En­quête de la SCHL au­près des em­prun­teurs hy­po­thé­caires

Se­lon l’en­quête an­nuelle au­près des em­prun­teurs hy­po­thé­caires de la So­cié­té ca­na­dienne d’hy­po­thèques et de lo­ge­ment (SCHL), 74 % des ré­pon­dants ayant ob­te­nu un prêt de re­fi­nan­ce­ment res­sen­taient un at­ta­che­ment émotionnel en­vers leur ha­bi­ta­tion.

Le Journal de Quebec - Immo - - Les refinancements - Pa­mé­la EGAN Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

De­puis 1999, la SCHL mène une en­quête an­nuelle au­près des em­prun­teurs hy­po­thé­caires. Cette en­quête, qui s’avère la plus im­por­tante du genre au pays, per­met de re­cueillir de l’in­for­ma­tion sur les com­por­te­ments, les at­ti­tudes et les at­tentes des Ca­na­diens au mo­ment de contrac­ter, de re­nou­ve­ler ou de re­fi­nan­cer un prêt hy­po­thé­caire. Pour les be­soins de l’étude, les 4000 per­sonnes son­dées en avril 2018 étaient les prin­ci­paux dé­ci­deurs dans leur mé­nage et avaient ef­fec­tué une tran­sac­tion hy­po­thé­caire au cours des 12 mois pré­cé­dents.

Voi­ci les ré­sul­tats concer­nant le pro­ces­sus de re­fi­nan­ce­ment hy­po­thé­caire et la pro­prié­té des em­prun­teurs ayant ob­te­nu un prêt de re­fi­nan­ce­ment. Ces em­prun­teurs re­pré­sentent 15 % des ré­pon­dants et 72 % d’entre eux pos­sèdent une mai­son in­di­vi­duelle.

Re­cherche sur les prêts hy­po­thé­caires

- Les prin­ci­pales rai­sons sou­le­vées pour avoir re­cours au re­fi­nan­ce­ment sont la conso­li­da­tion des dettes ain­si que le fi­nan­ce­ment pour l’amé­lio­ra­tion d’une ha­bi­ta­tion. - L’uti­li­sa­tion d’un cal­cu­la­teur hy­po­thé­caire et la com­pa­rai­son des taux d’in­té­rêt étaient les prin­ci­pales ac­tions exé­cu­tées sur in­ter­net par les em­prun­teurs ayant ob­te­nu un prêt de re­fi­nan­ce­ment. La SCHL rap­porte que même si en­vi­ron la moi­tié ont in­di­qué qu’ils se­raient à l’aise d’uti­li­ser davantage la tech­no­lo­gie pour or­ga­ni­ser leur pro­chaine tran­sac­tion hy­po­thé­caire, les in­ter­ac­tions en per­sonne sont tou­jours consi­dé­rées comme im­por­tantes. Fait in­té­res­sant, de tous les seg­ments d’em­prun­teurs hy­po­thé­caires, les em­prun­teurs ayant ob­te­nu un prêt de re­fi­nan­ce­ment sont les plus sus­cep­tibles de n’avoir re­cours qu’à des sources hors ligne.

Cour­tiers et prê­teurs hy­po­thé­caires

- La pro­por­tion de per­sonnes qui se sont tour­nées vers un cour­tier a lé­gè­re­ment di­mi­nué entre mars 2017 et mars 2018. Celles qui ont eu re­cours à un cour­tier l’ont fait pour ob­te­nir le taux le plus bas ou les meilleures mo­da­li­tés.

- La fi­dé­li­té aux prê­teurs a lé­gè­re­ment di­mi­nué chez les em­prun­teurs ayant re­fi­nan­cé leur prêt. Près de la moi­tié des em­prun­teurs ont choi­si leur ins­ti­tu­tion de cré­dit prin­ci­pale comme prê­teur. Outre un meilleur taux d’in­té­rêt, les em­prun­teurs qui ont conser­vé leur prê­teur l’ont fait par confiance en la re­la­tion exis­tante. Ceux qui ont dé­ci­dé de chan­ger de prê­teur l’ont fait pour ob­te­nir de meilleures mo­da­li­tés.

Ca­rac­té­ris­tiques du prêt et coûts connexes

- La plu­part des em­prun­teurs ayant ob­te­nu un prêt de re­fi­nan­ce­ment ont ob­te­nu seule­ment un prêt hy­po­thé­caire, avec un taux d’in­té­rêt fixe, une pé­riode de re­nou­vel­le­ment de cinq ans et une pé­riode d’amor­tis­se­ment de 25 ans.

- Près du tiers ont in­di­qué que leur ni­veau d’en­det­te­ment ac­tuel, prêt hy­po­thé­caire com­pris, était plus éle­vé que pré­vu.

- Plus des trois quarts sont en train de ré­no­ver ou pré­voient ré­no­ver dans les cinq pro­chaines an­nées. Fait in­té­res­sant, 27 % des em­prun­teurs ayant ob­te­nu un prêt de re­fi­nan­ce­ment ne sa­vaient pas que leurs coûts de ré­no­va­tion pou­vaient être in­té­grés à leur prêt hy­po­thé­caire.

Don­nées en ra­fales

- 73 % croient que leur ha­bi­ta­tion pren­dra de la va­leur dans les 12 pro­chains mois.

- 69 % se sentent gé­né­ra­le­ment à l’aise avec leur dette hy­po­thé­caire ac­tuelle.

- 63 % ont in­di­qué qu’en cas de dif­fi­cul­tés fi­nan­cières, ils au­raient suf­fi­sam­ment d’autres avoirs (pla­ce­ments, autres biens, etc.) pour sub­ve­nir à leurs be­soins.

- 80 % es­timent que l’achat d’une pro­prié­té est un bon pla­ce­ment à long terme.

Se­lon l’en­quête de la SCHL, 80 % des ré­pon­dants ayant ob­te­nu un prêt de re­fi­nan­ce­ment es­timent que l’achat d’une pro­prié­té est un bon pla­ce­ment à long terme. Cré­dit : Can Stock Pho­to / fan­ta­sis­ta

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