Le fran­çais à l’hon­neur

Les Alouettes comp­te­ront sur quatre en­traî­neurs fran­co­phones en 2020

Le Journal de Montreal - - SPORTS - Ma­thieu Boulay MBou­layJDM

Lors de ses pre­miers pas comme en­traî­neur-chef des Alouettes, Kha­ri Jones n’a pas hé­si­té à s’im­pré­gner de la culture mont­réa­laise. Il a com­pris plu­sieurs choses im­por­tantes de son nou­veau mar­ché. On a pu le consta­ter lors du dé­voi­le­ment de son groupe d’en­traî­neurs pour la sai­son 2020 où l’on re­trou­ve­ra quatre fran­co­phones.

C’est un grand pas en avant qui vient d’être fran­chi par rap­port aux autres sai­sons. Et ça n’a au­cun rap­port avec les no­mi­na­tions de Dan­ny Ma­cio­cia comme di­rec­teur gé­né­ral et Ma­rio Cec­chi­ni. Jones avait com­plé­té son groupe avant leurs em­bauches.

Tout d’abord, An­dré Bolduc se­ra en­traî­neur des de­mis of­fen­sifs et ad­joint à l’en­traî­neur-chef. Le nou­veau res­pon­sable de la ligne à l’at­taque, Mar­cel Bel­le­feuille, qui est ori­gi­naire d’Ot­ta­wa, est ca­pable de s’ex­pri­mer en fran­çais. Son ad­joint Luc Bro­deur-Jour­dain est un Qué­bé­cois fran­co­phone tout comme Vincent Nar­donne qui est ad­joint au co­or­don­na­teur dé­fen­sif Bob Slo­wik.

L’en­traî­neur Kha­ri Jones a même confir­mé à l’au­teur de ces lignes qu’il est en train d’ap­prendre le fran­çais.

« Je me suis ins­crit sur le site Duo­lin­go sur le­quel tu peux ap­prendre plu­sieurs langues, dont le fran­çais, a-t-il men­tion­né. Je peux aus­si comp­ter sur la pré­sence de plu­sieurs fran­co­phones au sein de mon groupe d’en­traî­neurs. »

« Ils pour­ront me cor­ri­ger lorsque je vou­drai com­mu­ni­quer dans cette langue. C’est l’un de mes ob­jec­tifs du­rant la sai­son morte. Je veux pas­ser une heure par jour à ap­prendre des mots et des phrases com­plètes. J’ai­me­rais être as­sez confor­table pour pou­voir li­vrer des mes­sages. »

GROUPE UNI

L’an der­nier, Jones a fait de pe­tits mi­racles alors qu’il a été nom­mé seule­ment deux se­maines avant le dé­but de la sai­son. La si­tua­tion se­ra dif­fé­rente en 2020 alors qu’il au­ra plu­sieurs mois pour se pré­pa­rer au ca­len­drier ré­gu­lier.

De plus, il au­ra des hommes de confiance au­tour de lui dès le dé­part.

« Le mot qui ré­sume bien notre groupe, c’est “uni­té”, a in­di­qué Jones. Je crois que nous de­meu­re­rons unis même si l’on connaît des mo­ments dif­fi­ciles comme on l’a fait l’an der­nier.

« Si on de­meure unis, ce se­ra dif­fi­cile pour les joueurs de ne pas l’être. »

PO­LY­VA­LENCE

Au cours des der­nières an­nées, la Ligue ca­na­dienne a res­ser­ré sa ré­gle­men­ta­tion au ni­veau des opé­ra­tions foot­ball de ses équipes.

Celles-ci peuvent seule­ment avoir 11 en­traî­neurs sous contrat.

« C’est vrai qu’il faut être plus créa­tif dans nos em­bauches. Les can­di­dats doivent être plus po­ly­va­lents que dans le pas­sé, a sou­li­gné Kha­ri Jones. Par exemple, j’ai ame­né Bar­ron Miles qui peut s’oc­cu­per des de­mis dé­fen­sifs, mais aus­si contrer le jeu aé­rien ad­verse.

« C’est la même chose pour Mar­cel Bel­le­feuille qui a oc­cu­pé tous les postes pos­sibles à l’at­taque. Il peut tout faire. Il peut voir les choses avec une pers­pec­tive dif­fé­rente de la mienne. »

PHOTO MAR­TIN ALARIE

L’en­traî­neur-chef des Alouettes Kha­ri Jones a pré­sen­té son nou­veau groupe d’en­traî­neurs qui compte quatre fran­co­phones, hier à Mon­tréal.

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