DES AVEN­GERS À STAR WARS

Par­tie in­té­grante des films de su­per­hé­ros de Mar­vel, voi­ci que Paul Bet­ta­ny se re­trouve à l’af­fiche de So­lo : une his­toire de Star Wars, l’autre grande fran­chise des stu­dios Dis­ney. En­tre­tien avec l’ac­teur bri­tan­nique…

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - ISA­BELLE HONTEBEYRIE ISA­BELLE HONTEBEYRIE

Ces temps-ci, Paul Bet­ta­ny est un homme oc­cu­pé. À peine sor­ti de la pro­mo­tion d’Aven­gers : la guerre de

l’in­fi­ni, puis du ga­la du MET, il prend la route de To­ron­to et c’est de la voi­ture qui le conduit de l’aé­ro­port à l’hô­tel qu’il ré­pond avec jo­via­li­té à nos ques­tions.

Évi­dem­ment, en ha­bi­tué des fran­chises à grand dé­ploie­ment, mil­liar­daire au box-of­fice (il a été la voix de J.A.R.V.I.S. de 2008 à 2013 avant d’in­car­ner Vi­sion de­puis 2015), il ne sait que trop bien ce qu’il n’a pas le droit de ré­vé­ler de So­lo : une his­toire de Star

Wars, l’un des films les plus at­ten­dus de cette sai­son es­ti­vale.

« [Ne rien ré­vé­ler de ma­jeur] est une danse fas­ci­nante que nous de­vons tous ef­fec­tuer alors même qu’on nous pose énor­mé­ment de ques­tions ! Mais je fais ce­la de­puis un mo­ment et je suis de­ve­nu bon ! », lance-t-il en riant, en guise d’aver­tis­se­ment de dé­part.

« Mon per­son­nage est un gang­ster. C’est un gang­ster in­ter­ga­lac­tique très im­pres­sion­nant, il est le chef de la pègre de cette ga­laxie. Il prend un écot sur chaque tran­sac­tion, de la même ma­nière qu’il faut le payer lors­qu’on veut faire un casse ou n’im­porte quel autre tra­vail. Tout le monde connaît ce genre de per­sonne qui existe aus­si dans le monde réel. C’était un rôle très amu­sant à jouer », dé­voile-t-il pru­dem­ment de son per­son­nage de Dry­den Vos, à qui se frot­te­ra un tout jeune Han So­lo (Al­den Eh­ren­reich). L’OMBRE DE GEORGE…

Lorsque George Lucas se re­tire de Lu­cas­film et confie les rênes de son em­pire à Kath­leen Ken­ne­dy, il lui parle de son idée de faire So­lo, consa­cré à la ge­nèse et à la jeu­nesse du per­son­nage in­car­né avec brio par Har­ri­son Ford. Le créa­teur de Star Wars tient aus­si à en confier le scé­na­rio à La­wrence Kas­dan, qui s’ad­joint alors les ser­vices de son fils Jo­na­than pour ra­con­ter la ren­contre de Han avec Chew­bac­ca (Joo­nas Suo­ta­mo), celle avec Lan­do Cal­ris­sian (Do­nald Glo­ver) et ses pre­mières ac­ti­vi­tés de contre­ban­dier. Les dé­tails de l’ac­qui­si­tion du Mille­nium Fal­con, de la re­la­tion de Han avec To­bias Be­ckett (Woo­dy Har­rel­son), son men­tor, de celles avec Qi’ra (Emi­lia Clarke), L3-37 (Phoebe Wal­lerB­ridge), Val (Than­die New­ton) ou en­core avec C-3PO (An­tho­ny Da­niels), de­meurent se­crets, et Paul Bet­ta­ny reste, comme il se doit, muet comme une carpe. Il est, par contre, plus vo­lu­bile quand vient le temps de dé­tailler la ma­nière dont il s’est re­trou­vé ma­quillé et cos­tu­mé en Dry­den Vos. C’est Ron Ho­ward, ami de George Lucas, qui re­prend la réa­li­sa­tion de ce So­lo : une his­toire de Star Wars après le dé­part, en juin 2017, de Phil Lord et de Ch­ris­to­pher Miller pour des rai­sons de « dif­fé­rences créa­trices » avec Dis­ney. Or, Paul Bet­ta­ny connaît bien Ho­ward de­puis le tour­nage d’Un

homme d’ex­cep­tion. Et lorsque Mi­chael K. Williams, le te­nant du rôle, ne peut par­ti­ci­per aux re­prises de plu­sieurs scènes et à ce­lui de scènes sup­plé­men­taires, Paul Bet­ta­ny accepte au pied le­vé l’in­vi­ta­tion de Ron Ho­ward.

