LA MU­SIQUE SOUS FORME DE PE­TITS FILMS

Le Journal de Quebec - Weekend - - WEKEND - Serge DROUIN Presque Oui ar­ri­ve­ra au Qué­bec au­tour du 8 juin. Il se­ra en ve­dette au Fes­ti­val de la chan­son de Ta­dous­sac les 10, 11 et 12 juin et aux Fran­coFo­lies de Montréal, le 13 juin.

Après Peau neuve et Sau­vez les meubles, le chan­teur et gui­ta­riste Presque Oui ar­rive avec 14 nou­velles pièces écrites aux cou­leurs de pe­tits films, Ma bande

ori­gi­nale.

Presque Oui, c’est d’abord Thi­baud De­fe­ver, mais aus­si le vio­lon­cel­liste-flû­tiste et per­cus­sion­niste Syl­vain Berthe. « Au dé­part, en 1997, je fai­sais un duo avec Ma­rie-Hé­lène Pi­card. À ce mo­ment-là, en spec­tacle, nous in­ter­pré­tions des chan­sons de Bras­sens, Gains­bourg, Bo­ris Vian... Il y avait aus­si une chan­son au titre Presque oui, de la chan­teuse Mi­reille. On ai­mait le titre de cette pièce et on a dé­ci­dé de le prendre pour le nom de notre duo », ex­plique le chan­teur.

Avec Ma­rie-Hé­lène Pi­card, Presque Oui a lan­cé un pre­mier disque en 2005 ( Peau neuve). Après le dé­cès de sa consoeur, le chan­teur a vé­cu l’ex­pé­rience so­lo et mis en mar­ché un deuxième disque en 2008. « Par la suite, je me suis mis à faire car­rière avec Syl­vain Berthe et nous avons dé­ci­dé de gar­der le nom Presque Oui. »

CHAN­SON FRAN­ÇAISE

L’in­fluence de la chan­son fran­çaise est in­dé­niable dans le par­cours de Thi­baud De­fe­ver. « Syl­vain et moi avons des exi­gences d’écri­ture. À force de chan­ter des chan­sons qui ont fait leur preuve et tra­ver­sé le temps, nos cri­tères d’écri­ture sont plus éle­vés. Nous vou­lons être à la hau­teur », dit Presque Oui.

Le titre de l’al­bum donne une bonne idée de son conte­nu. « Ma bande ori­gi­nale, c’est comme une sé­rie de pe­tits films », sou­tient le chan­teur. Ain­si, les chan­sons mettent en ve­dette un cui­si­nier, un fou du mon­tage vi­déo, un hé­ros de co­mé­die de si­tua­tion, un mu­si­cien frus­tré. Elles laissent aus­si la place à l’éva­sion, au rêve d’une vieillesse apai­sée.

« Ce que j’aime dans les chan­sons, c’est de mettre des images sur les mots. Il y a une dif­fé­rence entre écrire « quel­qu’un est triste » et « quel­qu’un est dé­vas­té ». Dé­jà, avec le mot dé­vas­té, l’image est plus forte. Une chan­son, c’est un peu comme au théâtre, c’est un temps, un lieu. »

De­puis trois ans, Presque Oui se pro­mène dans une bonne par­tie de l’Eu­rope afin d’y don­ner des spec­tacles. Il pri­vi­lé­gie les salles plus pe­tites « à cause de leur in­ti­mi­té, de cette proxi­mi­té avec le pu­blic. En spec­tacle, je suis très at­ta­ché aux si­lences, et les pe­tites salles se prêtent aux si­lences ».

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