D’où pro­viennent nos plaques d’im­ma­tri­cu­la­tion

À l’ac­qui­si­tion d’une nou­velle voi­ture chez notre conces­sion­naire Mo­bi­lis, nous pen­sons d’em­blée à y ap­po­ser une plaque d’im­ma­tri­cu­la­tion avant que vous pre­niez la route.

Le Journal de Quebec - Autonet.ca - - SURLERADAR -

Sa­viez-vous que der­rière cet ac­ces­soire fon­da­men­tal se cache près d’un siècle d’évo­lu­tion? Voi­ci donc l’his­toire de cette pe­tite ta­blette rec­tan­gu­laire qui a par­cou­ru bien du che­min!

DE NOM­BREUX MA­TÉ­RIAUX ONT ÉTÉ UTI­LI­SÉS POUR PRO­DUIRE LES PLAQUES

En 1906, l a loi pro­vin­ciale re­la­tive aux plaques d’im­ma­tri­cu­la­tion est adop­tée. Le pro­prié­taire re­çoit une plaque sur la­quelle un nu­mé­ro est ins­crit. Le conduc­teur doit éga­le­ment peindre lui­même les lettres et les chiffres dans une cou­leur voyante sur son vé­hi­cule.

Au cours des an­nées, les plaques d’im­ma­tri­cu­la­tion ont été faites de dif­fé­rents ma­té­riaux. En ef­fet, elles ont dé­jà été fa­bri­quées en bois, en ca­ou­tchouc et même en por­ce­laine. En 1925, elles sont de­ve­nues beau­coup plus so­lides et ont com­men­cé à être confec­tion­nées en acier. C’est seule­ment en 1951 que l’alu­mi­nium a été uti­li­sé pour fa­bri­quer les plaques que nous connais­sons au­jourd’hui.

L’ÉVO­LU­TION DE LA PLAQUE D’IM­MA­TRI­CU­LA­TION

C’est en 1950 que la fleur de lys est ap­pa­rue sur les plaques d’im­ma­tri­cu­la­tion du Qué­bec. Celle-ci vient rem­pla­cer l e ti­ret. Du­rant les an­nées 1960, l’ap­pel­la­tion La Belle Province était ins­crite sur l es plaques d’im­ma­tri­cu­la­tion. C’est en 1978 que la de­vise Je­me­sou­viens a fait son ap­pa­ri­tion. Jus­qu'en 1977, les chauf­feurs du Qué­bec de­vaient chan­ger an­nuel­le­ment leur plaque d’im­ma­tri­cu­la­tion et c’est seule­ment à par­tir de 1979 qu’on s’est mis à émettre des plaques per­ma­nentes.

UN PRI­VI­LÈGE POUR LES AMIS DE DUP­LES­SIS

En 1951, Dup­les­sis était pre­mier mi­nistre du Qué­bec. Ce­lui-ci a fait ajou­ter un «B» bleu à la droite de la plaque d’im­ma­tri­cu­la­tion de ses amis proches. Ce «B» of­frait plu­sieurs pri­vi­lèges à son dé­ten­teur, dont l’ab­sence de contra­ven­tions. Plu­sieurs per­sonnes ont vi­ve­ment cri­ti­qué cette mé­thode. Le «B» a fi­na­le­ment été éli­mi­né en 1954.

Il n’y a pas de doute, les plaques d’im­ma­tri­cu­la­tion ont connu une évo­lu­tion au même titre que la voi­ture, avant de de­ve­nir celles que nous connais­sons au­jourd’hui. La pro­chaine fois que vous achè­te­rez une nou­velle voi­ture chez votre conces­sion­naire Mo­bi­lis et que vous ap­po­se­rez votre plaque sur votre voi­ture, pen­sez à tout le che­min qu’elle a par­cou­ru pour de­ve­nir celle qu’elle est au­jourd’hui.

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