INCURSIONS IN­SO­LITES

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - EM­MA­NUELLE PLANTE Col­la­bo­ra­tion spé­ciale em­ma­nuelle. plante @que­be­cor­me­dia.com

Les sé­ries do­cu-réa­li­tés sont de plus en plus po­pu­laires et se mul­ti­plient sur nos ondes. Elles nous font dé­cou­vrir des uni­vers mé­con­nus, mais peuvent aus­si as­sou­vir notre cô­té voyeur. En voi­ci quel­que­sunes à vous mettre sous la dent qui sont pro­duites chez nous. UR­GENCE SAN­TÉ MEN­TALE

Su­jet dé­li­cat, mais ô com­bien né­ces­saire ! La san­té men­tale a trop long­temps été né­gli­gée et consi­dé­rée comme un su­jet ta­bou. Elle est souvent plus dif­fi­cile à dé­ce­ler, elle peut mettre un cer­tain temps avant qu’un diag­nos­tic soit po­sé et elle de­meure mal­heu­reu­se­ment souvent in­com­prise. C’est en par­lant de san­té men­tale que les gens qui en souffrent se­ront moins seuls. Cette sé­rie brosse un ta­bleau as­sez sen­sible de la si­tua­tion. Les ca­mé­ras ont eu un rare ac­cès à des in­ter­ven­tions me­nées par l’équipe de psy­chia­trie de l’Hô­pi­tal Notre-Dame puis par l’équipe Ur­gence Psy­cho­so­ciale-Jus­tice. On y voit avec l’im­puis­sance du té­lé­spec­ta­teur des gens en crise, en perte de contact avec la réa­li­té. On voit à quel point le be­soin d’aide en san­té men­tale est criant. En es­pé­rant que cette sé­rie poi­gnante fasse tom­ber des pré­ju­gés et per­mette de four­nir les meilleurs soins pos­sible. Mardi 21 h à Moi&cie ÉBOUEURS

Ils font par­tie de notre quo­ti­dien puis­qu’ils le ra­massent chaque semaine, les éboueurs n’ont peut-être pas un mé­tier glamour mais sans eux, je n’ose ima­gi­ner à quoi res­sem­ble­raient nos villes. Ils sont ici les ve­dettes d’une sé­rie de huit épi­sodes dans les­quels on les dé­couvre dans leur vie tout comme dans leur ca­mion. Cette sé­rie nous fait prendre conscience de l’im­por­tance de leur tra­vail et sur­tout des condi­tions dif­fi­ciles dans les­quelles ils doivent le faire. Cha­leur in­tense, sé­cu­ri­té souvent mise à l’épreuve, l’en­vers du com­pos­tage – soit l’odeur –, im­pact de la neige, bref, rien de tout re­pos. La force de cette sé­rie ré­side dans le cas­ting de ces bons vi­vants et le mon­tage qui rend ce su­jet ré­bar­ba­tif, lu­dique. Res­pect mes­dames, mes­sieurs. Mer­cre­di 19 h 30 à Canal D

LES CROQUE-MORTS

La mort fait peur à pas mal tout le monde. C’est mal­heu­reu­se­ment la fa­ta­li­té de notre exis­tence. Cer­taines per­sonnes jouent avec la mort tous les jours de leur vie. C’est le cas de Louis-Si­mon et Ma­ryse qui s’oc­cupent d’une en­tre­prise fa­mi­liale de pompes fu­nèbres. Vivre avec la mort se fait de­puis quatre gé­né­ra­tions chez eux. Le mé­tier de tha­na­to­logue re­pré­sente son lot de dé­fis pour res­pec­ter le mort jus­qu’à ses der­nières vo­lon­tés. De l’in­ci­né­ra­tion à la re­cons­truc­tion fa­ciale, chaque mort est dif­fé­rente. Cette sé­rie fas­cine puis­qu’elle trône au som­met des émis­sions les plus re­gar­dées de la sai­son der­nière sur la chaîne Moi&cie. Cer­taines images sont tout de même plus dif­fi­ciles à re­gar­der. Mer­cre­di 12 h à Moi&cie

LES PRINCES À CALCUTTA

Les Princes, c’est avant tout une ligue de balle-molle fé­mi­nine fon­dée par Léa Vin­son à la suite d’une peine d’amour. Elle vou­lait faire une ac­ti­vi­té et en­cou­ra­ger la so­li­da­ri­té fé­mi­nine. En trois ans, Les Princes sont pas­sées d’une à

six équipes ac­cueillant une cen­taine de femmes de 20 à 35 ans unies par ce même dé­sir d’échan­ger et de s’en­trai­der. L’an­née der­nière, l’ins­ti­ga­trice a vou­lu pous­ser ces dé­si­rs plus loin en par­ti­ci­pant à une ex­pé­rience hu­ma­ni­taire en Inde. Seize filles se sont ren­dues à Calcutta pour ini­tier des filles de quar­tiers dé­fa­vo­ri­sés à leur sport tout en pro­pa­geant les va­leurs d’es­time de soi, de dé­pas­se­ment et d’in­clu­sion. Elles ont aus­si pris part à des dis­tri­bu­tions de dons. La fin de leur sé­jour se­ra mar­quée par un grand match, mais sur­tout, de la sa­tis­fac­tion et de la bien­veillance. Cette sé­rie nous pré­sente des femmes gé­né­reuses et ou­vertes, sans mes­qui­ne­rie où règne une saine com­pé­ti­tion seule­ment spor­tive. Un pro­jet ins­pi­rant. Mardi 20 h 30 à TV5

