Ai­der les pa­tients à tra­ver­ser la tem­pête

Le Journal de Montreal - - 100 ANS DE LA FACULTÉ DE PHARMACIE -

L’in­no­va­tion constante en ma­tière de trai­te­ments contre le can­cer et l’en­ga­ge­ment au­près des pa­tients ont été dé­ter­mi­nants dans le choix de la phar­ma­cienne Na­tha­lie Le­tarte de pra­ti­quer en on­co­lo­gie.

Après plus de 20 ans dans ce do­maine, elle est tou­jours mo­ti­vée par les re­tom­bées po­si­tives de son tra­vail sur la vie des pa­tients. « Si je peux at­té­nuer les ef­fets in­dé­si­rables du trai­te­ment, sou­la­ger leurs nau­sées et leur dou­leur et faire en sorte qu’ils puissent man­ger, dor­mir et pas­ser au tra­vers, alors mon tra­vail a un sens », in­dique

Mme Le­tarte.

Le rôle du phar­ma­cien en on­co­lo­gie

Dès qu’il y a pres­crip­tion d’un trai­te­ment de chi­mio­thé­ra­pie, l’un des phar­ma­ciens d’éta­blis­se­ment de l’équipe d’on­co­lo­gie ren­contre le pa­tient. Dans ce cadre, Na­tha­lie Le­tarte vé­ri­fie s’il a des al­ler­gies et quels mé­di­ca­ments et pro­duits na­tu­rels il prend chez lui. Elle s’as­sure ain­si qu’il n’y au­ra pas d’in­ter­ac­tion avec le trai­te­ment pres­crit. « Je vé­ri­fie si le choix de trai­te­ment convient se­lon le type de can­cer et son stade et que la dose est adé­quate. J’ajuste la mé­di­ca­tion au be­soin se­lon les ré­sul­tats de la­bo­ra­toire », ex­plique Mme Le­tarte. Après quoi elle pres­crit des mé­di­ca­ments pour pré­ve­nir les nau­sées et les vo­mis­se­ments sou­vent as­so­ciés à la chi­mio­thé­ra­pie.

« Avant chaque cycle de trai­te­ment, je vé­ri­fie si le pa­tient to­lère bien la chi­mio­thé­ra­pie, si des ajus­te­ments sont né­ces­saires. Ce tra­vail se fait en col­la­bo­ra­tion avec le mé­de­cin et l’in­fir­mière. » La phar­ma­cienne in­forme aus­si le phar­ma­cien de quar­tier du pa­tient du trai­te­ment de chi­mio­thé­ra­pie que ce­lui-ci re­çoit et des ef­fets pos­sibles.

Le pa­tient a éga­le­ment be­soin de sou­tien pour ap­pri­voi­ser la ma­la­die et le trai­te­ment. Le phar­ma­cien d’on­co­lo­gie le ren­contre pour lui ex­pli­quer le but de la chi­mio­thé­ra­pie, les ef­fets in­dé­si­rables pos­sibles et com­ment on peut les di­mi­nuer. « On lui re­met un nu­mé­ro de té­lé­phone pour qu’il nous ap­pelle si des symp­tômes sur­viennent. Par exemple, j’ai eu une pa­tiente qui avait tel­le­ment de nau­sées qu’elle n’était pas ca­pable de cui­si­ner les re­pas pour ses en­fants», ex­plique Mme Le­tarte, en pré­ci­sant qu’elle a pu ajus­ter pro­gres­si­ve­ment ses an­ti­nau­séeux et la sou­la­ger. « En tant que phar­ma­cienne, je veux que nos pa­tients fonc­tionnent au mieux, tous les jours », conclut-elle. Na­tha­lie Le­tarte pos­sède un bac­ca­lau­réat en pharmacie et une mai­trise en pra­tique phar­ma­ceu­tique de l’Uni­ver­si­té de Mon­tréal. Aux États-Unis, elle a ob­te­nu une cer­ti­fi­ca­tion en on­co­lo­gie et ter­mi­né un stage de spé­cia­li­sa­tion.

Na­tha­lie Le­tarte

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