Les portes ne ferment plus : trucs et as­tuces pour bien les ré­pa­rer !

Au moindre cou­rant d’air, les portes de la mai­son s’ouvrent ou au contraire, elles ne se re­ferment plus ? Un pe­tit ajus­te­ment s’im­pose !

Le Journal de Quebec - Immo - - MAISON EXTRA - Na­dia BERGERON Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

Par­fois dis­crètes ou très écla­tantes, elles se re­trouvent un peu par­tout dans la mai­son. Que ce soit celle de l’en­trée, de la salle de bain ou de la chambre à cou­cher, les portes sont constam­ment uti­li­sées et sol­li­ci­tées. Plu­sieurs rai­sons peuvent être à l’ori­gine d’un mau­vais fonc­tion­ne­ment. En tant qu’oc­cu­pants de la mai­son, nous sommes les pre­miers res­pon­sables. Lors­qu’on est pres­sé ou de mau­vaise hu­meur, il nous ar­rive de les fer­mer vio­lem­ment avec vi­gueur, ce qui a pour ef­fet de les abî­mer ou de ré­duire leur du­rée de vie. Pour les conser­ver en bon état, al­lez-y avec dou­ceur lorsque vous les ou­vrez ou les fer­mez !

Toit et fon­da­tion

D’autres élé­ments ex­té­rieurs af­fectent la qua­li­té et la du­ra­bi­li­té d’une porte. La toi­ture et la fon­da­tion, par exemple, peuvent ain­si avoir un im­pact né­ga­tif sur vos ins­tal­la­tions. La mai­son « tra­vaille », ce qui a pour con­sé­quence de faire bou­ger le cadre de la porte. « Avec le gel et le dé­gel ou la charge de neige sur le toit, on peut se re­trou­ver au prin­temps avec des portes qui ne ferment plus », ex­plique Si­mon Bou­liane, pro­prié­taire de l’en­tre­prise À votre mai­son. Un af­fais­se­ment peut éga­le­ment se pro­duire si les fon­da­tions sont de moins bonne qua­li­té, en­traî­nant un cer­tain mou­ve­ment de vos portes ou de vos cadres. Pour une mai­son neuve, sur­tout après la pre­mière an­née de construc­tion, il y a sou­vent des ajuste- ments à faire : « Les portes peuvent être lousses à cause du tas­se­ment des ma­té­riaux. Le bois de­vient sec et fi­nit par mieux se pla­cer par la suite », ajoute M. Bou­liane.

Ajus­tez les char­nières

De temps à autre, il suf­fit de vé­ri­fier toutes les portes avec un tour­ne­vis pour mieux ajus­ter les char­nières. Ces deux plaques de mé­tal sont réunies par des vis de fixa­tion, per­met­tant à la porte de bou­ger. En gé­né­ral, une porte pos­sède trois pe­tits kits de char­nières et le dys­fonc­tion­ne­ment vient sou­vent d’un mau­vais ré­glage. Une porte qui s’ouvre toute seule et qui est plus dif­fi­cile à re­fer­mer pour­rait aus­si avoir des char­nières en­cas­trées trop pro­fon­dé­ment dans le bois. Éga­le­ment, une porte qui frotte contre le sol et qui se ferme dif­fi­ci­le­ment au­ra be­soin de se faire ré­équi­li­brer. En plus de bien ser­rer les vis, il fau­dra sans doute ra­bo­ter ou sa­bler le bois.

Il se pour­rait aus­si que le pro­blème pro­vienne de l’en­ca­vure, c’est-à-dire le pe­tit en­fon­ce­ment prévu sous la char­nière pour bien dis­po­ser le matériel de fixa­tion. « On peut ajou­ter du bois, en en­le­ver ou re­tra­vailler ce mor­ceau avec des ci­seaux à bois », pro­pose M. Bou­liane.

Pêne et gâche

Outre les char­nières, il faut éga­le­ment exa­mi­ner le pêne et la gâche, deux pe­tites pièces mé­tal­liques consti­tuant la ser­rure ou le ver­rou de la porte. Le pêne, aus­si ap­pe­lé bec de ca­nard, est si­tué sur la porte, tan­dis que la gâche est fixée au cham­branle. Vous de­vez vous as­su­rer qu’ils s’in­sèrent bien en­semble une fois la porte re­fer­mée. « Quand ça tra­vaille, la hau­teur n’est plus bonne, alors il faut les re­pla­cer ou les agran­dir un peu », sou­ligne M. Bou­liane. Ces tra­vaux sont as­sez simples et ra­pides à exé­cu­ter. Vous n’avez pas be­soin de grosse ma­chi­ne­rie pour ré­pa­rer une porte : quelques ou­tils, comme un tour­ne­vis et des ci­seaux à bois, se­ront suf­fi­sants. Si vous êtes ha­bile, faites les ré­no­va­tions vous-même ou si­non, adres­sez-vous à un pro­fes­sion­nel com­pé­tent et ex­pé­ri­men­té.

At­ten­tion au cadre

Il se peut que la porte soit en bonne condi­tion et pour­tant, elle ne ferme pas conve­na­ble­ment. Re­gar­dez bien le cadre : la pro­blé­ma­tique pour­rait bien pro­ve­nir d’un bris ou d’une dé­fec­tuo­si­té dans le bois. Moins ri­gide que la porte, le cadre peut bou­ger ou casser et avoir be­soin d’un pe­tit ré­ajus­te­ment. L’eau s’est ac­cu­mu­lée dans le ma­té­riau sans qu’il soit bien as­sé­ché ? Le bois peut ra­mol­lir et pré­sen­ter des taches de moi­sis­sure. Dans ce cas-ci, il est pré­fé­rable de rem­pla­cer le cadre et toute la porte au com­plet si c’est né­ces­saire.

Bien po­sée et en bon état, une porte in­té­rieure ré­sis­te­ra aux ef­fets du temps et à sa constante ma­ni­pu­la­tion. Il en va de même pour celle de l’en­trée, dé­pen­dam­ment de l’en­tre­tien et de son ex­po­si­tion aux in­tem­pé­ries. « Il y a en­core des portes ex­té­rieures an­ces­trales dans le Vieux-qué­bec », sou­tient M. Bou­liane. En prin­cipe, les vôtres de­vraient du­rer long­temps éga­le­ment !

Vé­ri­fiez bien toutes les portes de la mai­son et ses com­po­santes pour bien les ajus­ter ou les ré­pa­rer.

Pho­tos : Na­dia Bergeron

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