Le sui­cide n’est ja­mais cau­sé par un seul fac­teur

Le Journal de Montreal - - JM MARDI -

À la suite du sui­cide d’un jeune homme de l’Abi­ti­bi, mé­dia­ti­sé par sa propre pu­bli­ca­tion sur Fa­ce­book et les mul­tiples par­tages, Le Re­grou­pe­ment des centres de pré­ven­tion du sui­cide du Qué­bec tient à rap­pe­ler cer­tains faits, car le sui­cide est un pro­blème com­plexe.

Il n’est ja­mais cau­sé par un seul fac­teur ou un seul évé­ne­ment. C’est l’ac­cu­mu­la­tion et l’in­ter­ac­tion de plu­sieurs fac­teurs à un mo­ment par­ti­cu­lier dans la vie d’une per­sonne qui peuvent l’ame­ner à vivre de la dé­tresse, du déses­poir et à avoir des idées sui­ci­daires. Elle peut alors en ar­ri­ver à pen­ser que la mort est une so­lu­tion à son déses­poir pour ces­ser de souf­frir.

Le pro­ces­sus sui­ci­daire est ré­ver­sible. Avant de poser un geste sui­ci­daire, une per­sonne es­saye tous les moyens qu’elle connaît pour di­mi­nuer sa souf­france et ré­gler ses dif­fi­cul­tés. Moins ses moyens fonc­tionnent, plus l’idée de sui­cide com­mence à prendre place. Elle ne sait plus com­ment mettre fin à cette souf­france de­ve­nue in­to­lé­rable. Tou­te­fois, le pro­ces­sus sui­ci­daire est ré­ver­sible. Lors­qu’une per­sonne trouve une so­lu­tion po­si­tive à ses pro­blèmes, sa souf­france di­mi­nue et ses idées sui­ci­daires prennent de moins en moins de place.

Des so­lu­tions existent. Si vous avez des idées sui­ci­daires, c’est que votre souf­france prend trop de place et que vous n’ar­ri­vez peu­têtre plus à la gé­rer. C’est un si­gnal d’alarme que vous de­vez prendre au sé­rieux. Des res­sources d’aide existent. N’at­ten­dez pas de ne plus être ca­pable de faire vos ac­ti­vi­tés ha­bi­tuelles pour consul­ter. Al­lez dès que pos­sible cher­cher une aide pro­fes­sion­nelle si : vous éprou­vez de la dé­tresse. Vous avez de la dif­fi­cul­té à as­su­mer vos res­pon­sa­bi­li­tés pro­fes­sion­nelles ou fa­mi­liales. Vous voyez la vie en noir et que le déses­poir vous ha­bite. Vous avez des idées sui­ci­daires.

Pour de l’aide im­mé­diate, com­po­sez le 1 866 AP­PELLE (1 866 277-3553). Un in­ter­ve­nant spé­cia­li­sé en pré­ven­tion du sui­cide est là pour vous et ce ser­vice est of­fert par­tout au Qué­bec, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Lyn­da Poi­rier, présidente, RCPSQ

Fon­dé en 2015, le RCPSQ a pour mis­sion de re­grou­per, re­pré­sen­ter et sou­te­nir les centres de pré­ven­tion du sui­cide du Qué­bec qui sont au nombre de 28, ré­par­tis sur 13 de nos 17 ré­gions. Si vous avez per­du quel­qu’un par sui­cide, les ser­vices d’aide pour per­sonnes en­deuillées per­mettent l’ex­pres­sion des émo­tions, l’iden­ti­fi­ca­tion des sen­ti­ments d’iso­le­ment liés à la peur et à la crainte du ju­ge­ment et l’ac­com­pa­gne­ment du pro­ces­sus de deuil. Pour connaître les ser­vices of­ferts dans votre ré­gion, ap­pe­lez le 1 866 AP­PELLE (1 866 277-3553).

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.