Al-Qaï­da re­ven­dique l’at­taque contre une base amé­ri­caine

Un haut gra­dé saou­dien avait abat­tu trois mi­li­taires à Pen­sa­co­la, en Flo­ride

Le Journal de Montreal - - MONDE -

DU­BAÏ | (AFP) Le groupe Al-Qaï­da dans la pé­nin­sule ara­bique (AQPA) a re­ven­di­qué la fu­sillade per­pé­trée dé­but dé­cembre dans la base mi­li­taire amé­ri­caine de Pen­sa­co­la, en Flo­ride, ayant tué trois marins, a in­di­qué hier le centre de sur­veillance des sites is­la­mistes SITE.

« Dans un dis­cours au­dio de son chef, Qas­sim al-Ri­mi, AQPA a re­ven­di­qué l’at­taque en dé­cembre 2019 de la base aé­ro­na­vale de Pen­sa­co­la », a rap­por­té SITE dans un com­mu­ni­qué.

Iden­ti­fié par le FBI comme étant un sous-lieu­te­nant dans l’ar­mée de l’Air saou­dienne, Mo­ham­med al-Sham­ra­ni, 21 ans, a ou­vert le feu le 6 dé­cembre avec une arme de poing dans une salle de cours de cette base de l’US Na­vy, fai­sant trois morts et huit bles­sés avant d’être abat­tu par la po­lice.

Avant son at­taque, il avait pu­blié sur Twit­ter des mes­sages hos­tiles en­vers les États-Unis, se­lon SITE.

« Je suis contre le mal, et l’Amé­rique dans son en­semble s’est trans­for­mée en Na­tion du mal », avait écrit l’as­saillant.

« Je ne suis pas contre vous sim­ple­ment parce que vous êtes Amé­ri­cains, je ne vous hais pas à cause de vos li­ber­tés, je vous hais parce que chaque jour vous sou­te­nez, fi­nan­cez et com­met­tez des crimes non seule­ment contre les mu­sul­mans, mais aus­si contre l’hu­ma­ni­té », avait-il ajou­té sur le compte qui a de­puis été sus­pen­du.

PRO­GRAMME ME­NA­CÉ

Quelque 850 Saou­diens, par­mi 5000 mi­li­taires étran­gers, suivent chaque an­née des for­ma­tions au sein des Forces ar­mées amé­ri­caines, il­lus­tra­tion des liens forts qui unissent Wa­shing­ton et Riyad.

La fu­sillade avait me­na­cé un pro­gramme qui in­clut des ventes d’armes amé­ri­caines, se chif­frant en quelques mil­liards de dol­lars, à Riyad et em­bar­ras­sé le royaume.

Dans un ap­pel au pré­sident Do­nald Trump, le roi Sal­mane avait condam­né un crime « abo­mi­nable » et as­su­ré que le ti­reur ne re­pré­sen­tait pas son peuple.

21 SAOU­DIENS REN­VOYÉS

À la suite de la fu­sillade, Wa­shing­ton a an­non­cé le ren­voi de 21 mi­li­taires saou­diens en for­ma­tion aux États-Unis, dans le cadre de l’en­quête sur la fu­sillade qui a éta­bli que ces mi­li­taires avaient pu­blié des « conte­nus of­fen­sants », « dji­ha­distes ou an­ti­amé­ri­cains » sur les ré­seaux so­ciaux, ou pos­sé­daient des conte­nus « pé­do­philes ».

La po­lice fé­dé­rale n’a tou­te­fois trou­vé « au­cune preuve d’une col­la­bo­ra­tion ou de la connais­sance préa­lable de l’at­taque » par d’autres mi­li­taires en for­ma­tion aux États-Unis.

Les re­la­tions entre Wa­shing­ton et Riyad avaient connu un sé­rieux re­vers après les at­ten­tats du 11 septembre 2001: 15 des 19 pi­lotes qui avaient dé­tour­né des avions et pro­vo­qué la mort de quelque 3000 per­sonnes étaient des Saou­diens.

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