Le Journal de Montreal

Le phar­ma­cien de quar­tier

Notre al­lié in­con­tour­nable en san­té

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Ac­ces­sibles 7 jours sur 7 et par­fois même 24 heures sur 24, les phar­ma­ciens de quar­tier, aus­si ap­pe­lés phar­ma­ciens com­mu­nau­taires, sont de­ve­nus des res­sources es­sen­tielles pour les pa­tients.

D’abord axé sur la dis­tri­bu­tion des mé­di­ca­ments, le rôle du phar­ma­cien s’est trans­for­mé pour se concen­trer sur le ser­vice-conseil, puis sur une réelle prise en charge des pa­tients.

Ce chan­ge­ment de rôle et de mis­sion s’est ré­per­cu­té tôt dans la for­ma­tion uni­ver­si­taire. En 1995, on dé­ve­lop­pait dé­jà le concept de soins phar­ma­ceu­tiques. Ce­lui-ci est ba­sé sur des ob­jec­tifs de trai­te­ment et sur un sui­vi lors d’une pé­riode d’ac­com­pa­gne­ment, et ce, jus­qu’à l’ob­ten­tion des meilleurs ré­sul­tats pos­sibles. « Il s’agis­sait là d’une pe­tite ré­vo­lu­tion qui ré­pon­dait à l’évo­lu­tion des be­soins de la po­pu­la­tion », pré­cise Diane La­marre, phar­ma­cienne et pro­fes­seure ti­tu­laire de cli­nique.

À la fin des an­nées 90, des for­ma­tions sur les soins phar­ma­ceu­tiques ont été pro­di­guées aux phar­ma­ciens dé­jà sur le ter­rain. « En­core au­jourd’hui, tous les phar­ma­ciens doivent suivre 40 heures de for­ma­tion conti­nue obli­ga­toire aux 2 ans pour se main­te­nir à jour », af­firme-t-elle.

Une ex­per­tise mieux em­ployée

L’en­trée en vi­gueur de la Loi mo­di­fiant la Loi sur la pharmacie, en 2015, a par ailleurs per­mis d’oc­troyer plus de pou­voirs aux phar­ma­ciens. « Ceux-ci peuvent main­te­nant pro­lon­ger des or­don­nances, pres­crire des mé­di­ca­ments pour une ving­taine de condi­tions mi­neures, ajus­ter la mé­di­ca­tion, rem­pla­cer un mé­di­ca­ment en pé­nu­rie, de­man­der cer­taines ana­lyses de la­bo­ra­toire en lien avec un mé­di­ca­ment pres­crit et ad­mi­nis­trer un mé­di­ca­ment à des fins d’en­sei­gne­ment », ajoute Mme La­marre.

Par ailleurs, le pro­jet de loi (PL31) vient tout juste d’être adop­té par l’As­sem­blée na­tio­nale. Do­ré­na­vant, les phar­ma­ciens pour­ront, entre autres, ad­mi­nis­trer des vac­cins. Comme quoi le phar­ma­cien de quar­tier ac­com­pagne la po­pu­la­tion, des tout-pe­tits aux aî­nés, de­puis la nais­sance jus­qu’aux soins pal­lia­tifs !

« Ces nou­velles contri­bu­tions des phar­ma­ciens re­flètent bien le ni­veau d’im­pli­ca­tion, de com­pé­tence, d’im­pu­ta­bi­li­té et de res­pon­sa­bi­li­té de ces der­niers. On peut dire que ce pro­fes­sion­nel est une sorte de sen­ti­nelle de la san­té, tou­jours dis­po­nible tout au long du par­cours de soins de ses pa­tients », ré­sume Mme La­marre.

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