« J’AI SÛ­RE­MENT DÉ­JÀ ÉTÉ UNE ITA­LIENNE DANS UNE AUTRE VIE »

Le Journal de Quebec - CASA - - DANS LA CUISINE AVEC MAXIM ROY - THIER­RY DARAIZE Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

Maxim passe son temps dans les va­lises et dans les aé­ro­ports… Mon­tréal, To­ron­to, Los An­geles. Elle passe du fran­çais à l’an­glais spon­ta­né­ment, comme une évi­dence. Vingt-cinq ans de car­rière, trente-deux films, qua­rante sé­ries té­lé. On pour­ra la voir entre autres dans la sé­rie

Sha­dow­hun­ters et 19-2. Et elle a aus­si créé une ligne de bi­joux, la col­lec­tion Maxim Roy, dont 10 % des pro­fits sont re­mis à ANEB, une or­ga­ni­sa­tion ve­nant en aide aux per­sonnes at­teintes d’un trouble ali­men­taire. Maxim nous pro­pose au­jourd’hui une re­cette du chef S’Ar­to Char­tier Otis du res­tau­rant Ma­kro. Re­cette qu’elle af­fec­tionne par­ti­cu­liè­re­ment et qu’elle re­vi­site chez elle avec doig­té.

QUES­TION­NAIRE GOUR­MAND

Pré­sente-moi ton ac­ces­soire de cui­sine fé­tiche et pour­quoi l’avoir choi­si.

Je me rends compte au fil du temps que je m’équipe de mieux en mieux, car je com­prends qu’avec du bon ma­té­riel, je réa­lise de meilleures choses. Non seule­ment c’est pra­tique, mais je gagne aus­si du temps. Donc, poêle de cuis­son, bon four­neau, bat­te­rie de cas­se­roles, man­do­line… ça me sou­lage d’avoir ce qu’il faut.

As-tu d’autres ac­ces­soires qui te fa­ci­litent la vie dans ta cui­sine ?

De bons cou­teaux, ça aus­si, ça a chan­gé ma vie. Ima­gine, sur­tout pour cou­per les lé­gumes. C’est de­ve­nu in­dis­pen­sable.

Pour toi, un re­pas et une soi­rée par­faite, c’est quoi ?

Un verre de cham­pagne (du vrai cham­pagne, pas su­cré) en apé­ro. Très bon vin pour la soi­rée, je pré­fère boire moins, mais mieux. Des chan­delles par­tout pour créer une belle am­biance in­time et cha­leu­reuse. Évi­dem­ment, une bonne cui­sine, aus­si simple que cha­leu­reuse. C’est fa­cile de com­men­cer avec un bon po­tage, puis des pâtes aux fruits de mer ou un ri­sot­to, un beau pois­son grillé, de la sa­lade. Ah oui, j’ou­bliais ! Du pain ! De la mu­sique, une bonne conver­sa­tion, des rires… Voi­là ma soi­rée par­faite.

Es­saies-tu tes re­cettes avant de les ser­vir à tes in­vi­tés ?

Non, mal­heu­reu­se­ment. Je de­vrais tou­jours es­sayer avant. Mes amis sont de bons amis, alors ils ac­ceptent d’être mes co­bayes. Des vrais, quoi !

Ra­conte-moi la réa­li­sa­tion cu­li­naire dont tu es la plus fière.

Mon sau­mon au si­rop d’érable. Ha, ha ! Par­fois, on peut sor­tir la fille du Qué­bec, mais on ne sort pas le Qué­bec de la fille. C’est d’une sim­pli­ci­té dé­con­cer­tante à faire, mais chaque fois que je le fais, pour moi ou pour mes amis,

tout le monde est ra­vi. Un peu de fleur de sel, du beurre, de l’huile d’olive, du ci­tron et du si­rop d’érable… Et voi­là, rien de plus simple, quelques mi­nutes au four et c’est que du bon­heur !

Dis-nous que tu rates les choses à l’oc­ca­sion et qu’il t’est dé­jà ar­ri­vé de ser­vir un plat com­plè­te­ment ra­té…

Non, je l’ai plu­tôt je­té aux vi­danges. J’ai ser­vi des trucs ache­tés à la place et j’ai fait sem­blant que c’était moi qui les avais faits. On en rit en­core. Si­non, une soupe de to­mate im­man­geable, une hor­reur qui, là aus­si, a été aux vi­danges, di­rect.

Meilleure ex­pé­rience cu­li­naire à vie ?

Pla­za Athé­née à Pa­ris. Je me frot­tais les yeux et me pin­çais pour me de­man­der si je ne rê­vais pas. Tout était beau­té et per­fec­tion. Le ser­vice, comme un bal­let bien or­ches­tré au mil­li­mètre. Ma­gni­fique !

Ça sen­tait quoi chez toi, dans la cui­sine, lorsque tu étais pe­tite ?

Le bon ca­fé et les crêpes, cette odeur est en­core dans ma mé­moire. J’y pense, là, et je sens l’odeur. Ma­gique !

As-tu un rêve cu­li­naire ? Par exemple, un res­to où tu sou­haites al­ler, un pro­jet cu­li­naire, un vin rare à dé­gus­ter… ?

The French Laun­dry à San Fran­cis­co, le chef Thomas Kel­ler en Ca­li­for­nie, c’est une lé­gende et son éta­blis­se­ment est un havre de paix de gour­man­dises. Chic, mais pas in­ti­mi­dant. Évi­dem­ment, il faut en avoir les moyens, mais une fois dans une vie, c’est quelque chose.

Livre de re­cettes pré­fé­ré ?

Ja­mie Oli­ver. Ses livres sont simples et cha­leu­reux. Tu n’es pas in­ti­mi­dé par ses re­cettes, tu es convain­cu que tu peux les faire et ça marche… Pour moi en tout cas.

Fro­mage pré­fé­ré ?

Chèvre noir… avec du bon pain.

« Sans pommes du Qué­bec, je suis bien mal­heu­reuse »

Réa­li­sa­tion cu­li­naire dont elle est le plus fière, un sau­mon au si­rop d’érable !

Pla­za Athé­née à Pa­ris.

Le res­tau­rant Pas­ta­ga, un de ses pré­fé­rés.

Pour les pe­tis groupes, chez Ma­kro, puis­qu’on peut par­ta­ger plats !

L’odeur des crêpes lui rap­pelle son en­fance

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