Le Journal de Quebec

« Nous sommes sous le microscope À Québec »

La pression, notamment celle des médias sociaux, est forte sur les épaules d’adolescent­s

- Mario Morissette

Des joueurs étoiles des remparts sont maintes fois passés de héros à zéro en l’espace d’une couple de parties cet hiver.

La pression de performer durant cette année de grâce de la Memorial a été ressentie pendant des mois. Elle a culminé durant un long épisode en montagnes russes amorcé à la mi-janvier.

Des huées ont même résonné à travers le Colisée Pepsi et il aura fallu une victoire au 2e match de la ronde préliminai­re pour faire tourner le vent.

«Les attentes étaient élevées, mais certaines critiques furent injustifié­es pour des jeunes de 16 à 20 ans. Je trouve ça difficile. Je ne blâme pas les médias de Québec. Par contre, sur les réseaux sociaux...», a déploré Philippe Boucher.

À Coeur JOIE

Sur les réseaux sociaux où les travaux de démolition s’effectuent sans demander de permis, où la calomnie et l’injure font parfois la loi, les blessures ne sont pas toujours considérée­s pour expliquer les contre-performanc­es. Pas de place pour la nuance avec 140 caractères.

Par exemple, tous ceux qui ont varlopé le petit Russe Vladimir Tkachev cet hiver prendront note qu’il a joué, depuis son transfert de Moncton à Québec, malgré une fracture à une côte et les spasmes musculaire­s associés au moindre choc ou faux mouvement. Bandé du cou à la hanche pour affronter les colosses qui cherchaien­t à lui arracher la tête!

«Nous sommes sous le microscope à Québec. Y’a des choses positives et négatives qui viennent avec ce phénomène. Pour ceux qui suivent l’équipe sur une base régulière, je crois que les blessures étaient assez évidentes», a ajouté l’ancien défenseur de la LNH.

LUI-MÊME LA CIBLE!

Boucher a lui-même été la cible de commentair­es peu élogieux durant la tourmente. Un coach avec «les mains dans les poches», entendait-on régulièrem­ent. Son manque apparent d’émotions a été reproché au successeur de Patrick Roy.

Boucher s’est-il retrouvé avec une tâche trop considérab­le en cette saison mémorable? «J’ai fait mon possible dans les deux fonctions. Je n’ai pas été souvent à la maison surtout que j’aime me déplacer à l’extérieur de la région de Québec pour voir d’autres matchs de hockey.

«Nicole (Bouchard) fait beaucoup de travail (administra­tif ) et je suis bien entouré par les Jean Gagnon, Christian Vermette, etc. Avec tout le staff dont nous disposons, les Remparts, c’est une organisati­on comparable à celle d’une équipe de la LNH. Cela m’est donc possible de faire les deux jobs.»

Boucher a néanmoins entretenu le suspens sur son retour derrière le banc à l’automne. «Je me suis promis une réflexion familiale à la fin de la saison, mais j’aime mon travail de coach.»

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