Plu­sieurs ra­tés aux pri­maires dé­mo­crates

Le vote dé­mo­crate tar­dait à se mettre en branle, hier

Le Journal de Montreal - - ACTUALITÉS -

DES MOINES | (AFP) Le ma­ra­thon des pri­maires pour dé­si­gner le dé­mo­crate qui af­fron­te­ra Do­nald Trump à la pré­si­den­tielle amé­ri­caine a com­men­cé hier soir avec un vote in­dé­cis dans l’Io­wa, où Ber­nie San­ders fai­sait fi­gure de fa­vo­ri.

Les élec­teurs réunis dans des cau­cus, ou as­sem­blées or­ga­ni­sées dans quelque 1700 salles, écoles ou gym­nases, se sont re­grou­pés der­rière des tables dé­co­rées aux cou­leurs du can­di­dat de leur choix.

Dans un cer­tain tu­multe et une or­ga­ni­sa­tion par­fois dé­faillante, les par­ti­sans de ceux qui n’ont pas fran­chi le seuil de 15 % au pre­mier tour pou­vaient en­suite re­joindre un autre can­di­dat lors d’un se­cond tour.

Mais trois heures après le coup d’en­voi, les ré­sul­tats ne tom­baient qu’au comp­te­gouttes, le Par­ti dé­mo­crate ex­pli­quant vou­loir s’as­su­rer de leur fia­bi­li­té. Et une cer­taine im­pa­tience com­men­çait à mon­ter face à un pro­ces­sus plus lent que pré­vu.

Avant le vote, le sé­na­teur San­ders, bat­tu de peu dans cet État par Hilla­ry Clin­ton en 2016, était en tête dans les son­dages dans l’Io­wa. Il compte sur une vic­toire pour prendre l’as­cen­dant sur l’an­cien vice-pré­sident Joe Bi­den qui do­mine, lui, la course au ni­veau na­tio­nal.

Suivent, dans les in­ten­tions de vote, l’ex­maire Pete But­ti­gieg puis les sé­na­trices Eli­za­beth War­ren et Amy Klo­bu­char, sur un to­tal de 11 can­di­dats en­core en lice.

L’Io­wa, pe­tit État ru­ral, en­nei­gé en cette pé­riode de l’an­née, lance la sai­son des pri­maires de­puis les an­nées 1970. Il est im­por­tant parce qu’il est le pre­mier: le nombre de dé­lé­gués en jeu est né­gli­geable (ce sont ces dé­lé­gués qui dé­si­gne­ront in fine le can­di­dat in­ves­ti), mais un bon ré­sul­tat ou une contre-per­for­mance peut chan­ger la dy­na­mique d’une can­di­da­ture.

LA JEU­NESSE CONTRE L’EX­PÉ­RIENCE

Qu’ils soient âgés, comme Ber­nie San­ders (78 ans) et Joe Bi­den (77 ans), ou nou­veaux ve­nus, comme Pete But­ti­gieg, 38 ans, cha­cun veut être ce can­di­dat.

Ber­nie San­ders s’ap­puie sur les mi­no­ri­tés et les jeunes, la gé­né­ra­tion « la plus pro­gres­siste de l’his­toire de ce pays », pro­clame-t-il.

Ses par­ti­sans ré­futent l’idée que son éti­quette so­cia­liste et sa pro­messe d’une « ré­vo­lu­tion po­li­tique » fassent obs­tacle à une vic­toire en no­vembre.

Joe Bi­den joue la carte de l’ex­pé­rience et de la ré­con­ci­lia­tion na­tio­nale.

« Qui se­ra prêt dès le pre­mier jour à dé­cro­cher son té­lé­phone pour ap­pe­ler n’im­porte quel di­ri­geant mon­dial ? », a de­man­dé ce­lui qui ac­com­pa­gna Ba­rack Oba­ma pen­dant huit ans à la Mai­son Blanche.

Le mil­liar­daire Mi­chael Bloom­berg, ex-maire de New York, fait lui l’im­passe sur ces « cau­cus » et concentre son im­mense for­tune sur des États vo­tant plus tard et qui rap­portent beau­coup de dé­lé­gués en vue de l’in­ves­ti­ture.

PHO­TO AFP

Des ré­si­dents de l’Io­wa pa­tientent avant de pou­voir vo­ter lors des pri­maires dé­mo­crates, les pre­mières à se dé­rou­ler en vue de trou­ver un chef pour le par­ti.

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