Fi­ni les cheerleade­rs chez les Alouettes

Le Journal de Montreal - - LA UNE - Ma­thieu Bou­lay MBou­layJDM cheerleade­rs – Avec la col­la­bo­ra­tion de Ju­lie Roy, Agence QMI ma­thieu.bou­lay @que­be­cor­me­dia.com

La nou­velle ad­mi­nis­tra­tion des Alouettes a pris sa pre­mière dé­ci­sion contro­ver­sée, hier, alors qu’elle a an­non­cé que son équipe de me­neuses de claque ne se­rait pas de re­tour pour la sai­son 2020.

Dans un com­mu­ni­qué, les di­ri­geants de l’équipe ont in­di­qué que la dé­ci­sion a été prise dans un « contexte de re­dres­se­ment fi­nan­cier ». Ils ont ajou­té que des dé­ci­sions dif­fi­ciles doivent être prises et que celle de l’es­couade des cheerleade­rs en fai­sait par­tie.

« On de­vait prendre cette dé­ci­sion ra­pi­de­ment parce que les au­di­tions de­vaient avoir lieu dans deux se­maines, a in­di­qué la di­rec­trice des cheerleade­rs des Alouettes, An­nie La­rouche, à l’Agence QMI. C’est une grosse an­nonce. On ne s’y at­ten­dait pas.

C’est une dé­ci­sion qui n’est pas fa­cile, mais que je res­pecte. »

Il n’est pas pré­ci­sé si les ac­ti­vi­tés du groupe, di­ri­gé de main de maître par La­rouche au cours des 23 der­nières an­nées, re­pren­dront en 2021 ou dans les pro­chaines an­nées. Toutes les op­tions se­ront éva­luées sur une base an­nuelle.

Dans la LCF, ce n’est pas une pre­mière. En 2018, les Ti­ger-Cats de Ha­mil­ton n’avaient pas d’équipe de me­neuses de claque sur le ter­rain. Celles-ci avaient re­fu­sé les nom­breux chan­ge­ments exi­gés par leur équipe. Après plu­sieurs plaintes et pro­tes­ta­tions, elles ont été ré­in­té­grées aux matchs en 2019.

DÉ­BAT SUR LA TABLE

Le pré­sident des Alouettes, Ma­rio Cec­chi­ni, a pris sa pre­mière dé­ci­sion im­por­tante de­puis sa no­mi­na­tion. Il est bien conscient qu’elle pour­rait être im­po­pu­laire. Il y a pos­si­ble­ment deux vo­lets à cette dé­ci­sion.

Sur le plan fi­nan­cier, les Alouettes sau­ve­ront plu­sieurs di­zaines de milliers de dol­lars, au grand dé­plai­sir de plu­sieurs ama­teurs qui fré­quentent le stade Per­ci­val-Mol­son. Il y a un autre as­pect qu’il ne faut pas né­gli­ger. Est-ce que la pré­sence des me­neuses de claque est en­core né­ces­saire au foot­ball en 2020 ?

C’est une ques­tion qu’il faut se po­ser en tant que so­cié­té. Dans la NFL, six for­ma­tions n’avaient pas d’équipes de

cette sai­son. Dans la LCF, les Alouettes se­ront la seule équipe dans cette si­tua­tion la sai­son pro­chaine. Est-ce que d’autres or­ga­ni­sa­tions sui­vront cette ten­dance au cours des pro­chaines an­nées ? C’est un dos­sier à suivre.

On ne connaît pas en­core le plan de

Cec­chi­ni pour di­ver­tir les par­ti­sans des Alouettes du­rant les matchs. Par contre, sa dé­ci­sion d’hier est un pas im­por­tant vers un chan­ge­ment de culture au sein de l’or­ga­ni­sa­tion mont­réa­laise. Il l’avait pro­mis et il passe main­te­nant de la pa­role aux actes.

GROS MÉ­NAGE

Il ne faut pas ou­blier une chose im­por­tante. Cec­chi­ni a hé­ri­té d’une équipe mal en point sur le plan fi­nan­cier.

Les Alouettes ont per­du des mil­lions au cours de la der­nière dé­cen­nie. Ce n’est un se­cret pour per­sonne. Le pré­sident des Alouettes sait qu’il de­vra être ri­gou­reux pour re­dres­ser la barque de son or­ga­ni­sa­tion, qui a presque cou­lé.

Il ne fau­drait pas se sur­prendre qu’il doive prendre d’autres dé­ci­sions ma­jeures pour pour­suivre une ré­or­ga­ni­sa­tion qui était né­ces­saire.

Pour ce qui est de l’équipe, le di­rec­teur gé­né­ral Dan­ny Ma­cio­cia est en train de faire un mé­nage dans les lourds contrats lais­sés par Ka­vis Reed dans un dé­lai très court. Il a men­tion­né qu’il de­vra faire des pi­rouettes pour res­pec­ter le pla­fond sa­la­rial de 5,3 mil­lions $.

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