Le co­ro­na­vi­rus conta­mine les Bourses

Les titres des mul­ti­na­tio­nales les plus pré­sentes en Chine en forte baisse hier

Le Journal de Montreal - - ARGENT -

NEW YORK | (AFP) La Bourse de New York a fi­ni net­te­ment dans le rouge hier, les in­ves­tis­seurs ma­ni­fes­tant leur pré­oc­cu­pa­tion gran­dis­sante face à la pro­pa­ga­tion du co­ro­na­vi­rus et à ses éven­tuelles consé­quences sur la crois­sance mon­diale.

Son in­dice ve­dette, le Dow Jones In­dus­trial Ave­rage, a cé­dé 1,57 % pour fi­nir à 28 535,80 points. Le S&P 500, qui re­pré­sente les 500 plus grandes en­tre­prises de Wall Street, a lui aus­si per­du 1,57 % à 3243,63 points. Il s’agit de la plus lourde perte à la clô­ture pour les deux in­dices de­puis oc­tobre. Le Nasdaq, à forte co­lo­ra­tion tech­no­lo­gique, a éga­le­ment re­cu­lé de 1,89 % à 9139,31 points, en­re­gis­trant sa plus forte baisse de­puis août.

Le nou­veau vi­rus ve­nu de Chine avait dé­jà af­fec­té la place new-yor­kaise la se­maine der­nière, mais les craintes d’une pro­pa­ga­tion à grande échelle ont fait re­cu­ler Wall Street plus lour­de­ment hier.

« L’in­ten­si­fi­ca­tion du phé­no­mène cause plus d’in­cer­ti­tudes », ex­plique Art Ho­gan de Na­tio­nal.

« Ce­la me pa­raît lo­gique, sur­tout parce que les sec­teurs qui pour­raient être af­fec­tés par un ra­len­tis­se­ment de l’éco­no­mie mon­diale sont ceux qui ont le plus souf­fert », pour­suit l’ex­pert.

Les com­pa­gnies aé­riennes ont en ef­fet ac­cu­sé des pertes no­tables à Wall Street : Ame­ri­can Air­lines a chu­té de 5,54 %, Del­ta de 3,37 % et Uni­ted Air­lines de 5,21 %.

LE SEC­TEUR DU VOYAGE AF­FEC­TÉ

Les agences de voyages ont éga­le­ment pâ­ti du ren­for­ce­ment du cli­mat d’an­xié­té : Ex­pe­dia a bais­sé de 2,73 %, Boo­king de 2,75 % et le spé­cia­liste des croi­sières Car­ni­val de 4,73 %.

D’autres grands noms de la Bourse new-yor­kaise, dont une par­tie im­por­tante de la pro­duc­tion est ba­sée en Chine, ont éga­le­ment vu leur ac­tion perdre du ter­rain, comme Apple (-2,94 %) et Nike (-1,75 %).

Signe de l’in­té­rêt des in­ves­tis­seurs pour les ac­tifs ju­gés moins ris­qués, le taux à 10 ans sur la dette amé­ri­caine, qui avait dé­jà beau­coup bais­sé la se­maine der­nière, re­cu­lait en­core, évo­luant à 1,598 % en fin d’après-mi­di, hier, contre 1,684 % à la clô­ture ven­dre­di.

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