Le Journal de Quebec - Évasion

LES BIENFAITS DE VOYAGER

Chaque semaine, notre chroniqueu­se Lise Giguère donne des conseils et des trucs pour les voyageurs avertis.

- LISE GIGUÈRE

Ceux qui bouclent régulièrem­ent leurs valises pour partir à la découverte de contrées lointaines sont-ils plus heureux que ceux qui restent bien sagement à la maison ? Dans son livre Que reste-t-il de nos voyages, l’auteure et journalist­e Marie-Julie Gagnon s’est penchée sur cette question. Pour être certaine de trouver les bonnes réponses, elle a rencontré une trentaine de voyageurs et une quinzaine d’experts et leur a demandé quels étaient les bienfaits du voyage.

Dans un premier temps, elle cite une étude du Dr Thomas Gilovich, professeur de psychologi­e de la Cornell University qui lie le souvenir au plaisir. Selon lui, se procurer un nouvel objet procure un bonheur éphémère, tandis que le souvenir d’un voyage procure un bonheur durable puisque le seul fait de revisiter le souvenir en pensée nous fera sourire.

Si voyager permet de se créer des souvenirs impérissab­les, d’oublier le quotidien, de casser notre rythme de vie effréné, de reposer son cerveau et son corps, dans ce cas le voyage offre-t-il d’autres avantages ?

■ La confiance en soi et une grande capacité d’adaptation. Devoir réagir et s’ajuster rapidement à des situations qui nous sont étrangères et réaliser qu’au bout du compte, on s’en est bien sorti sont des aspects du voyage valables dans la vie de tous les jours.

■ L’ouverture sur le monde. En s’ouvrant aux autres, aux nouvelles croyances, aux coutumes parfois surprenant­es et aux façons de voir les choses différemme­nt, on développe la tolérance, la patience, l’indulgence et le respect de la différence. L’inconnu nous fait alors beaucoup moins peur, ce qui permet de faire des rencontres que l’on n’aurait jamais pu faire autrement, de créer de nouveaux liens enrichissa­nts.

■ Mieux se connaître. Loin de chez soi et de ses repères, on découvre des aspects de soi parfois insoupçonn­és (forces, faiblesse, aptitudes, traits de caractère). Bref, on découvre le pire et le meilleur en nous. Ces découverte­s peuvent s’avérer fort utiles au retour, tant dans notre vie personnell­e que profession­nelle.

■ On devient plus responsabl­e. On apprend vite à discerner l’essentiel de l’accessoire, et de ce fait, on améliore son sens de l’organisati­on.

■ Apprécier ce que l’on a. Quand on a partagé, ne serait-ce que quelques heures, le quotidien de personnes qui n’ont rien, mais qui sourient, on n’a plus tendance à se plaindre pour des petits détails. On réalise avec encore plus de force la valeur de ce qui nous entoure, aussi bien les magnifique­s paysages de notre pays que la richesse de nos liens familiaux et amicaux.

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