« J’ai ar­rê­té de faire de la tour­née uni­que­ment parce que j’ai su par té­lé­phone que mon fils mar­chait. »

UNE PRE­MIÈRE TOUR­NÉE EN SEPT ANS POUR MARC DU­PRÉ

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE - Éli­za­beth Mé­nard ELI­ZA­[email protected]­BE­COR­ME­DIA.COM PHO­TO PIERRE-PAUL POU­LIN ET D’AR­CHIVES

Sur son nou­vel al­bum, in­ti­tu­lé Là dans ma tête, en ma­ga­sins de­puis mar­di, Marc Du­pré a dé­ci­dé de dé­dier une chan­son à ses fans. La pièce S’ai­mer comme on est, il l’a écrite en pen­sant à eux, mais aus­si aux va­leurs qu’il tente de trans­mettre à sa fa­mille. «Je me suis ren­du compte que j’avais un im­pact sur les jeunes, beau­coup à cause de La Voix. Je re­çois beau­coup de mes­sages, des jeunes filles, des jeunes gar­çons, et d’autres moins jeunes, des gens qui se livrent… J’ai l’im­pres­sion qu’avec La Voix, je suis de­ve­nu accessible pour les gens», ex­plique-til.

SKY IS THE LI­MIT

Les jeunes se confient à lui sur l’in­ti­mi­da­tion qu’ils vivent à l’école ou sur d’autres pro­blèmes qui les bou­le­versent. «Je pense qu’ils le font en pen­sant que je ne vais pas ré­pondre, mais je ré­ponds quand c’est quelque chose comme ça. Je suis un pa­pa dans la vie. J’ai trois en­fants. Et je me mets à la place de ces jeunes, di­til. En plus, ça m’al­lume sur le fait que je dois aus­si po­ser des ques­tions à mes en­fants. Est-ce que ça va bien? Es-tu heu­reuse? Parce que, des fois, le bon­heur, de l’ex­té­rieur on peut pen­ser que tout est par­fait, mais à l’in­té­rieur ça brûle.»

S’ai­mer est donc dé­diée à ceux qui se confient à lui et lui font confiance. «Moi-même j’ai tou­jours pen­sé que j’étais moins bon que le voi­sin, avoue-t-il. Et en­core au­jourd’hui. On est ce qu’on est. Si tu t’aimes et que tu t’ac­ceptes, après, sky is the li­mit.»

LEN­NY, STEL­LA ET AN­THO­NY

Lors­qu’il parle de ses en­fants, Marc Du­pré s’anime. «Mes en­fants, c’est l’af­faire la plus hot dans ma vie. Ce que je trouve vrai­ment co­ol, c’est qu’ils ont trois per­son­na­li­tés dif­fé­rentes», dit-il.

Avec son plus jeune, il par­tage une pas­sion pour le sport. «Il veut jouer à tous les sports et connaître tous les sports. Il se ren­seigne beau­coup», dit- il. Plus jeune, Marc Du­pré rê­vait d’une car­rière dans la LNH. Son sou­hait n’a pas été exau­cé, mais il n’a ja­mais ar­rê­té de jouer. D’ailleurs, le jour de son en­tre­vue avec Le Journal, il avait la lèvre su­pé­rieure lé­gè­re­ment en­flée, ré­sul­tat d’un coup de bâ­ton re­çu en plein vi­sage quelques heures plus tôt.

Avec sa fille, c’est une pas­sion pour la scène qu’il par­tage. L’été der­nier, il a com­men­cé à l’ame­ner avec lui dans ses spec­tacles et elle monte par­fois sur scène pour chan­ter.

«Je ne pen­sais pas que ça al­lait être comme ça. Mais je la vois ap­pro­cher de la scène et mon coeur ar­rête de battre, ra­conte-t-il. Je me re­tiens de ne pas pleu­rer ma vie. Je vois les gens qui crient et je pense à ma pe­tite fille d’amour qui s’en va chan­ter, qui a le guts de faire ça. J’avais les yeux pleins d’eau. Les gens sont vi­rés fou. Et, elle, j’ai sen­ti que c’était le plus beau ca­deau du monde que je lui of­frais.»

Puis, avec son plus vieux, c’est la mu­sique. «Il m’im­pres­sionne. Il pogne un ins­tru­ment de mu­sique, n’im­porte quel, et il joue. Il pogne un saxo­phone… moi je ne suis même pas ca­pable. Il joue du pia­no, pas de cours. N’im­porte quelle chan­son, il la joue à l’oreille», dit-il.

L’AMOUR DE SA VIE

Mais rien de tout ça ne se­rait pos­sible sans Anne-Ma­rie, la mère de ses en­fants et la femme de sa vie. «Quand j’ai ren­con­tré cette femme, ç’a chan­gé ma vie, ma fa­çon de voir la vie, ma per­cep­tion de l’amour, de l’ami­tié, de la fa­mille. Ç’a tout chan­gé, dit-il. Au­jourd’hui en­core, après 14 ans de ma­riage, c’est so­lide.» Marc Du­pré n’hé­site pas à le dire, si ce n’était pas d’Anne-Ma­rie, il ne se­rait pas le même homme. «Quand je l’ai ren­con­trée, j’étais jeune. Moi, j’ai fait ce mé­tier ra­pi­de­ment. J’ai eu du suc­cès ra­pi­de­ment et Anne-Ma­rie est la per­sonne qui m’a ra­me­né sur terre, avouet-il. Je pense qu’elle aus­si avait be­soin de quel­qu’un comme moi et c’est pour ça qu’on se com­plète aus­si bien.» Alors entre deux spec­tacles, deux chan­sons ou deux en­re­gis­tre­ments de

La Voix, il s’as­sure tou­jours de prendre du temps pour ces gens qu’il aime plus que tout, tels qu’ils sont.

Sa conjointe Anne-Ma­rie An­gé­lil et leurs en­fants

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