La fo­lie Laurent Du­ver­nayTar­dif s’em­pare du Qué­bec

Dif­fi­cile de trou­ver des vê­te­ments au nom du nu­mé­ro 76 des Chiefs de Kan­sas Ci­ty

Le Journal de Montreal - - ACTUALITÉS - CÉDÉRICK CA­RON Le Jour­nal de Mon­tréal

La fré­né­sie en­tou­rant la par­ti­ci­pa­tion de Laurent Du­ver­nay-Tar­dif au Su­per Bowl de­main est telle que bien des bou­tiques du Qué­bec ont dé­jà pra­ti­que­ment épui­sé leur stock de vê­te­ments aux cou­leurs du joueur de foot­ball de Mont-Saint-Hi­laire.

« Ces temps-ci, on vend plus de [vê­te­ments au nom de] Du­ver­nay-Tar­dif que de Ca­rey Price [du Ca­na­dien] », a lan­cé hier Fran­çois Val­le­rand, un des res­pon­sables de la bou­tique Lo­go Sport, dans le Vieux-Qué­bec.

Se­lon lui, l’en­goue­ment n’est au­cu­ne­ment com­pa­rable à ce­lui des der­niers Su­per Bowl aux­quels ne par­ti­ci­paient pas de Qué­bé­cois.

Le Jour­nal a contac­té hier une quin­zaine de ma­ga­sins un peu par­tout au Qué­bec. Tant du cô­té des pe­tits com­merces que des grandes sur­faces, les ob­jets au nom du garde des Chiefs de Kan­sas Ci­ty se font rares.

Im­pos­sible de mettre la main sur une ré­plique de chan­dail de match. Ici et là, il reste quelques t-shirts et cas­quettes, mais ils s’en­volent comme des pe­tits pains chauds.

« De tout ce qu’on avait, il nous reste une ving­taine de t-shirts. On de­vrait tous les vendre d’ici di­manche [de­main] », a pour­sui­vi M. Val­le­rand.

La fi­nale de la NFL est consi­dé­rée comme l’un des plus im­por­tants évé­ne­ments spor­tifs de la pla­nète. L’an der­nier, le match a été re­gar­dé par plus de

103 mil­lions de té­lé­spec­ta­teurs uni­que­ment aux États-Unis.

BEAU­COUP DE DE­MANDES

« De­puis ce ma­tin [hier], le té­lé­phone n’ar­rête pas. Les gens cherchent des ob­jets à son nom », a ra­con­té Hu­go Re­gim­bald, gé­rant de la bou­tique Lids de Ro­se­mère, sur la Rive-Nord.

« Le stock se fait rare. J’ai tout ven­du mes jer­seys [ré­pliques de chan­dail de match]. Il a fal­lu re­com­man­der des t-shirts, et là, il ne m’en reste qu’une ving­taine », a en­chaî­né M. Re­gim­bald.

Ce der­nier ex­plique qu’il n’y a pas si long­temps, il ne ven­dait pas vrai­ment de t-shirts ou autres pro­duits au nom de Du­ver­nay-Tar­dif et des Chiefs.

OU­BLIEZ IN­TER­NET

Sou­vent un re­père pour les par­ti­sans, l’in­ter­net n’est pas la so­lu­tion pour trou­ver un chan­dail avec le nu­mé­ro 76 et le nom du joueur qué­bé­cois de ligne of­fen­sive. À moins de com­man­der di­rec­te­ment sur le site web de l’équipe et de se faire li­vrer le pro­duit aux États-Unis. Il n’y a rien sur Ama­zon ni sur Ki­ji­ji ou Les­Pac.

Du cô­té de la bou­tique en ligne amé­ri­caine de la NFL, l’in­ven­taire de ré­pliques de chan­dails de match est épui­sé.

Sur la page ca­na­dienne, les pro­duits au nom de Du­ver­nay-Tar­dif sont tout sim­ple­ment in­exis­tants. Im­pos­sible aus­si d’ache­ter un chan­dail vierge et d’y ajou­ter le nu­mé­ro 76 et le nom, car ce­lui-ci est trop long.

« Il faut vrai­ment pas­ser par les bou­tiques. Il y a une pro­duc­tion spé­ciale de pro­duits Laurent Du­ver­nay-Tar­dif par Nike pour le Ca­na­da », a ex­pli­qué Fran­çois Val­le­rand.

PHO­TOS JEAN-FRAN­ÇOIS DESGAGNÉS ET D’AR­CHIVES

Fran­çois Val­le­rand, de la bou­tique Lo­go Sport dans le Vieux-Qué­bec, pré­sente les quelques t-shirts de Laurent Du­ver­nay-Tar­dif qu’il lui reste en stock, à quelques jours de la fi­nale de la NFL.

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