CONDAM­NÉ À GA­GNER

Le Journal de Montreal - - SPORTS - YVON PEDNEAULT [email protected]­be­cor­me­dia.com

Doit-on tendre l’oreille et écou­ter pour quelques mi­nutes le groupe Jour­ney et Steve Per­ry chan­ter Don’t Stop Be­lie­vin’ ?

La ten­ta­tion est forte.

Après tout, le Ca­na­dien vient de ga­gner huit de ses onze der­niers matchs.

Or, comme il a en­core be­soin de 19 vic­toires et une dé­faite en bris d’éga­li­té – en­fin, ce ne sont que des pro­jec­tions – pour at­teindre l’ob­jec­tif de 99 points, le chiffre ma­gique avan­cé pour l’ob­ten­tion d’un lais­sez-pas­ser condui­sant aux sé­ries éli­mi­na­toires, on va se pri­ver de Per­ry pour en­core quelques jours. Mais cette équipe n’aban­donne pas. Elle peut connaître des mo­ments où on a l’im­pres­sion que tout va s’écrou­ler et fi­na­le­ment, surprise, surprise, elle ajoute deux points au clas­se­ment. Le Ca­na­dien ne ti­rait-il pas de l’ar­rière 0-3 contre les De­vils du New Jer­sey qui, je vous le rap­pelle, ont in­fli­gé une ra­clée de 5-0 aux Flyers à Phi­la­del­phie, jeu­di soir ?

Le Ca­na­dien a-t-il rem­por­té une vic­toire en bris d’éga­li­té contre les Ducks, une des pires for­ma­tions de la ligue, mais en­core une fois, il a ga­gné son match.

PEU IM­PORTE LA FA­ÇON

À ce stade-ci de la saison, ce n’est pas la fa­çon dont les équipes gagnent qui fait la dif­fé­rence. Ce sont les deux points au clas­se­ment qui font foi de tout.

Et jus­qu’ici, de­puis la pause du match des étoiles, alors que le Ca­na­dien a en­tre­pris un parcours dans le but de réa­li­ser l’im­pen­sable, pour ne pas dire l’ir­réa­li­sable, sou­dai­ne­ment, il sème l’in­quié­tude chez les Maple Leafs et chez les Pan­thers.

À Phi­la­del­phie, les Flyers sur­veillent le clas­se­ment de la di­vi­sion At­lan­tique. Les Hur­ri­canes éga­le­ment.

Sans dire que les joueurs du Ca­na­dien sont des in­trus, ils dé­rangent.

Je suis per­sua­dé que les Maple Leafs n’avaient pas pré­vu que le match de ce soir pour­rait don­ner un autre ton à la course au troi­sième rang de la sec­tion At­lan­tique.

Le Ca­na­dien a deux ren­dez-vous avec les Leafs d’ici la fin de la saison, dont le der­nier match, pré­vu à To­ron­to. Il a en­core deux ren­contres à l’agen­da contre les Pan­thers de la Flo­ride.

Par consé­quent, les pro­chains jours in­di­que­ront à Marc Ber­ge­vin quelle stra­té­gie il de­vra dé­ployer avant la date li­mite des échanges, le 24 fé­vrier.

LES PRO­CHAINS REN­DEZ-VOUS

To­ron­to ce soir, Ari­zo­na lun­di, à Bos­ton mer­cre­di, à Pitts­burgh ven­dre­di et 24 heures plus tard, Dal­las au Centre Bell.

Chaque jour, on doit sû­re­ment re­voir les différents scé­na­rios pré­pa­rés pour cette pé­riode de l’an­née. Des scé­na­rios qu’on doit mo­di­fier en rai­son des per­for­mances in­di­vi­duelles et des per­for­mances col­lec­tives.

Si Jeff Pe­try était, il n’y a pas si long­temps, un joueur pou­vant exer­cer un im­pact im­por­tant chez une équipe en­tre­te­nant de grandes am­bi­tions, ce n’est pos­si­ble­ment plus le cas main­te­nant. Le dé­fen­seur a en­core une autre an­née à écou­ler à son en­tente de

5,5 mil­lions $ par saison. Ex­cep­tion faite d’une pé­riode de trois se­maines où il a connu des en­nuis, il connaît ses meilleurs mo­ments de­puis son ar­ri­vée à Mon­tréal. Et pen­dant l’ab­sence de Shea We­ber, il peut pas­ser au-de­là de 27 mi­nutes sur la sur­face de jeu, comme ç’a été le cas jeu­di soir.

Peut-on vrai­ment le pla­cer dans la vi­trine ?

LE DOS­SIER WE­BER

Doit-on prendre en consi­dé­ra­tion que de­puis trois ans, We­ber est in­ca­pable de jouer une saison com­plète ? Et il au­ra 35 ans l’an pro­chain !

À chaque oc­ca­sion, Pe­try a pris en charge la bri­gade dé­fen­sive. Il a réus­si les mis­sions qu’on lui a confiées.

Ber­ge­vin est dans une si­tua­tion où il doit at­tendre et ob­ser­ver tout ce qui se passe au­tour de lui. On a dé­jà frap­pé à sa porte pour s’in­for­mer du sta­tut de To­mas Ta­tar, de Jeff Pe­try, sans doute de Max Do­mi. Mais rien ne presse.

Il n’a pas en­core dé­ci­dé s’il joue­rait « all in », et c’est jus­ti­fié.

Dans une di­zaine de jours, il sau­ra si son équipe peut pen­ser à l’im­pen­sable. Il sau­ra s’il de­vra ajou­ter un joueur ou deux à sa for­ma­tion ou s’il pré­sen­te­ra une vi­trine bien gar­nie. Entre-temps, le Ca­na­dien gagne. Les chan­ge­ments quo­ti­diens au clas­se­ment des équipes re­pré­sentent un ou­til de ré­fé­rence, sauf que le plus im­por­tant pour le Tri­co­lore, c’est de ga­gner les matchs à ve­nir, au moins 19 des 26 ins­crits au ca­len­drier. Humm…

À moins que les Leafs, les Pan­thers, les Flyers, les Blue Ja­ckets et les Hur­ri­canes mo­di­fient la donne.

À ce mo­ment-là, l’im­pen­sable pren­dra une autre si­gni­fi­ca­tion…

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.