UN « PHARE » DANS UNE VIE BIEN REM­PLIE

Le Journal de Montreal - - SPORTS - STÉ­PHANE CA­DO­RETTE

Laurent Du­ver­nay-Tar­dif ne pour­rait me­ner de plein fouet une car­rière cou­ron­née de suc­cès sous les pro­jec­teurs sans l’ap­port de quel­qu’un de grande confiance en cou­lisses.

Le phé­no­mène po­pu­laire qu’est de­ve­nu Laurent Du­ver­nay-Tar­dif, c’est en par­tie le tra­vail dans l’ombre de Sa­sha Gha­va­mi qui a contri­bué à l’éri­ger.

Que ceux qui croient que son rôle d’agent ne consiste qu’à né­go­cier des contrats se dé­trompent.

À l’ar­rière-scène, Gha­va­mi s’oc­cupe des de­mandes mé­dia­tiques, des op­por­tu­ni­tés d’après car­rière, des pos­si­bi­li­tés d’in­ves­tis­se­ments, de l’image de marque, de la fon­da­tion et alouette !

« Sa­sha, c’est le phare. C’est le pi­lier au Qué­bec pen­dant que je suis à Kan­sas Ci­ty. Je lui donne tout le mé­rite du monde pour avoir fait en sorte que je me rende jus­que­là. C’est lui qui m’a pous­sé, c’est lui qui a contac­té les équipes et qui a dé­fri­ché un pa­quet d’af­faires pour que j’at­teigne la NFL », a en­cen­sé le garde des Chiefs après

la vic­toire des siens en fi­nale de confé­rence.

UN AP­PORT MU­TUEL

« Quand j’étais sur le ter­rain, j’avais hâte de voir Flo [sa conjointe], évi­dem­ment, mais Sa­sha n’était pas loin der­rière. La pre­mière chose qu’on a faite, c’est de prendre une pho­to du trio. C’est ce trio qui se ren­con­trait, en 2013, dans un pe­tit trois et de­mi sur At­wa­ter et Sher­brooke pour dis­cu­ter de la fa­çon dont on al­lait ar­ri­ver à la NFL. De sa­vou­rer avec eux où on en est ren­dus, juste d’y pen­ser, ça me donne des fris­sons », a-t-il pour­sui­vi.

Des liens forts et une vi­sion com­mune ont per­mis au tan­dem de lan­cer mu­tuel­le­ment leur car­rière. Le Su­per Bowl se veut l’oc­ca­sion de se té­moi­gner toute leur re­con­nais­sance, l’un à l’égard de l’autre.

« Sa­sha est car­ré­ment la per­sonne qui gère ma vie. J’en fais beau­coup, j’aime ça être im­pli­qué dans plein de causes. Je veux don­ner mon temps pour uti­li­ser la tri­bune de la NFL afin de maxi­mi­ser mon im­pact au­près de jeunes, mais je ne se­rais pas ca­pable sans avoir une équipe avec moi.

Sa­sha, c’est ce­lui qui pi­lote le ba­teau pen­dant que je me concentre sur le foot­ball. Je ne se­rais pas ici sans lui, c’est sûr », tranche Du­ver­nay-Tar­dif, même si son agent désap­prouve hum­ble­ment.

« Je lui dois ma car­rière, tout sim­ple­ment, ré­plique Gha­va­mi. Sans lui, je ne se­rais pro­ba­ble­ment pas agent. Je trouve ça très tou­chant quand il dit qu’il me doit aus­si sa car­rière, mais on ne se­ra ja­mais d’ac­cord là-des­sus. Il au­rait per­cé dans la NFL sans moi, mais ça me fait chaud au coeur qu’il pense ça de moi. »

PHO­TO D’AR­CHIVES

À l’hi­ver 2017, Sa­sha Gha­va­mi et Laurent Du­ver­nay-Tar­dif avaient ren­con­tré les mé­dias pour ré­vé­ler les dé­tails du contrat que le garde ve­nait de si­gner avec les Chiefs.

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