SEULE FACE À L’OCÉAN

En 1983, Ta­mi Old­ham (Shai­lene Woo­dley) et son fian­cé Ri­chard Sharp (Sam Cla­flin) prennent la mer à Ta­hi­ti afin de ral­lier San Die­go. Ils ne se doutent pas que leur voi­lier tra­ver­se­ra l’une des pires tem­pêtes…

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - ISA­BELLE HON­TE­BEY­RIE Agence QMI

Ré­vé­lée grâce à Les des­cen­dants pour le­quel elle avait ob­te­nu une no­mi­na­tion aux Gol­den Globes, puis ve­dette de la fran­chise d’ac­tion post-apo­ca­lyp­tique pour ados Di­ver­gente, Shai­lene Woo­dley n’a pas hé­si­té une se­conde à ac­cep­ter le rôle de Ta­mi.

« C’est d’abord l’his­toire d’amour qui m’a in­ter­pel­lée, a ex­pli­qué l’ac­trice de 26 ans sur le ta­pis rouge de la pre­mière d’En pleine

tem­pête, qui s’est dé­rou­lée le 23 mai à Los An­geles. L’élé­ment de sur­vie est om­ni­pré­sent, c’est quelque chose qu’on n’a pas be­soin de dé­cor­ti­quer tel­le­ment il est pré­sent et réel. Mais c’est vrai­ment leur amour… Je suis tom­bée amou­reuse de leur his­toire d’amour. Je crois que Ri­chard et Ta­mi sont des âmes soeurs et qu’ils par­ta­geaient une connexion très forte. »

Celle qui a failli ne pas prendre connais­sance du scé­na­rio, éga­ré dans sa boîte de cour­riel après qu’elle a été ar­rê­tée en oc­tobre 2016 pour avoir ma­ni­fes­té contre la construc­tion d’un pi­pe­line sur des terres amé­rin­diennes du Da­ko­ta du Nord, est « na­tu­rel­le­ment » de­ve­nue pro­duc­trice de ce long mé­trage.

« Je suis une ac­trice pas­sion­née. Et c’est pour pro­té­ger l’in­té­gri­té de Ta­mi à tra­vers toutes les étapes, de l’écri­ture du scé­na­rio à la pro­mo­tion du film. Elle nous a fait confiance avec tel­le­ment de gen­tillesse et de gé­né­ro­si­té que je vou­lais l’ho­no­rer du mieux pos­sible », a-t-elle dé­taillé, ajou­tant qu’elle n’a pas tour­né En pleine tem­pête pour elle, pour les cri­tiques ni pour le pu­blic, mais « en hom­mage à Ta­mi ».

EN MODE SUR­VIE

Le ba­teau de Ta­mi et Ri­chard est pris dans une tem­pête d’une vio­lence rare et la jeune femme perd connais­sance. Lors­qu’elle se ré­veille, Ri­chard est bles­sé, Ta­mi aus­si et elle se re­trouve seule aux com­mandes de l’em­bar­ca­tion. Il lui fau­dra 41 jours pour ral­lier la terre ferme.

Afin de conser­ver l’es­sence de l’épreuve vé­cue par Ta­mi, Bal­ta­sar Kormá­kur a dé­ci­dé de tour­ner En pleine

tem­pête en mer, non loin des îles Fid­ji. Dé­crit par Sam Cla­flin comme « un vi­king », le ci­néaste s’est as­su­ré, comme pour Eve­rest, de faire vivre au­tant que pos­sible cette ex­pé­rience à ses deux ac­teurs.

« Il y a des mo­ments où j’ai eu l’im­pres­sion que c’était très réel! Nous avons tour­né 90 % du film en pleine mer. Évi­dem­ment, nous avons eu à faire face à de nom­breux écueils tels que la mé­téo chan­geante, le mal de mer et même des re­quins ! La na­ture n’est pas contrô­lable et ce­la a gran­de­ment ai­dé [mon jeu]. »

« Quand on re­garde le film, et c’est l’une des rai­sons pour les­quelles il faut le voir sur grand écran, on a vrai­ment l’im­pres­sion d’être en plein mi­lieu de l’océan avec eux. C’est im­pos­sible à réa­li­ser lors­qu’on tourne dans un bas­sin ou avec des écrans verts. Ce film vous happe parce que la na­ture est mor­telle, puis­sante et on le res­sent », a dit Shai­lene Woo­dley, qui a sui­vi des cours de na­vi­ga­tion avant le dé­but du tour­nage.

Et son dé­fi ma­jeur n’a pas été d’af­fron­ter l’océan ou les re­quins, mais de « conser­ver l’in­té­gri­té de la vé­ri­té de Ta­mi et Ri­chard. Le plus dur a été de ne pas me mettre trop de pres­sion. » En pleine tem­pête est à l’af­fiche de­puis le ven­dre­di 1er juin.

Pour Shai­lene Woo­dley, c’est la re­la­tion entre Ta­my et Ri­chard (Sam Cla­flin) qui l’a sé­duite.

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