état des lieux donne des in­dices sur l’in­oc­cu­pa­tion du lo­ge­ment, qui semble re­mon­ter à quelques mois dé­jà.

Se­lon M. Gi­rard, le lo­ca­taire se­rait par­ti il y a quelque temps. Il ne re­ce­vait plus de nou­velles de l’homme de­puis le mois de sep­tembre.

« Consi­dé­rant qu’il fau­dra vi­der le loyer et le ré­no­ver, on parle de mon­tants qui tournent au­tour de 40 000 ou 50 000 $ », a in­di­qué M. Gi­rard.

Il es­time que 10 000 $ se­ront né­ces­saires uni­que­ment pour net­toyer l’ap­par­te­ment.

« Après, il faut tout re­cons­truire. Je n’ai pas d’autre choix que de tout chan­ger : les ar­moires, la cui­sine (les comp­toirs sont bri­sés)... Je n’au­rai d’autre op­tion que de tout ar­ra­cher, comme le bas des murs qui sont mar­qués à l’urine de chien », s’est dé­so­lé M. Gi­rard.

DES DÉ­LAIS DÉRAISONNA­BLES ?

Le pro­prié­taire dé­nonce les dé­lais et la bu­reau­cra­tie aux­quels se butent les pro­prié­taires aux prises avec des lo­ca­taires pro­blé­ma­tiques.

« Si on pou­vait pro­cé­der plus ra­pi­de­ment dans le mois consi­dé­ré, ce se­rait plus ef­fi­cace. Mal­heu­reu­se­ment, on doit at­tendre les dé­ci­sions [de la Ré­gie du lo­ge­ment], il faut ap­pe­ler la SPA lors­qu’il y a des ani­maux, re­tour­ner chez l’huis­sier et at­tendre les pro­cé­dures don­nées par le pa­lais de jus­tice. C’est très long et oné­reux », a-t-il dé­non­cé.

CAPTURES D’ÉCRAN TVA NOU­VELLES

À l’in­té­rieur du lo­ge­ment, il y avait de la nour­ri­ture, de l’urine d’ani­maux, des ex­cré­ments en plus des portes et ca­drages ar­ra­chés.

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