Agran­dir son sta­tion­ne­ment

Votre en­trée vous pa­raît pe­tite de­puis que votre ado a son au­to? La so­lu­tion est simple : faites agran­dir votre sta­tion­ne­ment !

Le Journal de Quebec - Immo - - ACTUALÍTES - Nadia BER­GE­RON Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

As­su­rez-vous d’avoir un per­mis dé­li­vré par votre mu­ni­ci­pa­li­té avant d’en­tre­prendre les tra­vaux d’agran­dis­se­ment. Ce do­cu­ment est obli­ga­toire si vous de­vez em­pié­ter sur votre ga­zon, rap­pelle Éric Jo­bi­don, ac­tion­naire pour l’en­tre­prise Pa­vage Ste-foy : « On doit res­pec­ter un pour­cen­tage de pe­louse sur notre ter­rain, se­lon chaque quar­tier. »

Vous n’avez pas be­soin de per­mis lorsque l’en­trée est sur le gra­vier et que vous ne chan­gez pas les di­men­sions dé­jà éta­blies. Une fois le per­mis en main, la ville vien­dra scier la chaîne de rue afin de res­pec­ter la nou­velle lar­geur de votre en­trée. Cer­tains sec­teurs pour­raient émettre des res­tric­tions et même re­fu­ser ce per­mis, comme dans le cas d’un ter­rain si­tué près d’un ver­sant d’eau. On craint alors la pol­lu­tion de l’eau cau­sée par l’as­phalte.

Conser­ver l’an­cien sta­tion­ne­ment

Il n’est pas né­ces­saire d’en­le­ver le sta­tion­ne­ment dé­jà exis­tant si l’as­phalte est en­core en bon état et le ni­vel­le­ment bien droit. Par contre, vous de­vrez vous as­su­rer d’avoir le même genre de fon­da­tion avant d’ajou­ter votre en­trée sup­plé­men­taire, si­non le sol ne tra­vaille­ra pas de la même ma­nière. « Si j’ex­cave dif­fé­rem­ment, je pour­rais créer une in­sta­bi­li­té au sol et il y au­ra peut-être une par­tie qui va bou­ger plus que l’autre », ex­plique M. Jo­bi­don. Iden­ti­fiez bien la na­ture du ter­rain.

Une par­celle de terre plus in­stable et ar­gi­leuse exige un trou de fon­da­tion plus pro­fond qu’une sur­face rem­plie de sable. Dans un en­droit ro­cheux ou ter­reux, on va de­voir en­le­ver les pe­tites roches qui re­montent avec le gel et le dé­gel. « Si on ne les ex­traie pas, ils vont faire des bosses dans l’as­phalte », si­gnale M. Jo­bi­don.

Au­cune dé­mar­ca­tion... ou presque !

Avec le temps et les in­tem­pé­ries, l’as­phalte dé­jà po­sé est moins lisse et moins fon­cé. Idéa­le­ment, quand on coule la nou­velle sur­face, on ne veut pas qu’il y ait une trop grande dé­mar­ca­tion avec l’an­cien pro­duit. Pour y par­ve­nir, M. Jo­bi­don ajoute un scel­lant à base de bi­tume : « On uni­for­mise la cou­leur. C’est sûr qu’on ver­ra un peu le joint entre les deux en­trées, mais c’est quand même es­thé­tique quand on ne veut pas dé­truire celle dé­jà exis­tante », dit-il en sou­li­gnant qu’il faut aus­si mettre la même épais­seur d’as­phalte.

Au dé­part, on en dé­pose en­vi­ron 65 mil­li­mètres, mais une fois qu’elle se­ra com­pac­tée et écra­sée par le rou­leau, il en res­te­ra en­vi­ron 50 mil­li­mètres. Le coût des tra­vaux est évi­dem­ment va­riable, mais si la su­per­fi­cie était dé­jà de 16 pieds et que vous agran­dis­sez jus­qu’à 21 pieds, vous pour­riez dé­bour­ser entre 1000 $ et 1 200 $ pour l’ex­ca­va­tion et en­vi­ron 700 $ à 800 $ pour l’as­phalte.

Si vous pré­fé­rez, met­tez du pa­vé uni au lieu de l’as­phalte : vous ob­tien­drez ain­si une belle com­bi­nai­son entre ce ma­té­riau et votre en­trée dé­jà gou­dron­née.

Construire à neuf

Dans le cas où votre an­cienne al­lée se­rait de mau­vaise qua­li­té, il vaut mieux la dé­truire et tout re­cons­truire à neuf avec les nou­velles di­men­sions ajou­tées. Une en­trée est ra­bo­teuse et de piètre qua­li­té pour plu­sieurs rai­sons : elle gon­dole à cause de l’ar­gile qui la fait gon­fler, on a ou­blié d’en­le­ver les pe­tites roches à la sur­face ou le ma­té­riel de rem­blai est nui­sible et d’une qua­li­té dou­teuse.

Les coûts sont plus éle­vés pour une nou­velle construc­tion. S’il s’agit d’un sta­tion­ne­ment pour 4 voi­tures d’une di­men­sion de 800 pieds car­rés, vous pour­riez dé­bour­ser en­vi­ron 6 500 $ pour faire ex­ca­ver et as­phal­ter. Afin d’ob­te­nir une belle fi­ni­tion, cer­tains ajoutent un mu­ret, une longue bor­dure ou du pa­vé uni.

En­tre­prise spé­cia­li­sée

Pour ce genre de tra­vaux, vous de­vez vous ré­fé­rer à une en­tre­prise spé­cia­li­sée. Mé­fiez-vous des ven­deurs iti­né­rants qui frappent à votre porte ou qui vous sol­li­citent par té­lé­phone. « De­man­dez tou­jours le numéro de li­cence de la RBQ et vé­ri­fiez dans le re­gistre des en­tre­prises », pré­vient M. Jo­bi­don qui si­gnale l’im­por­tance de ne ja­mais payer avant que les tra­vaux ne soient com­plé­tés : « C’est illé­gal de de­man­der des acomptes! Lé­ga­le­ment, on n’a pas le droit de le faire. » Le client doit payer à la fin des tra­vaux seu­le­ment.

Choi­sir une en­tre­prise ac­cré­di­tée et re­com­man­dée par Caa-qué­bec est aus­si un gage de cré­di­bi­li­té. Vous au­rez l’es­prit tran­quille et une belle en­trée bien construite si vous faite af­faire avec une en­tre­prise com­pé­tente !

Pho­tos : Cour­toi­sie Pa­vage Ste-foy

Faire agran­dir un sta­tion­ne­ment exige une bonne pré­pa­ra­tion et re­quiert les ser­vices d’une en­tre­prise spé­cia­li­sée et ex­pé­ri­men­tée.

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