Bles­sures et ac­ci­dents à la maison : com­ment les pré­ve­nir ?

Brû­lures, chutes, in­toxi­ca­tions… plu­sieurs ac­ci­dents peuvent se pro­duire à la maison et af­fec­ter votre san­té ou votre sé­cu­ri­té. Voi­ci quelques conseils pour évi­ter de vous bles­ser.

Le Journal de Quebec - Immo - - MAISON EXTRA -

L’in­ci­dent qui sur­vient sou­vent dans la cui­sine est sans contre­dit la brû­lure ! En ja­sant entre amis, tout en ma­ni­pu­lant dis­trai­te­ment un chau­dron de pâtes brû­lantes, on peut fa­ci­le­ment s’ébouillan­ter. La plaque de cuis­son noire de la cui­si­nière semble in­of­fen­sive, mais en met­tant par mé­garde une main sur un rond en­core chaud, vous hur­lez vite de dou­leur ! Vous sai­sis­sez un plat brû­lant sans prendre des mi­taines conçues pour le four… « Ces si­tua­tions sont sou­vent cau­sées par une in­at­ten­tion ou une dis­trac­tion », pré­cise Alain Pa­quette, conseiller aux ser­vices-conseils en ha­bi­ta­tion pour Caa-qué­bec. Dans une cui­sine, on peut être ra­pi­de­ment dé­con­cen­tré lors­qu’on est en­tou­ré par les en­fants, les amis, notre conjoint… Pre­nez le temps de vi­sua­li­ser et de res­pec­ter votre zone de cuis­son. Entre le four­neau et l’évier, vous de­vriez être le seul maître des lieux !

Éloi­gnez les arai­gnées

À l’ex­té­rieur, pour vous épar­gner des dom­mages sé­rieux et de graves brû­lures, pre­nez le temps de bien net­toyer votre BBQ avant son uti­li­sa­tion. Dé­bar­ras­sez-vous des arai­gnées dans les conduits ! Le gaz pro­pane et le gaz na­tu­rel sont in­odores. Pour des rai­sons de sé­cu­ri­té et pour dé­tec­ter une fuite au be­soin, une odeur « d’oeufs pour­ris » est ajou­tée au gaz. Les arai­gnées sont at­ti­rées par ce par­fum nau­séa­bond et elles vont se lo­ger sous le BBQ, au-dessous du ré­ser­voir, là où il y a une ou­ver­ture. Si les conduits sont obs­trués, le mé­lange « air/gaz » ne se­ra pas adé­quat. Il faut donc pro­cé­der à un bon net­toyage pour être sûr que le gaz cir­cule bien dans les conduits. « Un beau gaz bleu est un signe de bon fonc­tion­ne­ment, mais quand les flammes sont jau­nies, il y a peut-être un pe­tit ajus­te­ment à faire », ajoute M. Pa­quette.

In­toxi­ca­tion

Dans la maison, un risque d’in­toxi­ca­tion au mo­noxyde de car­bone peut sur­ve­nir via le chauf­fage au bois ou au gaz. Outre le dé­tec­teur de fu­mée, vous de­vriez éga­le­ment vous équi­per d’un dé­tec­teur de mo­noxyde de car­bone. Ce gaz est in­dé­tec­table, comme le sou­tient M. Pa­quette. « Il est in­odore, in­co­lore, on ne peut pas le per­ce­voir. Vous pour­riez pré­sen­te­ment en res­pi­rer dans votre maison sans le sa­voir à moins d’avoir un dé­tec­teur », dit-il. Un gros mal de tête est un bon si­gnal que le gaz se ré­pand dans la maison, sans comp­ter que les dom­mages peuvent être en­core plus dra­ma­tiques pour votre san­té…

Pein­ture et mé­di­ca­ments

Des éma­na­tions pro­ve­nant de di­vers pro­duits peuvent aus­si être nui­sibles, comme les vieux pots de pein­ture ou­verts, qui traînent sous l’es­ca­lier du sous-sol depuis des an­nées. En prin­cipe, un pot de pein­ture doit être je­té quelques mois après son ou­ver­ture et non quelques an­nées ! Ne les met­tez pas dans votre bac de pou­belles, mais appelez plu­tôt le ser­vice des tra­vaux pu­blics de votre mu­ni­ci­pa­li­té. Vous se­rez di­ri­gé au bon endroit pour al­ler por­ter vos conte­nants.

Les mé­di­ca­ments peuvent aus­si pro­vo­quer une in­toxi­ca­tion. Ils doivent être ran­gés dans un lieu in­ac- ces­sible pour les en­fants et les jeunes, sur une ta­blette en hau­teur par exemple. Au be­soin, ver­rouillez la porte de l’ar­moire. Vé­ri­fiez la date de pé­remp­tion et as­su­rez-vous de bien les clas­ser. « Ne je­tez pas vos vieux mé­di­ca­ments à la pou­belle, mais re­met­tez-les plu­tôt à votre phar­ma­cien », pro­pose M. Pa­quette. Si vous les je­tez, ils vont se re­trou­ver dans la na­ture, dans les cours d’eau et pos­si­ble­ment dans les pois­sons que nous consom­mons…

Es­ca­lier et plan­cher

Marches in­égales, rampes in­suf­fi­santes ou in­adé­quates : un es­ca­lier qui n’est pas conforme peut en­traî­ner une chute et des bles­sures très im­por­tantes. « Il faut res­pec­ter le code du bâ­ti­ment, si­non il y a une né­gli­gence et une illé­ga­li­té », sou­ligne M. Pa­quette. Pour adou­cir une dé­ni­vel­la­tion entre deux plan­chers dif­fé­rents, en bois et en cé­ra­mique par exemple, as­su­rez-vous d’avoir une belle mou­lure de tran­si­tion bien ins­tal­lée entre les deux. Elle doit être sub­tile et har­mo­nieuse pour évi­ter de s’em­pê­trer et de se bles­ser les pieds.

Cer­taines « ano­ma­lies » ou pro­blé­ma­tiques sont très vi­sibles et évi­dentes, tan­dis que d’autres sont plus dif­fi­ciles à dé­tec­ter. Pour vous ai­der, ren­sei­gnez-vous au­près d’un ins­pec­teur en bâ­ti­ment. Il pour­ra faire un bon diag­nos­tic des lieux et vous pro­po­ser les tra­vaux né­ces­saires pour rendre votre maison sé­cu­ri­taire ! Pour ob­te­nir de l’aide et trou­ver un bon ins­pec­teur en bâ­ti­ment : As­so­cia­tion des ins­pec­teurs en bâ­ti­ments du Qué­bec

Ordre des in­gé­nieurs du Qué­bec

Ordre des tech­no­logues pro­fes­sion­nels du Qué­bec Ordre des ar­chi­tectes du Qué­bec

Na­dia BERGERON Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

Pour évi­ter de graves brû­lures, soyez vi­gi­lant lorsque vous cui­si­nez à l’in­té­rieur ou à l’ex­té­rieur. Pho­tos : Pixa­bay

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