Bien­ve­nue aux ÎLES CAÏ­MANS

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GEORGE TOWN, Grand Cay­man | Entre l’Amé­rique cen­trale et la Ja­maïque, juste en des­sous de Cu­ba, se trouve un mi­nus­cule ar­chi­pel où la mer est plus belle que par­tout ailleurs, où l’on mange aus­si bien que dans les grandes ca­pi­tales et où se ren­contrent les cultures du monde en­tier. Bien­ve­nue aux îles Caï­mans.

Avant même d’em­bar­quer dans l’avion vers Grand Cay­man, la table est mise. À l’aé­ro­port, de­vant la porte d’em­bar­que­ment, des pré­sen­toirs offrent gra­tui­te­ment des ma­ga­zines de grande qua­li­té, van­tant tan­tôt la cui­sine, tan­tôt l’im­mo­bi­lier, tan­tôt les ac­ti­vi­tés à faire aux îles Caï­mans. C’est qu’il y a de l’ar­gent aux îles et que ceux qui y ha­bitent sont fiers de leurs beau­tés.

« Il n’y a pas vrai­ment de “lo­caux” ici », vais-je en­tendre à plu­sieurs re­prises pen­dant mon sé­jour sur Grand Cay­man, la prin­ci­pale des trois pe­tites îles qui forment les îles Caï­mans. On pour­rait rec­ti­fier en di­sant que ceux qui ont pas­sé leur vie ici sont plus rares qu’ailleurs et que leurs fa­milles sont là de­puis un peu moins de trois siècles, tout au plus.

GROTTES À VI­SI­TER

Mais il y a bien des na­tifs aux îles. C’est le cas de Do­no­van, guide aux Crystal Caves, des grottes ni­chées sous la fo­rêt de Grand Cay­man. De­vant le groupe de vi­si­teurs en ex­cur­sion, il parle avec pas­sion des grottes qui ont été pen­dant son en­fance le plus beau des ter­rains de jeux. Si la vi­site per­met d’en dé­cou­vrir trois, toutes im­pres­sion­nantes, Do­no­van as­sure qu’on en trouve plus de 100 sur l’île et que, bien­tôt, la vi­site per­met­tra d’en dé­cou­vrir da­van­tage.

Ou­vertes au pu­blic de­puis 2016 seule­ment, les grottes de Grand Cay­man sont un peu le signe du dé­ve­lop­pe­ment que connaît la des­ti­na­tion. Avec l’au­to de lo­ca­tion, en rou­lant par la gauche (après tout, le ter­ri­toire ap­par­tient au Royaume-Uni) sur l’île de 197 km2, nous croi­sons plu­sieurs chan­tiers. « C’est que l’île n’est pas ter­mi­née », m’ex­pli­que­ra plus tard Mar­le­na Ryls­ka, di­rec­trice ser­vice trai­teur et groupes à l’hô­tel Kimp­ton Sea­fire Re­sort and Spa, ou­vert lui aus­si en 2016, et si­tué à cô­té d’un es­pace va­cant qui de­vien­dra bien­tôt une grande place des fes­ti­vals.

Po­lo­naise ayant gran­di à To­ron­to et Mon­tréal avant d’at­ter­rir à Grand Cay­man au dé­but de 2018, Mar­le­na se plaît dans sa nou­velle vie. « Il est fa­cile de se faire des amis ici, puisque tout le monde est nou­veau : il y a au sein du per­son­nel de l’hô­tel plus de 60 na­tio­na­li­tés. Sur l’île, on ra­conte que c’est plus de 100. »

Parce qu’on n’y paie ni taxes ni im­pôts, les îles Caï­mans at­tirent plu­sieurs en­tre­prises et par­ti­cu­liers étran­gers, ceux qu’on ap­pelle « les ex­pats ». Bien sûr, ils sont en prime sé­duits par la ma­gni­fi­cence des lieux.

VÉ­RO­NIQUE LE­DUC, Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

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