De­gré de vul­né­ra­bi­li­té glo­bal faible à Qué­bec

La So­cié­té ca­na­dienne d’hy­po­thèques et de lo­ge­ment (SCHL) vient de pu­blier les ré­sul­tats de son Éva­lua­tion du mar­ché de l’ha­bi­ta­tion (EMH) du qua­trième tri­mestre de 2017.

Le Journal de Quebec - Immo - - ACTUALITÉS - Pa­mé­la EGAN

Ce rap­port tri­mes­triel vise à dé­ce­ler la vul­né­ra­bi­li­té des mar­chés de l’ha­bi­ta­tion. Il en res­sort que le ni­veau de risque glo­bal est éle­vé au pays, alors qu’il est plu­tôt faible dans la ré­gion mé­tro­po­li­taine de re­cen­se­ment (RMR) de Qué­bec.

L’EMH

L’EMH est un cadre ana­ly­tique qui per­met de dres­ser un por­trait exact de la si­tua­tion glo­bale du mar­ché de l’ha­bi­ta­tion. Il s’agit d’une ana­lyse de la conjonc­ture du mar­ché de l’ha­bi­ta­tion qui tient compte de la pré­sence, de l’in­ten­si­té et de la per­sis­tance de quatre prin­ci­paux fac­teurs, soit la sur­chauffe, l’ac­cé­lé­ra­tion de la crois­sance des prix des lo­ge­ments, la sur­éva­lua­tion et la construc­tion ex­ces­sive. Les ré­sul­tats de L’EMH ont per­mis à la SCHL de bros­ser le por­trait du mar­ché de l’ha­bi­ta­tion du pays, et plus par­ti­cu­liè­re­ment de 15 RMR.

Au pays

L’éva­lua­tion glo­bale au pays est de­meu­rée éle­vée de­puis le der­nier rap­port pu­blié en jan­vier. « Se­lon notre éva­lua­tion, le de­gré de vul­né­ra­bi­li­té de­meure éle­vé dans l’en­semble du mar­ché ca­na­dien, en rai­son de la com­bi­nai­son des signes mo­dé­rés d’ac­cé­lé­ra­tion des prix et de sur­éva­lua­tion. La si­tua­tion va­rie pas­sa­ble­ment d’une ré­gion à l’autre, le de­gré de vul­né­ra­bi­li­té étant en­core éle­vé dans les grands centres de l’on­ta­rio et de la Co­lom­bie-bri­tan­nique et mo­dé­ré ou faible dans les mar­chés des Prai­ries et de l’at­lan­tique », ex­plique M. Bob Du­gan, éco­no­miste en chef de la SCHL.

À Qué­bec

Les ré­sul­tats ob­te­nus dans la RMR de Qué­bec ont très peu évo­lué par rap­port au tri­mestre pré­cé­dent. « Le de­gré glo­bal de vul­né­ra­bi­li­té dans le mar­ché de l’ha­bi­ta- tion de la ré­gion de Qué­bec est de­meu­ré faible. Néan­moins, les signes de construc­tion ex­ces­sive res­tent à sur­veiller en rai­son du nombre im­por­tant de lo­ge­ments lo­ca­tifs tra­di­tion­nels en construc­tion ou ré­cem­ment ache­vés », rap­porte M. Ni­co­las Ber­nat­chez, ana­lyste prin­ci­pal à la SCHL.

L’or­ga­nisme sou­ligne que les signes de sur­éva­lua­tion des prix sont de­meu­rés faibles, car dans l’en­semble, les prix des ha­bi­ta­tions dans la ré­gion sont de­meu­rés près des ni­veaux jus­ti­fiés par les fac­teurs éco­no­miques et dé­mo­gra­phiques fon­da­men­taux.

Quant à la sur­chauffe et l’ac­cé­lé­ra­tion de la crois­sance des prix, elles ne sou­le­vaient pas de pré­oc­cu­pa­tions puisque l’offre de pro­prié­tés à vendre de­meu­rait re­la­ti­ve­ment abon­dante et les prix réels des ha­bi­ta­tions (en te­nant compte de l’in­fla­tion) ont même sui­vi une lé­gère ten­dance à la baisse.

La SCHL a éga­le­ment fait une pe­tite pa­ren­thèse sur le rythme des mises en chan­tier de lo­ge­ments lo­ca­tifs tra­di­tion­nels. Même si le taux d’in­oc­cu­pa­tion des lo­ge­ments lo­ca­tifs a lé­gè­re­ment bais­sé en 2017, il de­meure à un ni­veau re­la­ti­ve­ment éle­vé dans la ré­gion à 4,5 %. De plus, le nombre de mises en chan­tier est res­té his­to­ri­que­ment éle­vé au cours de la der­nière an­née. Avec un nombre im­por­tant d’uni­tés ré­cem­ment ache­vées ou en construc­tion, la crois­sance de l’offre d’ap­par­te­ments lo­ca­tifs pour­rait sur­pas­ser celle de la de­mande, ce qui exer­ce­ra une pres­sion à la hausse sur le taux d’in­oc­cu­pa­tion.

Pho­to : Can Stock Pho­to/han­na­ma­riah

Se­lon la SCHL, le ni­veau de vul­né­ra­bi­li­té glo­bal est consi­dé­ré comme étant éle­vé au pays.

Pho­to : Can Stock Pho­to/jo­sef­kubes

La SCHL sti­pule que la RMR de Qué­bec af­fiche un risque de vul­né­ra­bi­li­té glo­bal faible, mais que les signes de construc­tion ex­ces­sive res­tent à sur­veiller.

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