DUVER­NAY-TAR­DIF INS­PIRE LA FIER­TÉ

Ses ex-en­traî­neurs n’ont que de bons mots pour le garde des Chiefs

Le Journal de Montreal - - SPORTS - RI­CHARD BOU­TIN

QUÉ­BEC | Le mot « fier­té » était sur toutes les lèvres pour sa­luer l’ex­ploit de Laurent Duver­nay-Tar­dif de sou­le­ver le tro­phée Vince-Lom­bar­di.

Pre­mier en­traî­neur du garde des Chiefs de Kan­sas Ci­ty, Jacques Foi­sy a pu vivre ce grand mo­ment sur place à Mia­mi. In­quiet à cer­tains mo­ments quand les 49ers dé­te­naient une prio­ri­té de 20 à 10 au 4e quart, il est pas­sé par toute la gamme des émo­tions.

« Je suis fier de voir Laurent si heu­reux, a ex­pri­mé ce­lui qui a ini­tié le fu­tur doc­teur au foot­ball avec les Pi­rates du Ri­che­lieu. Il a tra­vaillé tel­le­ment fort pour com­bi­ner ses études et le sport. Après l’avoir fé­li­ci­té, je lui ai de­man­dé s’il réa­li­sait ce qu’il avait réus­si. C’est ma­gni­fique. C’est gran­diose. Je suis bien fier pour lui et sa fa­mille. »

« Quand Laurent est en­tré dans la pièce lors de la fête or­ga­ni­sée par Sa­sha [Gha­va­mi] après le match, c’était clair que c’était un homme heu­reux, de pour­suivre Foi­sy, qui a fait le voyage au Su­per Bowl en com­pa­gnie de son épouse. À son regard, on pou­vait lire qu’il avait ac­com­pli sa mis­sion. »

UN AGENT HEU­REUX

Sa­sha Gha­va­mi abon­dait dans le même sens. « C’est dif­fi­cile de dé­crire tout ce que je res­sens, a ex­pri­mé l’agent et ami de Duver­nay-Tar­dif. Je suis tel­le­ment fier de lui. Il en a fait du che­min quand on y pense. C’est par­ti d’un gars qui jouait un peu pour le fun à Grasset, puis il y a eu le chan­ge­ment de po­si­tion et la prise de masse pour évo­luer sur la ligne of­fen­sive à Mc­Gill. Il y a eu l’in­té­rêt de la LCF et de la NFL, le re­pê­chage, puis le fait de faire sa place sur l’alignement ré­gu­lier et de de­ve­nir par­tant en­suite, en plus d’ob­te­nir un deuxième contrat. Ce n’est pas une mince af­faire ! On a fon­cé là-de­dans avec toute la naï­ve­té de notre jeu­nesse, mais on y a cru. C’est tout un fee­ling de voir l’abou­tis­se­ment sur place. C’est in­croyable ce que cette per­sonne a ac­com­pli. Je suis tel­le­ment choyé de faire par­tie de cette aven­ture-là et je ne fais qu’ai­der du mieux que je peux en de­hors du ter­rain. » « C’est hal­lu­ci­nant, de pour­suivre Gha­va­mi. Il a tel­le­ment tra­vaillé fort pour vivre ce mo­ment. Oui, Laurent a tou­jours eu des ap­ti­tudes ath­lé­tiques et in­tel­lec­tuelles ex­cep­tion­nelles, mais il ne faut pas ou­blier tout le tra­vail qu’il a mis là-de­dans pour réus­sir. Il nous ins­pire tous. »

UN MO­DÈLE

Ro­nald Hi­laire par­lait, lui aus­si, de fier­té. « Je suis im­men­sé­ment fier de ce que Laurent a ac­com­pli, a men­tion­né l’en­traî­neur-chef de Mc­Gill, l’al­ma ma­ter du garde des Chiefs. Il a dé­mon­tré que tu n’as pas à lais­ser tom­ber ton rêve aca­dé­mique pour réus­sir dans le sport. Tu peux vi­ser les meilleures écoles sans né­gli­ger ton sport. Laurent est un mo­dèle d’étu­diant-ath­lète. »

S’il re­con­naît l’ex­ploit réa­li­sé par son an­cien pro­té­gé, Ma­thieu Qui­vi­ger es­time qu’il ne s’agit que d’une étape. « C’est énorme comme ex­ploit, mais ce n’est pas une fin puisque Laurent a tel­le­ment de cordes à son arc, a sou­li­gné l’an­cien en­traî­neur de la ligne of­fen­sive de Mc­Gill. C’est une étape de plus dans une vie ex­tra­or­di­naire. »

En­traî­neur-chef des Phé­nix d’An­dré-Grasset, To­ny Ia­de­lu­ca se pin­çait pour y croire. « Il y a dix ans, je n’au­rais ja­mais pen­sé que Laurent joue­rait dans la NFL, un jour, et qu’il ga­gne­rait le Su­per Bowl. »

AFP

Laurent Duver­nay-Tar­dif (76) a mul­ti­plié les en­cou­ra­ge­ments à l’en­droit du quart-ar­rière Pa­trick Ma­homes tout au long de l’ul­time match di­manche soir à Mia­mi.PHO­TO

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