LE PIED AU PLAN­CHER

Le Journal de Montreal - - JM SAMEDI -

1- Elle a su­bi un re­vers d’in­for­tune ou elle a su­bi un re­vers de for­tune ? L’ex­pres­sion « re­vers d’in­for­tune » n’existe pas. Une in­for­tune est un mal­heur, une dis­grâce, un échec... donc un re­vers de for­tune. « Re­vers de for­tune », voi­là l’ex­pres­sion qu’il faut uti­li­ser pour tra­duire un échec, un ac­ci­dent qui change une si­tua­tion agréable en une mau­vaise.

2- Lui faire chan­ger d’idée ou le faire chan­ger d’idée ? Avec le verbe « faire » sui­vi d’un in­fi­ni­tif qui a un com­plé­ment d’ob­jet in­di­rect (COI), on em­ploie gé­né­ra­le­ment les pro­noms le (la, les). Le COI est joint au verbe par l’in­ter­mé­diaire d’une pré­po­si­tion (à, de...) pour en com­plé­ter le sens. Le mot « idée » joint au verbe par la pré­po­si­tion « de » est un com­plé­ment d’ob­jet in­di­rect. Chan­ger de quoi ? Chan­ger d’idée. On di­ra donc : je veux le faire chan­ger d’idée. Faire sui­vi d’un in­fi­ni­tif ayant un com­plé­ment d’ob­jet di­rect (COD) com­mande l’em­ploi des pro­noms lui, leur : je veux lui (ou leur) faire ac­cep­ter mon aide. 3- Le­quel des mots « plain-pied » ou « plein-pied » doit-on em­ployer pour dé­si­gner un ap­par­te­ment dont les pièces sont si­tuées au ni­veau du sol ? (De) plain-pied si­gni­fie « au même ni­veau », « construit au ni­veau du sol ex­té­rieur ». Au fi­gu­ré, ce vo­cable peut rem­pla­cer les ex­pres­sions « en har­mo­nie », « sans in­ter­mé­diaire ni for­ma­li­té ». Ex. : Le jar­din est de plain-pied avec le sa­lon. Gérald est en­tré de plain-pied dans la conver­sa­tion. Le terme « plein-pied » n’existe tout sim­ple­ment pas.

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