Le pré­sident du syn­di­cat sus­pen­du pour in­ti­mi­da­tion

Le Journal de Montreal - - ACTUALITÉS - GUILLAUME PEL­LE­TIER

Le pré­sident du Syn­di­cat du trans­port de Mon­tréal, Glea­son Fre­nette, a été sus­pen­du de son poste d’em­ployé à la So­cié­té de trans­port de Mon­tréal (STM) pour avoir com­mis de l’in­ti­mi­da­tion.

M. Fre­nette a été sus­pen­du huit jours sans solde pour des actes de vio­lence ver­bale ré­pé­tée à l’égard de dif­fé­rents membres de l’or­ga­ni­sa­tion, a confir­mé au jour­nal 24 Heures le di­rec­teur exé­cu­tif des res­sources hu­maines de la STM, Alain Brière.

AVERTISSEM­ENTS

Ce­lui-ci a ajou­té que M. Fre­nette avait re­çu des avertissem­ents écrits avant sa sus­pen­sion et a rap­pe­lé que la STM a une po­li­tique de to­lé­rance zé­ro en ma­tière d’in­ti­mi­da­tion.

« Ce n’est pas parce qu’il est pré­sident du syn­di­cat [qu’il est sus­pen­du], c’est la même po­li­tique pour les 10 000 em­ployés de la STM », a sou­li­gné M. Brière.

M. Fre­nette n’a pas vou­lu com­men­ter la si­tua­tion hier. Cette sus­pen­sion ne l’em­pêche pas d’exer­cer son rôle de pré­sident du syn­di­cat.

Lors de la pé­riode de ques­tions au con­seil mu­ni­ci­pal lun­di, le conseiller in­dé­pen­dant du dis­trict de Snow­don,

Mar­vin Ro­trand, a in­di­qué que le syn­di­cat croit que cette sus­pen­sion est une re­vanche de la part de la STM puis­qu’un grief est émis chaque fois qu’un au­to­bus est en­voyé au pri­vé pour se faire ré­pa­rer.

Le vice-pré­sident du con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion de la STM et conseiller mu­ni­ci­pal Craig Sau­vé lui a ré­pon­du que M. Fre­nette a bien été sus­pen­du de son poste d’em­ployé pour in­ti­mi­da­tion, et a men­tion­né que l’or­ga­ni­sa­tion ne vou­lait pas pri­va­ti­ser l’en­tre­tien.

« La STM em­bauche plus de gens à l’en­tre­tien pré­sen­te­ment pour avoir plus de ca­pa­ci­té, on n’est pas en ré­duc­tion de l’ef­fec­tif à l’en­tre­tien, on est en crois­sance », a-t-il dit.

LE TON MONTE

Lors de la der­nière ren­contre du con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion de la STM en dé­cembre, M. Fre­nette, qui re­pré­sente les em­ployés d’en­tre­tien, avait fait, pen­dant la pé­riode de ques­tions, une al­lo­cu­tion très cri­tique pour pré­ci­ser les rai­sons qui ex­pli­quaient se­lon lui le manque d’au­to­bus dans la flotte de la STM, évo­quant prin­ci­pa­le­ment une mau­vaise or­ga­ni­sa­tion du tra­vail.

Le ton avait mon­té lorsque M. Fre­nette a de­man­dé pu­bli­que­ment au pré­sident du con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion de la STM, Phi­lippe Sch­nobb, s’il avait tou­jours confiance en­vers son co­mi­té de di­rec­tion.

Il n’est tou­te­fois pas pos­sible de sa­voir si cet évé­ne­ment avait un lien avec la sus­pen­sion.

GLEA­SON FRE­NETTE Sus­pen­du

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