Des in­ter­ve­nantes exas­pé­rées

De nom­breux ser­vices de garde en mi­lieu fa­mi­lial songent à fer­mer leur porte

Le Journal de Montreal - - ACTUALITÉS -

QUÉ­BEC | (Agence QMI) Près de 47 % des ser­vices édu­ca­tifs en mi­lieu fa­mi­lial (RSE) du Qué­bec pensent fer­mer leurs portes d’ici trois ans si Qué­bec ne consent pas à bo­ni­fier l’offre mo­né­taire pour les in­ter­ve­nantes en mi­lieu fa­mi­lial, se­lon un nou­veau son­dage.

Me­né au­près de plus de 2700 res­pon­sables de ser­vices édu­ca­tifs en mi­lieu fa­mi­lial, le son­dage de la Fé­dé­ra­tion des in­ter­ve­nantes en pe­tite en­fance du Qué­bec (FIPEQ-CSQ) in­dique que 47 % des membres quit­te­raient la pro­fes­sion d’ici trois ans si l’offre du gou­ver­ne­ment Le­gault était fi­nale.

SOUS LE SA­LAIRE MI­NI­MUM

Pour rap­pel, les in­ter­ve­nantes en mi­lieu fa­mi­lial gagnent en ce mo­ment l’équi­valent de 12,42 $ l’heure. Elles ré­clament une ré­mu­né­ra­tion équi­va­lant à 16,75 $ l’heure.

Or, avant les Fêtes, Qué­bec leur a pré­sen­té une offre équi­va­lant à 12,48 $ l’heure pour la pre­mière an­née, ce « qui est en­core en bas du sa­laire mi­ni­mum », a dé­plo­ré la pré­si­dente du syn­di­cat Va­lé­rie Gre­non.

Si au na­tio­nal 47 % des son­dés disent qu’ils fer­me­ront d’ici trois ans, en Mau­ri­cie, sur la Côte-Nord et en Abi­ti­bi-Té­mis­ca­mingue, ce sont 55 % qui pensent à cette dé­ci­sion tan­dis qu’à Mon­tréal, 37 % sont de cet avis.

Com­men­tant le son­dage, Mme Gre­non a ex­pli­qué que le ré­sul­tat té­moigne de l’exas­pé­ra­tion des in­ter­ve­nantes. « Les filles sont tan­nées », a-t-elle fait sa­voir en en­tre­vue avec l’Agence QMI.

La pré­si­dente es­time que l’offre qui cor­res­pond à une aug­men­ta­tion équi­va­lant à 6 cents l’heure doit être bo­ni­fiée.

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