7 BONNES RAI­SONS DE VI­SI­TER BUE­NOS AIRES

Le Journal de Quebec - Cahier Voyages - - News - ANTOINE AU­BERT Agence QMI

BUE­NOS AIRES, Ar­gen­tine | Bouillon­nante et ter­ri­ble­ment at­ta­chante, Bue­nos Aires est unique en Amé­rique du Sud. Son ar­chi­tec­ture rap­pelle son ca­rac­tère eu­ro­péen : on se croit plus d’une fois, au cours du sé­jour, dé­bar­qué en Ita­lie, en Es­pagne ou même en France. La ca­pi­tale ar­gen­tine n’en garde pas moins sa propre iden­ti­té, grâce à la ri­chesse de sa culture et de son art de vivre où trônent les plai­sirs de la table et le tan­go.

Voi­ci sept bonnes rai­sons d’y al­ler :

1 LES COU­LEURS DU QUAR­TIER LA BO­CA

Certes, les at­trac­tions pour tou­ristes pul­lulent à la Bo­ca, mais le quar­tier conserve tout son charme grâce aux cou­leurs cha­toyantes qui ornent les bâ­tisses du Ca­mi­ni­to, la cé­lèbre ar­tère du quar­tier, et les rues avoi­si­nantes. On aime y dé­am­bu­ler le nez en l’air pour ad­mi­rer le spec­tacle. Dans le même quar­tier, les ama­teurs de soc­cer (une re­li­gion en Ar­gen­tine) et d’am­biances hors du com­mun se pré­ci­pi­te­ront à la Bom­bo­ne­ra, le stade de l’équipe de Bo­ca Ju­nior. Pour as­sis­ter à un match en toute sé­cu­ri­té, pri­vi­lé­giez les offres pour les groupes de tou­ristes.

2 LES MI­NI-CROI­SIÈRES SUR LE DEL­TA PA­RANÁ

À près d’une heure de Bue­nos Aires en train, on dé­couvre à Tigre les

fas­ci­nantes eaux cou­leur terre de la par­tie in­fé­rieure du del­ta Pa­raná. Là, des mi­ni-croi­sières vous em­mènent à tra­vers les mul­tiples ca­naux où passe le fleuve. On se croi­rait presque à Ve­nise, avec un cô­té plus sau­vage. Loin du tu­multe de la grande ville, le dé­pay­se­ment et le calme sont as­su­rés.

3 LA VIANDE ET LE VIN DE LA CABRERA

Quand il s’agit de gas­tro­no­mie, la viande grillée (no­tam­ment le boeuf) est reine dans la ca­pi­tale ar­gen­tine. Le res­tau­rant La Cabrera, dans le quar­tier de Pa­ler­mo, passe pour l’un des meilleurs éta­blis­se­ments où la dé­gus­ter. Le choix est vaste sur le me­nu, mais soyez aver­ti : la taille des pièces ser­vies est hors norme pour les non ini­tiés ! Le tout s’ac­com­pagne vo­lon­tiers d’un bon verre d’un puis­sant Mal­bec ve­nu de la ré­gion de Men­do­za, fier­té vi­ti­cole du pays. Avant le re­pas, il faut pro­fi­ter du quar­tier Pa­ler­mo, l’un des plus beaux de Bue­nos Aires.

4 LE MAR­CHÉ AUX PUCES DE SAN TELMO

Chaque di­manche, c’est le même spec­tacle au­tour de la Pla­za Dor­re­go, à San Telmo, l’un des quar­tiers les plus an­ciens et les plus agréables de Bue­nos Aires. Des mil­liers de per­sonnes se suc­cèdent de­vant les nom­breux stands du mar­ché aux puces. Il y a de tout : des vê­te­ments, des bi­joux, des bi­be­lots ou en­core des us­ten­siles pour boire et faire du ma­té, l’in­fu­sion na­tio­nale. Des mu­si­ciens de rue pro­fitent de l’évé­ne­ment pour faire preuve de leur ta­lent et rendre l’am­biance bon en­fant. On n’ou­blie pas de s’ar­rê­ter à une ter­rasse d’un des sym­pa­thiques ca­fés et bars du quar­tier.

5 L’ART DU TAN­GO DANS UNE MI­LON­GA

Qui dit Bue­nos Aires dit tan­go. C’est là que la danse sen­suelle au­rait été créée au 19e siècle. Du quar­tier de la Bo­ca au mar­ché de San Telmo, les dé­mons­tra­tions dans les rues ne manquent pas. Tou­te­fois, beau­coup pré­fèrent l’uni­vers des mi­lon­gas, ces éta­blis­se­ments et évé­ne­ments met­tant à l’hon­neur l’art du tan­go. On peut fou­ler la piste ou seule­ment ad­mi­rer les adeptes qui dansent une grande par­tie de la soi­rée, voire de la nuit. Le Club Gri­cel, la Vi­ru­ta (à Pa­ler­mo) et le Be­so (au cen­tre­ville) font fi­gure d’ins­ti­tu­tions. On peut même y suivre un ou plu­sieurs cours.

6 LE MU­SÉE DES BEAUX-ARTS

Bue­nos Aires est consi­dé­rée comme l’un des phares de la culture en Amé­rique du Sud, à l’image de son Mu­sée des Beaux-Arts. Ce­lui-ci ren­ferme une col­lec­tion où l’on re­trouve le gé­nie de Mo­net, Rem­brandt, Goya ou Pi­cas­so. Sur­tout, c’est la découverte du ta­lent des peintres ar­gen­tins (An­to­nio Ber­ni, Emi­lio Pet­to­ru­ti, Be­ni­to Quin­que­la Martín) qui éclate de­vant nos yeux. On en sort ébloui. L’en­trée est gratuite le mar­di. Avant ou après, pen­sez à mar­cher à quelques mètres du mu­sée pour ad­mi­rer l’un des sym­boles de la ville, la fleur Flo­ra­lis Ge­né­ri­ca. Cette spec­ta­cu­laire oeuvre en mé­tal haute de 20 mètres s’ouvre et se re­ferme tous les jours.

7 LE CI­ME­TIÈRE DE RECOLETA

Le très hup­pé quar­tier Recoleta illustre par­ti­cu­liè­re­ment le cô­té fran­çais de Bue­nos Aires. Ses larges ar­tères et ses élé­gants im­meubles rap­pellent le Pa­ris hauss­man­nien. Le chic de Recoleta se voit jusque dans son ci­me­tière, de­ve­nu une at­trac­tion tou­ris­tique à part en­tière. On peut mar­cher pen­dant plu­sieurs heures entre les tombes aux ap­pa­rences d’oeuvres d’art. C’est là que re­pose Eva Perón, la cé­lèbre Evi­ta, l’icône po­li­tique et so­ciale de tout un peuple de­puis les an­nées 1940.

PHO­TOS ANTOINE AU­BERT, AGENCE QMI ET ADOBE STOCK

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