LE MA­RA­THON, UNE BA­GA­TELLE?

Le Ma­ra­thon des Deux Rives est un en­traî­ne­ment pour Syl­vie Bois­vert

Le Journal de Quebec - - SPORTS - PIEL CÔ­TÉ Le Jour­nal de Qué­bec

Dur à croire pour une écra­sante ma­jo­ri­té de cou­reurs, mais le Ma­ra­thon des Deux Rives, tout comme le Ma­ra­thon de Mon­tréal, ne se­ra qu’un en­traî­ne­ment pour Syl­vie Bois­vert

En­core plus spec­ta­cu­laire, la jog­geuse, après son deuxième ma­ra­thon de l’au­tomne pré­vu le 23 sep­tembre, en­chaî­ne­ra avec l’ul­tra­ma­ra­thon Self-Trans­cen­dence d’Ot­ta­wa seule­ment six jours plus tard, alors qu’on re­com­mande nor­ma­le­ment des se­maines de re­pos après une trotte de 42,195 km.

Pour s’amu­ser

Cette course pla­ni­fiée se­ra cou­rue sur une pé­riode de 24 heures, où Bois­vert ten­te­ra de fra­cas­ser son re­cord ca­na­dien, avec une course de 185 km.

« Je fais les ma­ra­thons pour m’amu­ser. C’est un pré­texte pour l’ul­tra­ma­ra­thon de la fin sep­tembre », a lan­cé la femme, qui ne veut sur­tout pas pa­raître ar­ro­gante.

Les cou­reurs de fond sont ha­bi­tuel­le­ment mo­ti­vés par la soif de dé­pas­se­ment ou d’autres am­bi­tions per­son­nelles, mais pour Syl­vie Bois­vert, rien de tout ce­la ne s’ap­plique.

« Ma mo­ti­va­tion est de voir les gens qui cessent de se trou­ver des ex­cuses et qui par­ti­cipent, peu im­porte les rai­sons. C’est ça qui est mer­veilleux », a-t-elle dé­crit, ajou­tant qu’elle ap­pré­ciait tou­jours voir la tonne de sou­rires des jog­geurs.

« Les gens veulent tou­jours ad­mi­rer les meilleurs cou­reurs, sa­voir qui ter­mine pre­mier et les re­cords de ci et de ça. J’aime les gens qui courent et j’aime al­ler les voir lors­qu’ils fi­nissent leur course et même les ai­der à ter­mi­ner », a ren­ché­ri la mo­deste dame, qui voit le pe­lo­ton de course comme sa grande fa­mille.

Les bles­sures

Lorsque Le Jour­nal lui a de­man­dé si elle avait su­bi des bles­sures, la cou­reuse s’est fait as­sez claire. « Je suis tou­jours bles­sée, mais je ne veux pas trop en par­ler », a dit celle qui es­père pro­ba­ble­ment évi­ter le mau­vais sort s’abattre sur elle.

Pour ce faire, elle n’en­tend pas trop pous­ser. « Je ne ten­te­rai pas de cou­rir en 3 h 10, ce qui est mon meilleur temps en car­rière. Pro­ba­ble­ment plus 3 h 30 », a-t-elle pré­dit, sou­hai­tant du même souffle une vague de cha­leur.

« Je cours mieux dans la cha­leur. Alors, je sou­haite qu’il fasse 25 de­grés en ma­ti­née et 30 à mi­di » , a- t- elle dit en riant, sa­chant très bien qu’elle ne se fe­ra pas beau­coup de par­ti­sans avec ce sou­hait.

PHO­TO BE­NOIT GARIÉPY

√ Syl­vie Bois­vert n’en fi­nit plus de trot­ter, peu im­porte la dis­tance. Elle s’ap­prête tout d’abord à cou­rir le Ma­ra­thon des Deux Rives, de­main.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.