Connais­sez-vous la va­leur réelle de votre mai­son ?

Le Journal de Montreal - - ARGENT - c Ghis­lain La­ro­chelle ghis­lain.la­ro­chelle @que­be­cor­me­dia.com

Un lec­teur pose la ques­tion sui­vante : « Pour­quoi la va­leur mu­ni­ci­pale de ma mai­son est-elle dif­fé­rente de la va­leur mar­chande ? »

Ce lec­teur a payé sa mai­son au coût de 307 000 $. Or, la va­leur mu­ni­ci­pale est éta­blie à 269 000 $. A-t-il payé trop cher ? Pas né­ces­sai­re­ment. Ce­la dé­pend avant tout de la va­leur mar­chande, et non de la va­leur mu­ni­ci­pale.

La va­leur mu­ni­ci­pale est une va­leur éta­blie par la mu­ni­ci­pa­li­té à des fins de taxa­tion. Plus votre va­leur mu­ni­ci­pale est éle­vée, plus vous payez de taxes mu­ni­ci­pales pour le même taux de taxa­tion.

PRIX DE VENTE

Quant à la va­leur mar­chande, c’est le prix au­quel de­vrait se vendre votre mai­son dans le mar­ché ac­tuel. Cette va­leur est prin­ci­pa­le­ment su­jette à la loi de l’offre et de la de­mande.

Main­te­nant, sup­po­sons que vous faites une offre d’achat sur une mai­son. Pen­dant le pro­ces­sus d’achat, vous né­go­ciez de 20 000 $ à la baisse le prix de vente. « Voi­là une bonne af­faire », vous dites-vous.

Une simple di­mi­nu­tion de 20 000 $ ne fait pas au­to­ma­ti­que­ment de vous un as de la né­go­cia­tion. Pour être sûr que vous faites une bonne af­faire, ré­fé­rez-vous à la va­leur mar­chande, puisque le prix de­man­dé par le ven­deur peut très bien être exa­gé­ré ou, à l’in­verse, sous-éva­lué.

DÉ­TER­MI­NER LA VA­LEUR MAR­CHANDE

La va­leur mar­chande d’une pro­prié­té se dé­ter­mine grâce à une com­bi­nai­son des mé­thodes sui­vantes : √ Pre­miè­re­ment, la tech­nique des com­pa­rables consiste à com­pa­rer le prix des im­meubles ré­cem­ment ven­dus dans la même ville ou le même quar­tier. Pour avoir une vi­sion réelle du mar­ché, il est im­por­tant de com­pa­rer le prix des pro­prié­tés ven­dues, et non de consi­dé­rer les prix de­man­dés par exemple sur Cen­tris. Grâce aux ou­tils de re­cherche qui lui sont ex­clu­sifs, un cour­tier im­mo­bi­lier peut vous ai­der à trou­ver les com­pa­rables ven­dus. √ Deuxiè­me­ment, la tech­nique du coût

de rem­pla­ce­ment éta­blit une va­leur en te­nant compte du coût du ter­rain, de son amé­na­ge­ment et de la construc­tion de la pro­prié­té. L’éva­lua­teur agréé est le pro­fes­sion­nel le mieux ou­tillé pour faire cette éva­lua­tion. √ Troi­siè­me­ment, la tech­nique des re­ve­nus tient compte des re­ve­nus nets d’un im­meuble, ce qui est par­ti­cu­liè­re­ment per­ti­nent dans le cas d’un im­meuble lo­ca­tif de plu­sieurs lo­ge­ments, mais qui ne s’ap­plique pas dans ce­lui d’une mai­son ou d’un condo.

Ghis­lain La­ro­chelle est un pro­fes­sion­nel ins­crit à l’Ordre des in­gé­nieurs du Qué­bec ain­si qu’à l’OACIQ.

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