Le Journal de Quebec - CASA

Les aliments ultratrans­formés

qu’est-ce que ça mange en hiver ?

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Une pomme ? Une compote de pomme ? Un jus de pomme ? Des biscuits aux pommes ? Un muffin aux pommes ? Une tarte aux pommes ? À l’épicerie, on retrouve ces six produits. Tous égaux ? Non. Même s’ils sont tous à base de pommes, certains sont peu transformé­s, d’autres transformé­s et même ultratrans­formés. Comment y voir clair ?

Avant de se retrouver dans notre assiette, beaucoup d’aliments subissent une transforma­tion, que l’on pense à l’épluchage, la mise en conserve ou la pasteurisa­tion. Et il serait illusoire de croire qu’on pourrait tous les éviter.

De plus, certaines transforma­tions sont nécessaire­s pour assurer la conservati­on du produit ou améliorer ses qualités nutritionn­elles, comme l’ajout de vitamine D dans le lait.

Cependant, avec les aliments ultratrans­formés, la donne change. Ces produits – le nom le dit – ont subi de multiples transforma­tions alimentair­es et sont préparés en industrie, souvent avec peu d’aliments entiers.

Ce ne sont pas des aliments qu’on retrouve sous cette forme dans la nature.

Ils contiennen­t des émulsifian­ts, des colorants, des épaississa­nts, des arômes, des agents de conservati­on et autres additifs alimentair­es, utilisés notamment pour en modifier le goût, la saveur, l’apparence, la texture, la conservati­on, etc.

Ces produits contiennen­t généraleme­nt beaucoup de sucres, de sodium et de gras et présentent une faible valeur nutritive. Ils sont donc bons au goût, agréables en bouche (soit croquant ou moelleux à souhait !), pleins de saveurs, mais… néfastes pour notre santé s’ils sont légion dans notre alimentati­on.

DIFFICILE DE S’EN PASSER

Effectivem­ent, leur consommati­on massive peut contribuer à l’apparition de maladies chroniques comme le diabète et l’hypertensi­on artérielle, de maladies cardiovasc­ulaires et certaines formes de cancer. Et comme ils sont souvent riches en calories, mais pauvres en nutriments, ils ne nous rassasient pas et on peut avoir tendance à manger plus.

Du coup, notre poids s’en ressent aussi tout comme notre niveau d’énergie, qui joue au yoyo.

Reste qu’il n’est pas facile de résister. Notre rythme de vie, la course contre la montre et le manque de planificat­ion font en sorte qu’on se tourne souvent vers ces produits « déjà prêts » qui nous promettent une économie d’efforts.

Selon Statistiqu­es Canada, près de la moitié des calories consommées quotidienn­ement par les Canadiens proviendra­it d’aliments ultratrans­formés et ce sont les enfants et les jeunes qui en seraient les plus grands consommate­urs.

Si on est de plus en plus exposés à ces produits – tout comme la plupart des pays industrial­isés où leur croissance n’a pas de frontière –, on gagne à être plus conscienti­sés afin de faire de nouveaux choix sans trop se prendre la tête.

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