Ré­cit d’un amour qui a eu la couenne dure

Le Journal de Montreal - - SANTÉ - LOUISE DESCHÂTELE­TS louise.des­cha­te­[email protected]­be­cor­me­dia.com

Elle avait un nom de pierre sau­vage, comme celles que l’on ra­masse sur la plage, douces au tou­cher parce que po­lies par la mer. Il n’y avait au­cune vul­ga­ri­té en elle. Au contraire, il éma­nait d’elle une cer­taine so­phis­ti­ca­tion, sans pour au­tant qu’elle se donne des airs de dia­mants purs. Une beau­té na­tu­relle, quoi !

Je n’étais pas ha­bi­tué à ce qu’en pu­blic une femme me pointe en di­sant : « C’est lui que je veux ! » Elle cou­rait le risque d’être pu­bli­que­ment désa­vouée, à l’égal d’un homme qui se dé­clare. Mais ce fut im­pos­sible de ré­sis­ter et je me suis en­ga­gé dans une re­la­tion d’amour pas­sion­nelle, phy­sique, mais pas ex­clu­sive. C’est là que ça se gâte. Elle était ma­riée avec un en­fant, et pour elle, pas ques­tion de mettre fin à son couple. D’ailleurs son conjoint était au cou­rant et elle lui avait pro­mis de ne ja­mais dé­cou­cher.

Dure, épui­sante et per­tur­bante à vivre, une telle pas­sion ! Ma­rié moi aus­si, même si ma conjointe se cher­chait dans les bras d’un autre, j’ai connu la culpa­bi­li­té. Je suis un ro­man­tique, et l’amour à temps par­tiel, je ne m’y ha­bi­tuais pas. J’ai donc rom­pu avec ma maî­tresse. Ce fut souf­frant comme de sau­ter d’un train en marche.

En­car­ca­né et cor­se­té dans mes cer­ti­tudes, j’étais in­ca­pable de vivre cette sorte de re­la­tion hors norme. Elle m’en a d’ailleurs vou­lu et me l’a fait payer comme seule une femme sait le faire. À cet ef­fet, j’ai lais­sé les autres pen­ser de moi ce qu’ils vou­laient sans ja­mais ten­ter de me jus­ti­fier.

C’est le té­moi­gnage de cette « Vic­time d’un sé­duc­teur » pa­ru dans votre chro­nique qui fut l’élé­ment dé­clen­cheur de l’écri­ture de ce ré­cit que je vou­lais par­ta­ger avec vous. Ma conjointe et moi nous sommes ra­bi­bo­chés au point de fê­ter cette an­née nos 50 ans de ma­riage dans l’in­dif­fé­rence de notre fils unique. Mais ça, c’est un autre su­jet qui re­lève d’un pro­blème gé­né­ra­tion­nel.

Nous qui étions athées, ré­vo­lu­tion­naires et pro-avor­te­ment, nous nous étions quand même ma­riés à l’Église de­vant un cu­ré ré­ti­cent qui a mal­gré tout bé­ni notre union. Les nuages se sont com­plè­te­ment dis­si­pés au-des­sus de notre couple et c’est avec sé­ré­ni­té que nous at­ten­dons la fin du jour. Gilles et Au­rore

Mer­ci de ce par­tage qui en fe­ra cer­tai­ne­ment ré­flé­chir plu­sieurs qui perdent es­poir de voir se dé­li­ter une union qu’ils croyaient éter­nelle, et de sa­voir qu’on peut al­ler vers le mieux quand tout semble al­ler très mal. Bra­vo à vous deux pour avoir cha­cun mis de l’eau dans votre vin alors que ce n’est pas si simple de le faire.

Pro­blème de san­té in­time

J’ai 76 ans et je vis quelque chose de très souf­frant de­puis que je suis af­fec­tée par une vul­vite, soit une in­flam­ma­tion de la vulve et de la peau au­tour. Dans mon cas, ça se rend jus­qu’à l’anus. C’est vous dire l’éten­due de mon mal. J’ai­me­rais sa­voir comment les autres femmes in­fec­tées ont été soi­gnées ? Quels sont les pro­duits ou on­guents qui fa­vo­risent la gué­ri­son ? Mer­ci d’avance

Je pu­blie­rai les ré­ponses re­çues ul­té­rieu­re­ment. Au bé­né­fice des lec­teurs et lec­trices, « la vul­vite est une in­fec­tion de la par­tie ex­terne (la vulve) des or­ganes gé­ni­taux fé­mi­nins. Elle ne concerne pas le va­gin, même si elle est sou­vent as­so­ciée à la va­gi­nite. La vul­vite touche les pe­tites filles et les femmes âgées. Le plus fré­quem­ment elle est la consé­quence d’une my­cose à can­di­da ap­pe­lée can­di­dose. Elle peut être liée au stress ou ré­sul­ter d’une ir­ri­ta­tion liée à un ex­cès d’hy­giène in­time et à un dés­équi­libre de la flore va­gi­nale. » Quant aux mé­di­ca­ments pres­crits et comme votre mé­de­cin semble avoir po­sé un diag­nos­tic, il vau­drait mieux vous en te­nir à ses re­com­man­da­tions.

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