LES POM­PIERS : LA RE­LÈVE

Ils sauvent des vies et risquent la leur. Ils éteignent des feux, mais sus­citent aus­si quelques étin­celles. Les pom­piers sont des hé­ros du quo­ti­dien. Cette sé­rie s’at­tarde ici à la for­ma­tion de la pro­chaine co­horte – des gars comme des filles. Je dois dire que la pre­mière in­tro­duc­tion au feu, le tueur de pom­piers, et à sa cha­leur est as­sez sai­sis­sante. L’en­traî­ne­ment est don­né avec beau­coup de vi­gueur. Les élèves sont par­fois confron­tés à des si­tua­tions char­gées d’émo­tions. On re­vient ré­gu­liè­re­ment sur les risques du mé­tier et sur la vocation dont on les sent bien in­ves­tis. Mer­cre­di 20 hà V

FIN DE MOIS

Une autre sé­rie émi­nem­ment tou­chante. J’avoue que sur pa­pier, j’étais in­quiète. J’es­pé­rais qu’on ne ca­pi­ta­lise pas sur le voyeu­risme au­près de gens fra­gi­li­sés. Au contraire, nous avons tout à ga­gner de suivre ces fa­milles for­mi­dables. Et on ne sait pas ce qui nous pend au bout du nez. Une ma­la­die, une sé­pa­ra­tion, un in­cen­die, la vie est par­se­mée d’em­bûches et cer­taines sont plus dif­fi­ciles à sur­mon­ter. Ces fa­milles nous donnent de grandes le­çons de vie. Leur dé­brouillar­dise et leur en­ga­ge­ment sont ins­pi­rants. Jean-Marie La­pointe leur donne la pa­role avec ami­tié et dé­li­ca­tesse, sans tom­ber dans le mi­sé­ra­bi­lisme. Au Qué­bec, 100 000 per­sonnes doivent se nour­rir via les banques alimentair­es. Ce ne sont donc pas des cas d’ex­cep­tion. Mardi 21 h à Moi&cie

HUISSIERS

Mé­tier mal-ai­mé, l’huis­sier est ra­re­ment porteur de bonne nouvelle. Pour une deuxième sai­son, nous sui­vons Guy, Michel, Oli­vier, Fran­çois et Yan qui doivent ap­pli­quer des sai­sies, des ex­pul­sions et re­le­ver des fraudes. Ce sont des tâches dé­li­cates qui touchent des gens mal­veillants, mais aus­si des plus vul­né­rables – pen­sons à une ex­pul­sion pour loyers im­payés, par exemple. C’est plu­tôt triste, sur­tout que les huissiers doivent se mon­trer neutres, sans émo­tion. Les gens qui se cachent ou s’obs­tinent peuvent être di­ver­tis­sants. Le mon­tage est dy­na­mique mal­gré les ré­pé­ti­tions et tous les cas sont tour­nés en ca­mé­ras ca­chées. Je suis tou­jours sur­prise de voir oc­ca­sion­nel­le­ment des gens à vi­sage dé­cou­vert. On y parle peu de l’im­pact que ce tra­vail peut avoir sur leur vie. Ven­dre­di 20 hà V

LO­WRI­DER MON­TRÉAL

Qu’est-ce que le lo­wri­der me direz-vous ? Il s’agit d’une voi­ture dont la sus­pen­sion et l’ap­pa­rence sont mo­di­fiées. La voi­ture roule donc au ras le sol et re­bon­dit. Ces bo­lides sont re­peints, co­lo­rés, ex­cen­triques. On les voit de loin ! On uti­lise souvent des mo­dèles an­ciens des an­nées 60 no­tam­ment. Une tra­di­tion ca­li­for­nienne que l’on voit ré­gu­liè­re­ment dans les clips des rap­peurs. Il existe un club de pas­sion­nés chez nous, le Luxu­rious Mon­treal. C’est à une ving­taine de ses membres que Lo­wri­der

Mon­tréal s’in­té­resse. Nous les sui­vons au rythme des concours, des ex­po­si­tions et de leurs ren­contres souvent ani­mées. Avis aux ama­teurs de voi­tures. Lun­di 21 h à Z

Éboueurs

Ur­gence san­té men­tale

Fin de mois

Lo­wri­der Mon­tréal

Les Princes à Calcutta

Les Croque-morts

Huissiers

Les pom­piers : la re­lève

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