PAR AMOUR ET RES­PECT DES ANI­MAUX

Un zoo pas comme les autres est un do­cu­réa­li­té dif­fé­rent tour­né dans un en­droit unique ap­par­te­nant à un couple qui l’est tout au­tant.

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉ D’HIVER 2019 - YAN LAU­ZON

Dès lun­di 19 h, à TVA, les té­lé­spec­ta­teurs fe­ront la connais­sance des char­mants pen­sion­naires (ours, tigres, loups, ca­py­ba­ras, etc.) et des pro­prié­taires dé­voués (Émi­lie Fer­land et Clif­ford Miller) du Miller Zoo si­tué à Framp­ton, en Beauce.

AUX PRE­MIÈRES LOGES

Il y a sept ans, cette terre d’ac­cueil pour ani­maux ma­lades ou dé­lais­sés n’avait pas le même vi­sage.

« Au dé­but, notre ob­jec­tif était d’of­frir un centre de ré­ha­bi­li­ta­tion, pré­cise Émi­lie Fer­land. Quand on a vu qu’on se rui­ne­rait avec ça, on a vou­lu al­ler cher­cher quelque chose qui al­lait être au­to­suf­fi­sant, parce que ces ani­maux ont be­soin de soins, de nour­ri­ture. »

Au­jourd’hui, le Miller Zoo est un lieu où co­ha­bitent près de 200 ani­maux re­pré­sen­tant quelque 70 es­pèces.

Malgré la taille de cer­tains, les ca­mé­ras de télé n’ont pas eu peur de s’aven­tu­rer dans le zoo, comme on peut le voir dès le pre­mier épi­sode d’Un zoo pas comme les autres. Tout ça grâce à l’amour que portent les pro­prié­taires aux bêtes.

« Ce n’est pas in­quié­tant parce qu’ils connaissen­t tel­le­ment leurs ani­maux, a as­su­ré Ma­rie-Ève Pot­vin, pro­duc­trice au conte­nu d’Un zoo pas

comme les autres. Ils ont une ex­pres­sion qui dit qu’ils sont trop al­lu­més, ils sont ex­ci­tés, ils veulent jouer. Alors, on va res­ter der­rière la clô­ture, on va leur don­ner des jouets et at­tendre qu’ils se calment. »

COL­LÉ À LA RÉA­LI­TÉ

Ce qui de­vait pri­mer lors du tour­nage qui s’est éta­lé de mai à oc­tobre 2018, c’est le res­pect.

« L’équipe était aver­tie que si ça dé­ran­geait l’ani­mal, qu’il était mal, on ar­rê­tait ça là, ex­plique Émi­lie Fer­land. Ce dont on avait peur, c’était que ça stresse les ani­maux… Mais au contraire, les ca­mé­ras [les ont] fas­ci­nés. Ils vou­laient les tou­cher, ils étaient cu­rieux. »

« On a vrai­ment un contact avec les ani­maux, abonde Ma­rie-Ève Po­tin. Les ca­py­ba­ras viennent sur le bord de la clô­ture pour que tu les flattes, les loups vont hur­ler avec toi, la ti­gresse va te re­gar­der dans les yeux… C’est ce contact, cette proxi­mi­té avec les ani­maux qui font que leur zoo vaut vrai­ment la peine qu’on s’y at­tarde. »

Tous ceux qui ha­bitent au Miller Zoo – hu­mains y com­pris – ont d’ailleurs pu conti­nuer à va­quer à leurs oc­cu­pa­tions sans avoir trop à se sou­cier de l’équipe de tour­nage. « Ce n’est pas un do­cu-réa­li­té in­tru­sif; on les laisse vivre », as­sure le réa­li­sa­teur Si­mon Sa­chel.

EN­DROIT RE­VU ET COR­RI­GÉ

Jus­qu’au der­nier des 12 épi­sodes, il y au­ra des ani­maux qui fe­ront leur en­trée au zoo, car pour Émi­lie et Cliff, il est dif­fi­cile de dire non à de nou­veaux ar­ri­vants.

Et bien après que les ca­mé­ras se furent éteintes, le couple conti­nue­ra d’amé­lio­rer ses in­fra­struc­tures et de re­pro­duire le plus fi­dè­le­ment pos­sible des ha­bi­tats na­tu­rels.

« Chibs et Opy [deux our­sons noirs] aiment creu­ser et dé­faire. Je dis qu’il faut faire l’en­clos pour mettre de grosses sur­faces, ren­trer de gros mo­nu­ments, al­ler cher­cher quelque chose de plus

rough pour les sti­mu­ler, dé­taille Émi­lie. Bud­dy [un ours noir à trois pattes, NDLR], on veut dé­ve­lop­per en­core ses plans d’eau parce qu’il boite, mais quand il est dans l’eau, il ne boite pas, c’est plus fa­cile. »

Le pre­mier ren­dez-vous au Miller Zoo avec Un zoo pas comme les autres au­ra lieu lun­di, à 19 heures, à TVA.

PHO­TO COUR­TOI­SIE, GROUPE TVA

Émi­lie Fer­land et Clif­ford Miller, les pro­prié­taires du Miller Zoo.

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