UN VENT DE FRAέCHEUR A SOUF­FLÉ

SUR LE CI­NÉ­MA QUÉ­BÉ­COIS

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De­voir oblige, de­puis qu’elles sont à la barre du Ga­la Qué­bec Ci­né­ma en 2017, Édith Co­chrane et Guy­laine Trem­blay ont vu presque tous les films qué­bé­cois. Elles sont donc les mieux pla­cées pour ana­ly­ser l’an­née ci­né­ma­to­gra­phique qui se­ra céléb­rée di­manche soir. Leur ver­dict ? Au Qué­bec, 2018-19 a été l’an­née de la jeu­nesse.

« Il y avait beau­coup de jeunes dans les films. Il y en avait aus­si beau­coup der­rière la ca­mé­ra. Ça ap­porte un vent de fraî­cheur », ob­serve Édith Co­chrane. Et com­ment ! Un exemple ? Une co­lo

nie, le très beau et plu­sieurs fois pri­mé pre­mier long mé­trage de Ge­ne­viève Du­lude-De Celles, avec sa pléiade de jeunes ac­teurs pro­met­teurs, dont trois – Émi­lie Bierre (sa­crée meilleure ac­trice aux prix Écrans ca­na­diens), Irlande Cô­té et Ja­cob Whi­te­duck-La­voie – se dis­putent l’Iris de la ré­vé­la­tion de l’an­née.

Ce fut aus­si l’an­née de la grande éclo­sion d’un de nos plus brillants jeunes ac­teurs, Théo­dore Pellerin, qui illu­mine l’écran dans Ge­nèse. Cette per­for­mance sans contre­dit le place par­mi les fa­vo­ris pour rem­por­ter l’Iris de la meilleure in­ter­pré­ta­tion mas­cu­line dans un pre­mier rôle.

« C’est for­mi­dable de voir au­tant de nou­veaux ta­lents sur­gir. C’est un signe de bonne san­té pour notre ci­né­ma », s’en­flamme Guy­laine Trem­blay.

DON­NER LE GOÛT

En bonne san­té ou pas, le dé­fi des deux ani­ma­trices res­te­ra le même : don­ner aux té­lé­spec­ta­teurs le goût d’al­ler voir des films qué­bé­cois qui, contrai­re­ment à la croyance po­pu­laire, ne sont pas her­mé­tiques, s’acharnent-elles à ré­pé­ter.

Ils sont pour­tant réa­li­sés avec des vi­sages fa­mi­liers. « Même les films que les gens ont peu vus sont faits avec les mêmes ve­dettes qu’ils voient à la té­lé­vi­sion », ar­gu­mente Guy­laine Trem­blay.

« L’un de nos ob­jec­tifs avec le ga­la, ajoute Édith Co­chrane, est de tea­ser les films qui s’en viennent. On ima­gine qu’avec le temps, les gens au­ront de plus en plus vu les films ci­tés au ga­la. »

Peut-être pour­ront-ils alors dé­battre des mé­rites des ga­gnants comme on le fait avec les Os­cars. Qui sait?

« AU PIF... »

In­ter­ro­gées sé­pa­ré­ment par té­lé­phone, les co­mé­diennes ont toutes deux af­fir­mé ne pas avoir l’am­bi­tion de suivre les traces de Louis-Jo­sé Houde, in­dé­lo­geable de­puis treize ans à l’ani­ma­tion du Ga­la de l’ADISQ, même si leur tra­vail au ga­la fait l’una­ni­mi­té.

Elles laissent quand même la porte lé­gè­re­ment en­trou­verte pour l’édi­tion 2020.

Édith Co­chrane : « C’est dur, c’est stres­sant, mais on fi­nit tou­jours par avoir en­vie de le re­faire. »

Guy­laine Trem­blay : « Chaque an­née, quand c’est fi­ni, on se dit qu’on ne le fait plus. Pis on l’a re­fait la deuxième an­née, pis on l’a re­fait cette an­née. Écoute, on ne connaît pas l’ave­nir parce que nous sommes des co­mé­diennes et on ne sait ja­mais de quoi se­ra fait notre ho­raire d’une an­née à l’autre. Donc, on y va au pif… »

Édith Co­chrane et Guy­laine Trem­blay animent le Ga­la Qué­bec Ci­né­ma le 2 juin.

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