Bien­ve­nue à la mai­son, cham­pion !

Le garde des Chiefs se paie un pre­mier bain de foule à Mon­tréal après son triomphe au Su­per Bowl

Le Journal de Montreal - - LA UNE - PHI­LIPPE AS­SE­LIN

Si le concept de la « du­re­té du men­tal » a été in­tro­duit dans la cul­ture qué­bé­coise par le per­son­nage de Bob dans le film Les Boys en 1997, son ap­pli­ca­tion a dé­sor­mais un nou­veau vi­sage : Laurent Duver­nay-Tar­dif.

Le joueur de ligne of­fen­sive des Chiefs de Kan­sas Ci­ty a vé­cu le rêve de tous les foot­bal­leurs di­manche der­nier, alors qu’il a mis la main sur le tro­phée Vince-Lom­bar­di. Pour­tant, son match au­rait pu être un vrai cau­che­mar s’il n’avait pas fait preuve de force de ca­rac­tère.

En ef­fet, Duver­nay-Tar­dif a su­bi une bles­sure à un mol­let qui l’a par­ti­cu­liè­re­ment em­bê­té lors de la deuxième moi­tié de la par­tie.

« Ce­la a hy­po­thé­qué ma ren­contre, mais c’est le type de si­tua­tion que tu pré­pares, a in­di­qué l’ath­lète de 28 ans lors de sa pre­mière confé­rence de presse de­puis son re­tour dans la Belle Pro­vince. Avec mon pré­pa­ra­teur men­tal, nous avions tra­vaillé sur plu­sieurs scé­na­rios au cou­rant de l’an­née et on di­rait que j’ai uti­li­sé toutes les as­tuces que j’avais dans ma poche ar­rière lors de cette ren­contre. »

« Le men­tal, ça peut par­fois te jouer des tours. Je suis tou­jours res­té po­si­tif », a-t-il éga­le­ment dit.

Afin de res­ter po­si­tif et de conti­nuer de pro­té­ger le quart-ar­rière Pa­trick Ma­homes, Du­ver­nayTar­dif

a dé­ci­dé de se concen­trer sur un jeu à la fois.

« Quand tu sens que tu n’es pas à 100 %, c’est un dé­fi phy­sique, mais sur­tout un dé­fi men­tal. On di­rait qu’à chaque jeu, je me trou­vais une mo­ti­va­tion. Sur un jeu, je jouais pour Sa­sha [Gha­va­mi, son agent et meilleur ami]. Ce­lui d’après, c’était troi­sième et long et je le jouais pour Flo [Flo­rence Dubé-Mo­reau, sa conjointe]. La pro­chaine sé­quence était pour la gang qui était ve­nue me voir, pour mes pa­rents, pour les gens du Qué­bec. »

LE MATCH D’UNE VIE

Jus­te­ment, les gens du Qué­bec avaient une grande place dans l’es­prit du garde à droite, alors qu’il dis­pu­tait le match d’une vie. Ce der­nier a ré­vé­lé qu’il y avait un adage dans les ves­tiaires de la NFL, soit qu’il ne faut ja­mais se tour­ner vers les mé­dias so­ciaux pour sa­voir si on a joué un bon match, car les gens ont ten­dance à sou­li­gner le négatif. Ce n’est pas le cas de Duver­nay-Tar­dif.

« Tous mes par­ti­sans de Mon­tréal, du Qué­bec et du Ca­na­da étaient tel­le­ment po­si­tifs et je me suis vrai­ment ins­pi­ré de ça pour pas­ser au tra­vers de mes mo­ments dif­fi­ciles. Cette sai­son était in­croyable, mais la der­nière cam­pagne a été un dé­sastre pour moi. J’ai été opé­ré, à l’ex­té­rieur du ter­rain pour 15 se­maines et j’ai es­sayé de faire un re­tour in­fruc­tueux. Je n’ou­blie­rai ja­mais l’ap­pui des gens d’ici. »

PHO­TOS AGENCE QMI, TOMA ICZKOVITS

Ac­cla­mé comme une ve­dette de rock, Laurent Duver­nay-Tar­dif a ren­con­tré ses sup­por­teurs hier après-mi­di au parc Jean-Dra­peau, à Mon­tréal.

La mai­resse de Mon­tréal, Va­lé­rie Plante, s’est fait plai­sir en ser­rant dans ses bras le géant des Chiefs.

Sur la scène, le garde des Chiefs était en­tou­ré d’en­fants coif­fés d’une tuque aux cou­leurs de son équipe.

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