Le Journal de Quebec

Shoiry veut un projet-pilote pour la cuisine de rue

- STÉPHANIE MARTIN

L’opposition croit qu’il faut tenter l’aventure de la cuisine de rue à Québec et permettre les camions ambulants dans le cadre d’un projet-pilote, comme l’a fait Montréal.

«Nous, on pense qu’on devrait au moins faire un projet-pilote», estime Paul Shoiry.

«Il y a certains secteurs de la ville qui bénéficier­aient de la cuisine de rue. On le voit dans les grandes villes à travers le monde. Et pas besoin d’aller si loin que ça, on peut aller à Montréal ou à Ottawa.»

Le chef de l’opposition réagissait à la publicatio­n dans Le Journal d’un reportage dans lequel des villes et l’associatio­n des restaurate­urs de rue du Québec exposaient les avantages de la cuisine de rue.

«C’est un outil de développem­ent économique», a affirmé le président de l’associatio­n, Guy-vincent Melo, qui énumérait les avantages en termes de revitalisa­tion et de réappropri­ation des quartiers par les citoyens.

«ENGOUEMENT»

«Ça crée de l’engouement, acquiesce Paul Shoiry. Ça attire le monde, ça fait bouger les gens, c’est un pouvoir d’attraction et pour les touristes, c’est agréable aussi.»

Le chef de l’opposition à l’hôtel de ville croit qu’il faut y aller avec modération et dans le respect des restaurate­urs établis. «On ne dit pas qu’il doit y en avoir partout, mais il y a certains secteurs qui pourraient être mieux desservis.»

«PAS D’URGENCE»

Questionné à ce sujet, le maire Régis Labeaume a quant à lui esquissé un haussement d’épaules. «Il n’y a personne qui nous a fait de demandes à nous, à part des gens qui voulaient avoir des cuisines de rue. Il n’y a pas d’associatio­ns de restaurate­urs de Québec qui nous ont demandé d’avoir ça.»

Le maire a répété qu’il préférait attendre quelque temps avant de permettre ce type de commerces.

«C’est difficile pour les restaurate­urs. C’est par respect pour les restaurate­urs qui passent des temps difficiles, on le sait. Alors il n’y a pas d’urgence.»

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