Le Journal de Montreal

L’exer­cice à do­mi­cile gagne en po­pu­la­ri­té

Cer­tains ma­ga­sins re­marquent un bond des ventes d’ap­pa­reils d’en­traî­ne­ment

- JEAN-FRAN­ÇOIS RA­CINE St. George's

QUÉ­BEC | Con­fi­nés à la mai­son, plu­sieurs Qué­bé­cois ont dé­ci­dé de bou­ger à l’in­té­rieur puisque les ap­pa­reils d’en­traî­ne­ment à do­mi­cile se vendent plus de­puis quelques jours.

Si le Dr Ar­ru­da a choi­si de faire de la cui­sine, d’autres ci­toyens qui écoutent les di­rec­tives des au­to­ri­tés veulent perdre des ca­lo­ries pour évi­ter de se re­trou­ver en sur­poids après la crise.

Après les de­mandes du pre­mier mi­nistre Le­gault de de­meu­rer à la mai­son, les ventes d’ap­pa­reils d’en­traî­ne­ment à la mai­son ont bon­di dans cer­tains ma­ga­sins.

Ra­meurs, ta­pis rou­lant, el­lip­tique, vé­los, poids libres, les gens cherchent à gar­der la forme ou à la re­trou­ver. Avec beau­coup de temps, il faut s’oc­cu­per le corps et l’es­prit. À la sueur de leur front, bon nombre af­fichent une belle vo­lon­té. Reste à voir si les ha­bi­tudes vont per­du­rer après coup.

« On a re­mar­qué. Il y a en­core de la neige et le gym n’est plus ac­ces­sible. Le ta­pis rou­lant est po­pu­laire. C’est au­to­ma­tique. On a vu une hausse », a men­tion­né Mar­tin Ra­thé, pré­sident-di­rec­teur gé­né­ral de Club Pis­cine Su­per Fit­ness.

Dans ce ré­seau de fran­chi­sés, chaque pro­prié­taire est res­pon­sable de ses dé­ci­sions. Des ma­ga­sins sont fer­més et cer­taines suc­cur­sales ont du per­son­nel âgé de 70 ans et plus. Les com­mandes et la li­vrai­son sont tou­jours pos­sibles.

HAUSSE DES VENTES

« Des clients veulent du bon mar­ché pour une pé­riode tem­po­raire, alors j’ai ven­du mes dé­mos », a confié un em­ployé de Saint-Georges, en Beauce.

« Nos dé­mos sont ven­dus. Oui, les ventes sont plus éle­vées et les ap­pels sont nom­breux », a af­fir­mé une tra­vailleuse de Fit­ness L’En­tre­pôt, à Qué­bec.

Avec les me­sures adop­tées par le gou­ver­ne­ment du Qué­bec, de nom­breux centres d’en­traî­ne­ment ont dû fer­mer leurs portes. Plu­sieurs éta­blis­se­ments ont ima­gi­né des moyens créa­tifs pour conser­ver des liens avec leurs membres pen­dant la fer­me­ture.

Un peu par­tout, beau­coup de gens s’en­traînent déjà à la mai­son par l’in­ter­mé­diaire d’ap­pli­ca­tions ou de pro­grammes en ligne.

Dans les der­niers jours, des centres ont éga­le­ment ten­té l’ex­pé­rience de cours gra­tuits à dis­tance.

Le pre­mier mi­nistre Le­gault a or­don­né di­manche la fer­me­ture de la ma­jo­ri­té des lieux pu­blics, in­cluant les centres d’en­traî­ne­ment, de spin­ning ou de yo­ga.

 ?? PHO­TO JEAN-FRAN­ÇOIS RA­CINE ?? Même si les clients en ma­ga­sin se font par­fois rares, l’in­té­rêt pour les ap­pa­reils d’en­traî­ne­ment à do­mi­cile grimpe ra­pi­de­ment de­puis une se­maine.
PHO­TO JEAN-FRAN­ÇOIS RA­CINE Même si les clients en ma­ga­sin se font par­fois rares, l’in­té­rêt pour les ap­pa­reils d’en­traî­ne­ment à do­mi­cile grimpe ra­pi­de­ment de­puis une se­maine.

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