Thier­ry Hen­ry a vite ap­pris

Le nou­vel en­traî­neur de l’Im­pact a fait ses de­voirs au su­jet de Mon­tréal

Le Journal de Montreal - - SPORTS - Dave Lévesque DLe­ves­queJDM

OR­LAN­DO | Thier­ry Hen­ry est comme un pois­son dans l’eau quand il est sur un ter­rain de soccer, il est dans son élé­ment et ça pa­raît d’em­blée. Il l’est tout au­tant quand vient le temps de s’as­seoir et de dis­cu­ter.

Le re­pré­sen­tant du Jour­nal s’est assis avec le nou­vel en­traî­neur de l’Im­pact, plus tôt cette se­maine, pour une ren­contre qui s’est avé­rée sym­pa­thique et en­ri­chis­sante.

Hen­ry se pré­sente dans le lob­by de l’hôtel et prend place dans un fau­teuil. La ren­contre doit en prin­cipe du­rer une quin­zaine de mi­nutes puisque son ho­raire est char­gé.

Quand l’en­tre­vue se ter­mine, l’an­cien in­ter­na­tio­nal fran­çais a pas­sé près d’une tren­taine de mi­nutes avec nous. Presque le double du temps pré­vu et il s’est mon­tré gé­né­reux et af­fable. Et il prend en­suite le temps de po­ser avec des gens qui l’ont re­con­nu.

UN PONT

Lors de la confé­rence de presse qui a sui­vi son em­bauche, Thier­ry Hen­ry n’a pas lé­si­né pour pro­cla­mer son amour de Mon­tréal et il était sin­cère.

« Mon­tréal est une ville que j’ai vite ai­mée, avoue-t-il. C’est le pont par­fait entre l’Eu­rope et l’Amé­rique du Nord. C’est la ville la plus eu­ro­péenne de ce cô­té de l’At­lan­tique. C’est un mi­lieu de vie unique où on re­trouve la to­lé­rance et l’ac­cep­ta­tion. »

Et comme c’est un homme qui ne laisse rien au ha­sard, il a fait ses de­voirs et il s’est as­su­ré de com­prendre le mi­lieu dans le­quel il se trans­plan­tait, que ce soit sur le plan cultu­rel ou spor­tif.

« L’Im­pact est une équipe qui est à l’image de la ville avec des joueurs qui viennent de par­tout dans le monde et qui parlent plu­sieurs langues dif­fé­rentes. »

« C’est un gros mé­lange cultu­rel comme Mon­tréal qui s’est bâ­tie avec les fran­co­phones, les An­glais, les Écos­sais, les Ir­lan­dais et les gens qui ont en­suite im­mi­gré de par­tout dans le monde. »

UN AMI

Comme la com­mu­ni­ca­tion et les re­la­tions in­ter­per­son­nelles semblent être im­por­tantes pour lui, on ne se sur­prend pas de voir la com­po­si­tion de son per­son­nel d’en­traî­neurs.

De l’an pas­sé, il a conser­vé l’en­traî­neur des gar­diens de but, Ré­my Ver­coutre, et l’ad­joint Wil­fried Nan­cy, qui « pos­sède une tonne d’ex­pé­rience en

MLS ».

Il a éga­le­ment re­cru­té son com­plice à Mo­na­co et chez les jeunes à l’Ar­se­nal, Kwame Am­pa­du, de même que le pré­pa­ra­teur phy­sique Jules Gué­guen, qui a ter­mi­né la sai­son der­nière avec la pre­mière équipe et qui est un pro­duit de l’Aca­dé­mie de l’Im­pact.

Mais il était sur­tout évident pour lui que Pa­trice Ber­nier, qui a lui aus­si ter­mi­né la sai­son aux cô­tés de Wil­mer Cabrera l’an pas­sé, se­rait son bras droit.

« Pa­trice est un ami, nous nous sommes vite bien en­ten­dus quand on s’est cô­toyé lors du match des étoiles, en 2013, et nous étions en­core en contact, on s’ap­pe­lait de temps en temps. »

COM­MU­NI­CA­TION

Ain­si, la com­mu­ni­ca­tion est la base des mé­thodes em­ployées par Thier­ry Hen­ry et son per­son­nel.

« C’est im­por­tant la com­mu­ni­ca­tion si on veut bien tra­vailler, in­siste-t-il. Cha­cun de nous, que ce soit Pa­trice, Wil­fried, Kwame ou Ré­my, nous avons joué, nous ap­por­tons cha­cun notre cou­leur. »

« Nous fai­sons des in­ter­ven­tions dif­fé­rentes et pas tou­jours au même mo­ment. On ne veut pas que ce soit tou­jours le même qui aille voir un joueur, afin qu’il ait des opi­nions dif­fé­rentes. »

Il a éga­le­ment ex­pli­qué le genre d’équipe qu’il dé­sire di­ri­ger, soit une for­ma­tion qui va te­nir le bal­lon et qui va sur­tout tra­vailler sans re­lâche.

« Je veux que mon équipe soit en pos­ses­sion, mais je veux sur­tout qu’elle soit ca­pable de s’adap­ter au rythme du match. »

« Les joueurs doivent pou­voir contrô­ler le bal­lon et, s’ils ne le font pas, il faut qu’ils s’af­fairent à le re­prendre et à en­le­ver le rythme à l’autre équipe. »

SYM­PHO­NIE

Ce qu’il ne veut pas, ce sont des joueurs qui sortent trop du cadre. Il dé­sire voir une for­ma­tion unie qui sera au dia­pa­son. Les er­reurs se­ront to­lé­rées si elles sont com­mises en jouant se­lon les prin­cipes éta­blis.

« Le jeu est ba­sé sur les er­reurs, la plu­part des buts se marquent sur des er­reurs à part quand il s’agit d’une belle frappe bien ca­drée. »

« Je suis prêt à vivre avec les er­reurs pour­vu qu’elles soient com­mises en jouant se­lon le plan éta­bli et qu’elles ne sortent pas du cadre. »

C’est donc un peu comme une sym­pho­nie. Tout le monde joue sa par­ti­tion et il y a par­fois un so­liste qui s’in­tègre dans cette par­ti­tion.

En Thier­ry Hen­ry, l’Im­pact tient pos­si­ble­ment un chef d’or­chestre de grand ta­lent qui est prêt à éclore lors d’une longue tour­née.

PHO­TO COURTOISIE

Thier­ry Hen­ry en est à son pre­mier camp d’en­traî­ne­ment à la tête de l’Im­pact.

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