Conver­tir une pièce de la mai­son

Tra­vailler à la mai­son de­mande une cer­taine or­ga­ni­sa­tion. Voi­ci quelques conseils pour bien réus­sir votre amé­na­ge­ment pro­fes­sion­nel.

Le Journal de Quebec - Immo - - MAISON EXTRA - Na­dia BER­GE­RON Col­la­bo­ra­tion spéciale

La pre­mière chose à faire consiste à éva­luer vos be­soins en te­nant compte de vos ac­ti­vi­tés. Chan­ger une seule chambre du rez-de-chaus­sée en bu­reau de comp­ta­bi­li­té se­ra beau­coup plus simple que trans­for­mer le sous-sol en gar­de­rie. Se­lon l’am­pleur des tra­vaux, vous de­vez in­for­mer votre mu­ni­ci­pa­li­té pour ob­te­nir l’au­to­ri­sa­tion et le per­mis de ré­no­va­tion né­ces­saire. « Pour une gar­de­rie, il y a des règles de sé­cu­ri­té à res­pec­ter. As­su­rez-vous de bien connaître les rè­gle­ments en vi­gueur », ajoute Si­mon Bou­liane, pro­prié­taire de l’en­tre­prise À votre mai­son. Dans ce cas-ci, vous de­vrez aus­si pré­voir un amé­na­ge­ment confor­table et sé­cu­ri­taire à l’ex­té­rieur, en clô­tu­rant votre ter- rain et en ajou­tant un mo­dule de jeux. Pour évi­ter les mau­vaises sur­prises, ana­ly­sez bien votre bud­get !

Sé­pa­rer le tra­vail de la mai­son

Même si vous trans­for­mez seule­ment une pièce au rez-de-chaus­sée pour votre tra­vail au­to­nome, vous ai­me­riez peut-être avoir un ac­cès plus dis­cret pour vous rendre jus­qu’à votre bu­reau. En par­ti­cu­lier si vous re­ce­vez des gens. Il se­rait alors ju­di­cieux d’ajou­ter un pan de mur et une porte afin de dis­si­mu­ler la vue sur cer­tains en­droits, comme la cui­sine par exemple. En sé­pa­rant votre tra­vail de votre style de vie plus per­son­nel, vous conser­vez ain­si un cli­mat pro­fes­sion­nel. Sur­tout lors­qu’on a des en­fants et que la mai­son est en désordre ! Outre votre bu­reau, les deux autres pièces qui de­vraient être bien propres et ran­gées sont la salle de bain et le hall d’en­trée.

En­suite, vous har­mo­ni­sez votre aire de tra­vail se­lon votre mé­tier. Un bu­reau avec un or­di­na­teur et des éta­gères se­ront suf­fi­sants pour une per­sonne, tan­dis qu’une autre vou­dra mettre une table de mas­so­thé­ra­pie…

Un sous-sol fonc­tion­nel

Vous vou­lez ou­vrir une gar­de­rie au sous-sol ? Vous or­ga­ni­se­rez sans doute les lieux de ma­nière lu­dique et co­lo­rée, mais pen­sez éga­le­ment à l’as­pect mé­tho­dique. Idéa­le­ment, vous au­rez dé­jà une porte d’en­trée in­dé­pen­dante. Si­non, vous de­vrez pré­voir des coûts sup­plé­men­taires im­por­tants afin de pra­ti­quer une ou­ver­ture dans la fon­da­tion.

D’autres tra­vaux vont aus­si mo­no­po­li­ser votre bud­get, comme la concep­tion d’une salle de bain. « Un plombier et un élec­tri­cien de­vront s’oc­cu­per de la tuyau­te­rie et du fi­lage », rap­pelle M. Bou­liane. Tan­dis que l’en­tre­pre­neur pour­ra gé­rer les autres tâches, comme la fi­ni­tion des murs et celle du plan­cher. Le vi­nyle est d’ailleurs un bon ma­té­riau pour le sous-sol, car il sup­porte très bien l’hu­mi­di­té et exige peu d’en­tre­tien. Lorsque l’es­pace nous le per­met, on s’or­ga­nise pour avoir aus­si un pe­tit coin pour le dî­ner avec un four, un fri­go, un évier, une table et des chaises. En ren­dant le sous-sol au­to­nome et fonc­tion­nel, on évite les dé­pla­ce­ments in­ces­sants au rez-de-chaus­sée.

Mieux in­so­no­ri­ser et bien éclai­rer

Les rires et les cris des en­fants peuvent être as­sez bruyants et ca­co­pho­niques ! Il se­rait alors ju­di­cieux d’in­so­no­ri­ser le pla­fond et les murs du sous-sol. M. Bou­liane pro­pose deux so­lu­tions. La pre­mière consiste à ajou­ter des ma­te­las de laine de roche spé­cia­le­ment conçus pour l’iso­la­tion acous­tique. « Si­non, ce qui est en­core mieux est de faire ve­nir un en­tre­pre­neur spé­cia­li­sé qui va souf­fler de la fibre cel­lu­lo­sique », dit-il. Ce pro­duit pos­sède une meilleure pro­prié­té acous­tique.

Vous dis­po­sez de fe­nêtres, mais elles ne laissent pas suf­fi­sam­ment en­trer la lu­mière du jour au sous-sol ? Op­ti­mi­sez l’éclai­rage au pla­fond pour mettre l’ac­cent sur les zones de jeux. Un autre es­pace pour­rait être moins éclairé, s’il est ré­ser­vé pour le do­do de l’après-mi­di, par exemple.

Ac­ces­si­bi­li­té et sé­cu­ri­té

Il y a dé­jà une chambre au sous-sol et vous avez dé­ci­dé de vous en ser­vir pour la sieste des en­fants. Ajou­tez des pe­tits ma­te­las, des dou­dous, une veilleuse et le tour est joué ! Tou­te­fois, il est im­por­tant de rap­pe­ler qu’une chambre doit pos­sé­der au moins une fe­nêtre. Cette ou­ver­ture re­pré­sente une bonne sor­tie de se­cours ac­ces­sible, si ja­mais un in­cen­die ra­vage la pro­prié­té. « Après les tra­vaux, dans le cas d’une gar­de­rie, la ville re­passe pour s’as­su­rer que tout est conforme », in­dique M. Bou­liane.

Peu im­porte votre mé­tier à do­mi­cile, une fois que vous êtes bien ins­tal­lé, ré­ser­vez aus­si de l’es­pace dans votre sta­tion­ne­ment pour vos fu­turs clients !

Une gar­de­rie à la mai­son ? Amé­na­gez aus­si votre cour pour vos joyeux lu­rons !

Tra­vailler à la mai­son exige un amé­na­ge­ment à la fois es­thé­tique et pra­tique ! Cré­dits: Pixa­bay

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