IL S’EN PASSE DES BELLES !

Après le suc­cès du pre­mier Comme des bêtes, il était évident que Max le Jack Rus­sell, Pom­pon le la­pin, Gid­get la chienne et tous les autres ani­maux al­laient re­ve­nir sur les écrans. Et chez nous, le nou­veau per­son­nage du Coq — un ber­ger al­le­mand — est doub

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - ISA­BELLE HONTEBEYRI­E

Max (voix de Pat­ton Os­walt en ver­sion ori­gi­nale, l’ac­teur a rem­pla­cé Louis C.K. à la suite d’ac­cu­sa­tions d’in­con­duite sexuelle) et Duke (voix d’Eric Sto­nes­treet) vivent dé­sor­mais comme des frères avec Ka­tie (voix d’Ellie Kem­per), leur pro­prié­taire. Or, Ka­tie a dé­sor­mais un pe­tit gar­çon ap­pe­lé Liam. Max de­vient sur­pro­tec­teur avec le bé­bé à tel point qu’il dé­ve­loppe un tic ner­veux.

Lors d’un voyage sur une ferme, il ob­tien­dra les conseils éclai­rés du Coq (voix de Har­ri­son Ford en ver­sion ori­gi­nale et de Nor­mand D’Amour dans la ver­sion dou­blée au Qué­bec), un ber­ger al­le­mand, qui l’ai­de­ra à se cal­mer.

Pa­ral­lè­le­ment, Ch­loé la chatte (voix de Lake Bell) ai­de­ra Gid­get (voix de Jen­ny Slate) à ré­cu­pé­rer le jouet pré­fé­ré de Max, sub­ti­li­sé par des chats. Et pen­dant ce temps, Pom­pon (voix de Ke­vin Hart) croit qu’il est un su­per­hé­ros!

QUES­TION DE RÉCIPROCIT­É

Pour Ch­ris Re­naud, réa­li­sa­teur des deux vo­lets Comme des bêtes, le suc­cès du pré­cé­dent vo­let s’ex­plique « en rai­son du fait qu’il ne traite que d’ani­maux de com­pa­gnie. […] De plus, la ques­tion à sa­voir ce qu’ils font lorsque nous ne sommes pas à la mai­son est simple et in­tri­gante. »

Afin d’agran­dir l’uni­vers, il fal­lait que le scé­na­riste Brian Lynch trouve une idée à la fois dans la conti­nui­té du pre­mier opus, mais suf­fi­sam­ment dif­fé­rente pour at­ti­rer les fa­milles dans les salles obs­cures. « L’un des élé­ments vrai­ment char­mants de Comme des

bêtes 2 est le fait que la re­la­tion que nous en­tre­te­nons avec nos ani­maux de com­pa­gnie en est une de réciprocit­é. Non seule­ment nous nous oc­cu­pons d’eux, mais eux aus­si s’oc­cupent de nous », dé­ve­loppe Ch­ris Me­le­dan­dri, pa­tron de la com­pa­gnie de pro­duc­tion Il­lu­mi­na­tion et pro­duc­teur de ce qu’il faut bien ap­pe­ler une franchise.

TROP, C’EST COMME PAS AS­SEZ…

Avec une thé­ma­tique centrale comme la pro­tec­tion par­fois ex­ces­sive des en­fants, le film aborde le su­jet des pa­rents hé­li­co­ptères et des ef­fets de genre de com­por­te­ment, tant sur les adultes que les pe­tits. Le ci­néaste, le scé­na­riste et le pro­duc­teur ont donc uti­li­sé leurs ex­pé­riences per­son­nelles afin de conce­voir la trame gé­né­rale de Comme des bêtes 2.

Les trois hommes étant pères, « la thé­ma­tique que nous dé­ve­lop­pons est le fait de lais­ser al­ler quel­qu’un. Il n’y a rien de plus évident que de réa­li­ser qu’on n’a plus de contrôle lors­qu’on en­voie son en­fant à l’école. Il faut ac­cep­ter que le monde ex­té­rieur soit dan­ge­reux, mais il faut lais­ser al­ler les jeunes et les lais­ser vivre leur vie. Ce n’est pas tant de les pro­té­ger que de leur ap­prendre à se te­nir de­bout », dé­taille Ch­ris Re­naud, ajou­tant que le fait de sur­mon­ter ses peurs est le che­min que de­vra par­cou­rir Max.

En­vi­ron 200 per­sonnes, tant en France qu’aux États-Unis, ont tra­vaillé sur les mul­tiples étapes de la pro­duc­tion. De plus, les ac­teurs ont été en­cou­ra­gés à im­pro­vi­ser lors de leurs ses­sions d’en­re­gis­tre­ment.

Ch­ris Re­naud et Ch­ris Me­le­dran­dri ont une scène pré­fé­rée dans Comme des

bêtes 2 : celle dans la­quelle Max per­met à Liam de faire ses pre­miers pas dans le monde.

« C’est la scène que j’ai tou­jours eue en tête comme la fi­nale émo­tive du film. Nous avons ten­té de cap­tu­rer cette ex­pé­rience uni­ver­selle lorsque nous de­vons pas­ser outre notre peur de l’in­con­nu et lais­ser nos en­fants com­men­cer leurs propres vies », dit Ch­ris Re­naud.

Comme des bêtes 2 char­me­ra les fa­milles dès le 7 juin.

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