« Oh non, s’ex­clame-t-il. Je ne sais pas du tout si et en quoi mon per­son­nage a été trans­for­mé [avant mon ar­ri­vée]. Et je n’ai pas eu ac­cès au scé­na­rio pré­cé­dent! Par contre, il avait été dé­ci­dé avant l’ar­ri­vée de Ron de faire de Dry­den Vos un per­son­nage d’ap­pa­rence hu­maine et d’aban­don­ner l’idée d’un ex­tra­ter­restre fait par or­di­na­teur », et ce, con­trai­re­ment aux in­for­ma­tions qui ont cir­cu­lé.

Le pa­ral­lèle entre la ma­nière dont il a ob­te­nu le rôle de J.A.R.V.I.S. – il l’a ac­cep­té par ami­tié pour Jon Fa­vreau, avec qui il avait tour­né Wim­ble­don – et celle dont il a été choi­si pour Dry­den Vos s’im­pose.

« Au dé­part, c’était l’écri­ture et les dia­logues qui m’at­ti­raient, les mots que j’avais en­vie de pro­non­cer. En vieillis­sant, j’ai ten­dance à choi­sir mes rôles

en fonc­tion du réa­li­sa­teur, des qua­li­tés des grands réa­li­sa­teurs », ex­plique-t-il.

LES NOU­VEAUX CLAS­SIQUES…

« Avant le dé­but du tour­nage, je me rap­pelle m’être dit de me sou­ve­nir de tout, de ce que je res­sen­tais parce que je ne l’éprou­ve­rais plus ja­mais. On a ten­dance à ou­blier une fois le film ter­mi­né. À mon ar­ri­vée sur le pla­teau de So­lo :

une his­toire de Star Wars, j’ai pro­fi­té à plein de ce que je res­sen­tais, de ce que je voyais au­tour de moi. J’ai vrai­ment eu l’im­pres­sion d’être un en­fant sur un pla­teau de tour­nage ! » À cinq ans, Paul Bet­ta­ny voit La

guerre des étoiles et en de­meure mar­qué. « Ce­la me fait plai­sir de voir que l’in­té­rêt ne di­mi­nue pas. J’aime tous les films de Star Wars et mes en­fants [NDLR : Stel­lan, 15 ans et Agnes, 7 ans] les aiment aus­si. De voir mes en­fants tout aus­si ré­cep­tifs à cet uni­vers que je l’étais à leur âge est mer­veilleux. »

Il est d’ailleurs ra­vi de consta­ter que la fran­chise conti­nue d’évo­luer au gré des sor­ties d’épi­sodes ci­né­ma­to­gra­phiques. « C’est un monde ex­tra­or­di­naire, riche en his­toires de tous genres qui res­tent à in­ven­ter. Le ca­non, la my­tho­lo­gie de

Star Wars sont connus de tous. L’équipe n’a dé­sor­mais plus à se sou­cier au­tant du contexte dans les scé­na­rios, puis­qu’il est évident.

« C’est un ter­reau riche et fer­tile du­quel on peut en­core ti­rer énor­mé­ment de films », ajoute-t-il.

Bien sou­vent, les ac­teurs conservent des ac­ces­soires des films dans les­quels ils tournent, sur­tout lors­qu’ils aiment au­tant l’uni­vers dans le­quel ils ont joué. Quel sou­ve­nir Paul Bet­ta­ny a-t-il donc rap­por­té du pla­teau de So­lo ?

« Oh mon dieu ! Rien du tout ! Nous n’avons pas eu le droit de prendre quoi que ce soit. Mais si j’avais pu vo­ler quelque chose, alors, ça au­rait été mes armes. Ah, c’est vrai ! Je n’ai pas le droit d’en par­ler, mais je peux vous dire qu’elles sont écoeu­rantes ! »

Dry­den Vos (Paul Bet­ta­ny) est un chef de la pègre.

Le vais­seau le plus ra­pide de la ga­laxie, le Mille­nium Fal­con.

Do­nald Glo­ver in­carne Lan­do Cal­ris­sian, le meilleur ami de So­lo.

Ki­ra (Emi­lia Clarke), une amie du contre­ban­dier.

Le contre­ban­dier de l’es­pace re­trouve son com­plice Chew­bac­ca.

Le jeune Han So­lo est joué par Al­den Eh­ren­reich.

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