UNE PEINTRE PSY­CHO­LOGUE

Le Journal de Quebec - Weekend - - NEWS - SAN­DRA GO­DIN

Le cô­té ar­tiste peintre de sa personnali­té est le pro­lon­ge­ment de sa pro­fes­sion de psy­cho­logue, croit Marie-Jo­sée Bou­ras­sa. Ses deux pas­sions sont unies par la même mis­sion : faire du bien aux autres.

Psy­cho­logue de 43 ans, co­pro­prié­taire d’une cli­nique pri­vée à Québec, Marie-Jo­sée Bou­ras­sa traite une clien­tèle adulte aux prises avec des pro­blèmes d’anxiété, de dépression et de stress post-trau­ma­tique.

Elle est aus­si une ar­tiste peintre ac­com­plie qui peint de 30 à 40 toiles abs­traites et se­mi-fi­gu­ra­tives par an­née, et qui cu­mule les ex­po­si­tions aus­si bien en so­lo que col­lec­tives. Sa mis­sion ? Trans­mettre son po­si­ti­visme, dit celle qui donne ses coups de pin­ceau au son de chants d’oi­seaux.

« Je veux que mes toiles fassent du bien, confie-t-elle dans son ate­lier, amé­na­gé dans le sous-sol de sa mai­son à Québec. Il y a as­sez de choses dé­pri­mantes dans la vie, je veux que mes oeuvres aient un ef­fet res­sour­çant. Moi, je peins juste pour être bien. C’est comme de la mé­di­ta­tion ».

LA PI­QÛRE À 13 ANS

C’est à 13 ans, en ob­ser­vant des ar­tistes qui pei­gnaient dans les ga­le­ries du Vieux-Québec lors d’une balade avec son père, que Ma­rieJo­sée Bou­ras­sa a eu la pi­qûre pour la pein­ture. Elle était ob­nu­bi­lée par les ar­tistes qui fai­saient des por­traits. « Je suis res­tée là à les ob­ser­ver et em­ma­ga­si­ner toutes leurs tech­niques », évoque-t-elle.

De re­tour à la mai­son, elle a peint un pre­mier au­to­por­trait qu’elle a en­core au­jourd’hui. La pas­sion était dé­sor­mais al­lu­mée pour le reste de sa vie.

Pour­tant, Marie-Jo­sée Bou­ras­sa confie qu’elle ne se se­rait pas consa­crée en­tiè­re­ment à une car­rière ar­tis­tique.

« Je vou­lais m’investir dans l’art tout en pra­ti­quant une pro­fes­sion qui me per­mette de bien vivre. Mais pas juste pour ga­gner des sous. Ça a du sens pour moi, par­fois, de chan­ger com­plè­te­ment une his­toire de vie, de souf­france, de gué­rir des bles­sures de fond. C’est trop si­gni­fi­ca­tif pour moi de faire ça. »

La pein­ture était un loi­sir jus­qu’à ce qu’elle lance sa pra­tique en cli­nique pri­vée il y a quelques an­nées. Ses ho­raires plus flexibles l’ont ame­née à s’investir da­van­tage, alors qu’elle vient par­fois peindre chez elle entre deux ren­dez-vous.

Elle sou­haite éven­tuel­le­ment être re­pré­sen­tée par une ga­le­rie.

« Ce qui est plus dur, c’est tout l’as­pect mar­ke­ting, comme tra­vailler sur mon site web. Il y a beau­coup de tra­vail à faire au-de­là de la pein­ture », af­firme-t-elle.

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