La sta­bi­li­té mène au suc­cès

Des membres de l’équipe de re­cru­teurs sont en place de­puis 25 ans

Le Journal de Montreal - - SPORTS - MARC DE FOY

RIMOUSKI | Éric Boucher le sur­nomme mi­ni Mau­rice. L’homme en ques­tion est Alexandre Tan­guay qui a pris la re­lève de son grand-père au poste de co­pro­prié­taire de l’Océa­nic.

Âgé de 26 ans, Tan­guay a évo­lué lui­même avec l’équipe du­rant deux sai­sons à titre de dé­fen­seur. Il ne chôme pas. En plus de ses oc­cu­pa­tions avec l’Océa­nic, il oeuvre au sein de l’en­tre­prise fa­mi­liale (Ameu­ble­ments Tan­guay).

Alexandre per­pé­tue la tra­di­tion d’ex­cel­lence éta­blie par le pa­triarche de la fa­mille.

« La sta­bi­li­té de notre per­son­nel dans des postes clés, tant au pa­lier ad­mi­nis­tra­tif qu’aux opé­ra­tions ho­ckey, est la rai­son de nos suc­cès, ex­plique-t-il.

« Nous mi­sons sur des en­traî­neurs com­pé­tents der­rière le banc comme Serge Beau­so­leil et Do­nald Du­fresne ain­si que sur Dan­ny Du­pont [fils d’An­dré qui a rem­por­té deux coupes Stan­ley avec les Flyers de Phi­la­del­phie] au poste d’ad­joint au di­rec­teur gé­né­ral.

« On a au sein de notre équipe de re­cru­teurs des gens qui sont en place de­puis 25 ans. »

RÉINVESTIR DANS L’ÉQUIPE

Tan­guay men­tionne un autre in­gré­dient dans la re­cette ga­gnante.

« On ré­in­ves­tit beau­coup d’ar­gent dans les opé­ra­tions ho­ckey, dit-il.

« On a tou­jours mis l’ac­cent là-des­sus. C’est im­por­tant pour nous d’avoir une or­ga­ni­sa­tion de qua­li­té pour la ville de Rimouski et de comp­ter sur des joueurs qui nous font confiance.

« On mise sur des gens qui ont l’or­ga­ni­sa­tion à coeur. C’est im­por­tant pour une or­ga­ni­sa­tion comme la nôtre. »

LEGS IM­POR­TANT

La pré­sence d’Alexis La­fre­nière ap­porte beau­coup d’eau au mou­lin, il va sans dire.

« Il amène beau­coup de cré­di­bi­li­té à l’or­ga­ni­sa­tion, re­prend Tan­guay.

« On a été pri­vi­lé­giés de ga­gner ses ser­vices à la loterie. Il exerce un gros im­pact sur l’équipe de­puis son ar­ri­vée. Il est pour nous ce que Vincent Le­ca­va­lier, Brad Ri­chards et Sid­ney Cros­by ont été avant lui et sont en­core au­jourd’hui.

« Ce sont de fiers am­bas­sa­deurs qui ont ado­ré leur pas­sage à Rimouski. On a convain­cu Za­cha­ry Bol­duc [qui vou­lait jouer aux États-Unis] de ve­nir se dé­ve­lop­per avec notre équipe. Tout ça contri­bue à la re­nom­mée de notre or­ga­ni­sa­tion. »

LES CONSOM­MA­TEURS CHANGENT

La­fre­nière rap­porte évi­dem­ment aux gui­chets. Quand il n’est pas de la for­ma­tion, les ventes s’en res­sentent.

Se­lon les es­ti­ma­tions d’Éric Boucher, la ré­cente sus­pen­sion de trois matchs pur­gée par La­fre­nière (coup de coude à la tête de Tho­mas Ca­ron des Rem­parts) s’est tra­duite par la perte de 500 spec­ta­teurs lors de cha­cune de ces trois ren­contres. Mais Tan­guay men­tionne aus­si que les ha­bi­tudes des consom­ma­teurs ont chan­gé.

« On ob­serve une nou­velle ten­dance, in­dique-t-il.

« Même en ré­gion, les gens ont beau­coup de choix en ma­tière de sor­ties. C’est très im­por­tant que l’on mette l’ac­cent sur l’ex­pé­rience client. »

PHO­TO COURTOISIE

Alexandre Tan­guay, co­pro­prié­taire de l’Océa­nic, est heu­reux de mi­ser sur Alexis La­fre­nière et Serge Beau­so­leil.

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