LONGUE DES­CENTE AUX EN­FERS

Le Journal de Quebec - Weekend - - NEWS - MA­RIE-JO­SÉE ROY Agence QMI

L’ac­teur n’est plus que l’ombre de la grande star de ci­né­ma qu’il était ja­dis. Son di­vorce tu­mul­tueux, ses pro­blèmes fi­nan­ciers et ses nom­breux ex­cès ont eu un ef­fet dé­vas­ta­teur sur son image, ré­cem­ment écor­chée par son com­por­te­ment sur le pla­teau de tour­nage du film LA­by­rinth. Re­tour sur un dé­clin pré­vi­sible.

Les der­nières an­nées n’ont pas été les plus glo­rieuses pour l’ac­teur de 54 ans, qui a no­tam­ment été ac­cu­sé de vio­lence conju­gale par sa deuxième épouse, Am­ber Heard. Après un di­vorce ayant don­né au grand pu­blic un aper­çu de son quo­ti­dien ro­cam­bo­lesque, la star a vu son mode de vie ex­tra­va­gant dé­frayer la chro­nique. Sa der­nière frasque en date pour­rait donc por­ter un coup fatal à une car­rière qui pé­ri­clite.

Se­lon les nom­breuses sources qui se sont confiées au New York Post, les pro­blèmes ont com­men­cé quand Depp a été au­to­ri­sé à réa­li­ser une scène du film LA­by­rinth, dans le­quel il in­ter­prète un ins­pec­teur de la po­lice de Los An­geles ayant en­quê­té sur les meurtres des rap­peurs Tu­pac et The No­to­rious B.I.G.

IVRE ET AGRES­SIF

« John­ny a em­bau­ché deux de ses amis pour jouer dans la scène, qui est de­ve­nue beau­coup plus im­por­tante qu’elle au­rait dû l’être. Ils ont fait fer­mer une rue de Los An­geles pour le tour­nage. Quand le per­mis a ex­pi­ré, John­ny a conti­nué à tour­ner », a ex­pli­qué une source. Le ré­gis­seur de pla­teau ex­té­rieur a donc dû se ré­soudre à de­man­der à la star d’ac­cé­lé­rer le pro­ces­sus, ce qui lui a va­lu un coup de poing dans les côtes. « Je vais te don­ner 100000 $ si tu me frappes », au­rait en­suite crié la ve­dette qui, se­lon la source, au­rait « bu et fu­mé toute la jour­née ».

Cette contro­verse s’ajoute à une ré­cente pour­suite in­ten­tée par deux an­ciens gardes du corps de Depp, qui ac­cusent leur ex-pa­tron de li­cen­cie­ment abu­sif et de pra­tiques com­mer­ciales illé­gales.

Se­lon les do­cu­ments lé­gaux ob­te­nus par E! News, Eu­gene Ar­reo­la et Mi­guel San­chez af­firment avoir été « obli­gés de pro­té­ger l’ac­cu­sé John­ny Depp contre lui-même et contre ses vices en pu­blic, de­ve­nant ses aides à do­mi­cile. Un in­ci­dent dans un club lo­cal a obli­gé les plai­gnants à aler­ter John­ny Depp que des sub­stances illi­cites étaient vi­sibles sur son vi­sage et sur lui, tout en em­pê­chant les cu­rieux de voir son état ». Les deux hommes ré­clament des dom­mages et in­té­rêts de 25 mil­lions de dol­lars.

FOR­TUNE DILAPIDÉE

Il s’agit d’un nou­veau coup dur pour l’ac­teur, qui se trouve aus­si au centre de dé­mê­lés ju­di­ciaires avec son an­cienne firme comp­table. The Man­del Group, ac­cu­sé par la star d’avoir di­la­pi­dé sa for­tune, a dé­po­sé une contre-pour­suite en af­fir­mant que leur an­cien client était le seul res­pon­sable de sa dé­bâcle fi­nan­cière.

Les avo­cats de l’en­tre­prise ont sou­te­nu que les dé­penses de Depp se chif­fraient à 2 mil­lions de dol­lars par mois, dont 30000 $ uni­que­ment pour le vin. Cette des­cente aux en­fers risque de coû­ter cher à l’in­ter­prète de Jack Spar­row, dont la car­rière n’est plus ce qu’elle était.

Le tour­nage de

LA­by­rinth a été mar­qué par de nouvelles frasques de John­ny Depp.

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